Le blog du PS de Saint-Mandé

27 septembre 2009

La votation à Saint-Mandé

Filed under: PS Saint-Mandé,Saint-Mandé,Services publics — PS-Saint-mande @ 13:48

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Comme nous l’annoncions dans un billet précédent, les militants socialistes de Saint-Mandé seront au rendez-vous de la grande votation organisée dans tout le pays pour dénoncer le processus de privatisation rampante de la Poste amorcé par le gouvernement. En 2004, Nicolas Sarkozy, ministre de l’économie, promettait solennellement: « Il n’y aura pas de privatisation de GDF ». Aujourd’hui, l’Etat ne possède que 35 % du capital de GDF-Suez. En matière de défense des services publics, la parole du président de la République n’engage donc que ceux qui ont la naïveté de la croire. A l’heure où le gouvernement, sous un prétexte erroné d’harmonisation européenne, s’apprête à transformer la Poste en une société anonyme, nous appelons tous les Saint-Mandéens qui souhaitent s’opposer à cette dérive à venir voter, samedi 3 octobre, de 10h à 18h, à l’angle de l’avenue du général de Gaulle et de l’avenue Victor Hugo!

22 septembre 2009

La Poste : mobilisation et grève nationale contre le changement de statut

Filed under: Services publics — PS-Saint-mande @ 8:12

Le Parti socialiste soutient l’appel national à la grève lancé pour le 22 septembre par l’ensemble des organisations syndicales contre le changement de statut et l’ouverture du capital de La Poste. Le conseil des ministres du 27 juillet a entériné un projet de loi qui n’a d’autre objectif que de préparer la privatisation. Les décisions européennes n’exigent en rien ce changement de statut, malgré les affirmations du gouvernement.
Cette privatisation qui ne dit pas son nom fait craindre une altération du service pour les usagers et des réductions d’effectifs. Cela s’inscrira dans la continuité de la politique suivie actuellement, avec 7 400 suppressions depuis le début de l’année et la disparition de nombreux bureaux de poste (3 par jour). Cela fait craindre également une dégradation des conditions de travail, à l’image de ce qui a pu se passer chez France Telecom après la privatisation.
Le Parti socialiste souhaite une poste performante et moderne, capable de répondre aux besoins de la population sur tout le territoire de façon égalitaire. L’État doit prendre ses responsabilités et non casser ce symbole du service public auquel tiennent les Français.
Outre cette manifestation du 22 septembre, le Parti socialiste rappelle son engagement auprès des forces de progrès pour la consultation qui se déroulera du 28 septembre au 3 octobre. Il appelle à la mobilisation citoyenne. Il est encore possible de faire reculer le gouvernement et de le contraindre à abandonner ce projet qui va à l’encontre de l’intérêt de l’entreprise et des Français.

Communiqué de Razzy Hammadi, secrétaire national au service public, le 21 septembre 2009

***

NB: à Paris, la manifestation partira aujourd’hui à 13h30 du siège de La Poste (44, bd de Vaugirard – Paris 15ème – métro Montparnasse), avant d’emprunter la rue de Rennes puis de se diriger vers le Sénat.

11 septembre 2009

Grande mobilisation pour la sauvegarde de la Poste

Filed under: PS Saint-Mandé,Saint-Mandé,Services publics — PS-Saint-mande @ 16:39

Il y a plus d’un an, un collectif national de mobilisation contre la privatisation de la Poste était créé. Ce collectif regroupe l’ensemble des partis de gauche, les syndicats ainsi que les associations d’usagers. L’une des premières initiatives du collectif a été de demander un référendum sur l’avenir de la Poste. Face au passage en force du gouvernement, qui par ailleurs n’a toujours pas officialisé la procédure de convocation du référendum d’initiative populaire, il a été décidé d’organiser des votations citoyennes afin d’interpeler l’opinion. Celles-ci ne relèvent pas de procédures officielles mais sont, dans leur dimension symbolique, une puissante forme de mobilisation militante et citoyenne. Le projet de loi sur l’avenir de La Poste étant débattu courant octobre à l’Assemblée, l’objectif est d’atteindre plusieurs centaines de milliers de votants lors des votations qui se dérouleront du 28 septembre au 3 octobre 2009 dans toute la France.
Fortement impliqué dans ce mouvement qu’il relaie massivement, le Parti socialiste a mis en place un site Internet spécialement dédié, qui permet notamment la signature de la pétition en ligne.
Le Parti socialiste de Saint-Mandé, très mobilisé sur la question de la Poste, communiquera prochainement sur ce site les modalités pratiques de la votation qu’il organisera dans notre commune.

9 juillet 2009

La région présente son plan de mobilisation sur les transports

Filed under: Logement - Ville,Régionales 2010,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 21:33

Voté le 19 juin par 178 conseillers régionaux sur 209 élus composant l’assemblée, le plan de mobilisation sur les transports concrétise le travail mené avec la ville de Paris, les départements d’Ile de France, le STIF et l’Etat. Ce plan, le plus ambitieux depuis la création du RER dans les années 1970, s’attaque à des projets à la fois à court et à moyen terme. Il fait aussi émerger la nécessité d’investir dans deux grands projets structurants.

La mise en oeuvre du plan va permettre :

-de répondre aux principales urgences qui concernent le réseau de transport francilien : modernisation des RER C et D, renouvellement du matériel roulant du RER A, désaturation de la ligne 13, large accessibilité du réseau pour les personnes à mobilité réduite.

-d’accélérer les projets en cours de façon à ce que l’ensemble des opérations puissent être engagées rapidement. Le tram-train Massy-Evry, le prolongement du tramway T1 à Val-de-Fontenay, la seconde phase de réalisation de la tangentielle nord sont quelques-uns des projets, inscrits au contrat de projets Etat-région 2007-2013, actuellement en phase d’étude. Le plan de mobilisation proposé par la région prévoit de mettre en oeuvre tous les projets prévus au contrat de projets 2007-2013 afin de permettre leur mise en service avant 2020.

-d’engager la réalisation de deux grands projets : le prolongement du RER E Eole à l’ouest et la rocade en métro automatique Arc Express. Pour réaliser ce métro qui permettrait de se déplacer de banlieue à banlieue sans passer par Paris, 6 milliards d’euros seront nécessaires.

Les besoins de financement sont estimés à 18,95 milliards d’euros selon les conditions économiques de 2008, dont :

– 3,3 milliards au titre du matériel roulant

– 2 milliards au titre de l’accessibilité des réseaux pour les personnes à mobilité réduite

– 2 milliards pour la modernisation des RER C et D et la désaturation de la ligne 13

– 6,4 milliards pour l’accélération des projets

– 5,250 milliards pour l’engagement d’Eole à l’Ouest et d’Arc Express

La région, les départements et le Stif sont prêts à financer 67 % des investissements, soit 12 milliards d’euros. Des ressources nouvelles (augmentation du versement de transport, redevance pour création de bureaux…) seront néanmoins nécessaires pour réunir 4,5 milliards d’euros. Le plan prévoit une participation de l’Etat à hauteur de 5,8 milliards. Ce plan a été présenté, à l’issue du vote, à ses partenaires, les cinq présidents de conseil général d’Ile-de-France, le maire de Paris, les représentants du Stif ainsi que les dirigeants de la SNCF, de la RATP, de RFF et des réseaux de bus Optile.

30 juin 2009

Merci M. Delanoë!

Filed under: Logement - Ville,Saint-Mandé,Services publics — PS-Saint-mande @ 22:37

La mise en service des stations vélib’ à Saint-Mandé mérite que nous tirions ici un grand coup de chapeau au maire de Paris et à sa majorité municipale, qui ont su faire de ce pari risqué, lancé en 2007, un succès de première importance. L’engouement populaire pour ce nouveau moyen de transport a été massif et immédiat, au point de bien vite balayer le scepticisme de certaines municipalités de la petite couronne lorsqu’est venu le moment de son extension au-delà du périphérique. En venant fluidifier les déplacements de proximité, les cinq bornes installées à Saint-Mandé devraient pour leur part contribuer efficacement au désenclavement d’un territoire par ailleurs assez mal desservi. Cette réalisation démontre au passage qu’il est plus que jamais nécessaire de raisonner à l’échelle de l’agglomération, en dépassant les limites souvent peu pertinentes de tel ou tel petit fief communal. Merci donc au volontarisme politique de la gauche parisienne, sans laquelle jamais les Saint-Mandéens n’auraient eu accès à un système performant de vélos en libre service!

26 juin 2009

Bilan de l’examen au Sénat du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires

Filed under: Santé - Famille,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 19:23

La lettre de Serge Lagauche, sénateur PS du Val-de-Marne (n° 21, juin 2009)

Le Sénat vient d’achever la discussion du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) qui a donné lieu à une surenchère d’amendements, y compris de la part du gouvernement. L’examen en séance publique de ce texte figure au palmarès des plus longs débats sénatoriaux : 15 jours de séance publique, comme à l’Assemblée nationale, soit 106 heures, pour discuter 1168 amendements et en adopter 240, dont 117 du gouvernement. Reste maintenant à en tirer le bilan, ce qui n’est pas si facile tant le débat fut parfois confus, du fait notamment de l’examen en urgence des amendements déposés par le gouvernement, parfois à la dernière minute.

H comme « hôpital »
Cette énième réforme de la gouvernance, qui consacre l’avènement, en bonne logique « sarkozyenne », de l' »hôpital entreprise » autour d’un « patron » appelé avant tout à être un bon gestionnaire financier, n’était pas celle qui était attendue par les professionnels concernés. D’ailleurs, ils l’ont dit haut et fort. Même si le travail du Sénat a permis un certain rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’hôpital, la rupture est consommée. Que ce soit pour l’université ou pour l’hôpital, la logique est la même : autorité dans une même main, démantèlement des instances collégiales des professionnels et réduction de leur rôle à la portion congrue. Le gouvernement se défie de la représentation professionnelle et même des élus locaux… et plus généralement de toute expression de l’indépendance et d’un éventuel contre-pouvoir.
Le débat s’est focalisé sur la gouvernance, alors que les véritables problèmes de l’hôpital sont ailleurs. Pour nous, l’application de la tarification à l’activité doit être revue, la convergence tarifaire avec les établissements privés doit être annulée et les missions de service public, comme la prise en charge de tous les patients et de toutes les pathologies, sans exclusive, doivent être financièrement reconnues. Or toutes nos propositions en ce sens ont été refusées.
Car le gouvernement a une vision du service public hospitalier fallacieuse qui tourne à l’obsession : il est constamment appréhendé sous l’angle de la machine à gâchis qu’il faut à tout prix comprimer dans un étau. Pour nous, les dysfonctionnements de l’hôpital sont aussi et peut-être même surtout d’ordre financier. Pour lui ils ne sont que d’ordre organisationnel. D’où l’abandon de la notion de service public hospitalier pour la logique de missions de service public rendues par n’importe quelle structure hospitalière. Après avoir organisé la sous-densité en structures hospitalières publiques par les fermetures de lit et des hôpitaux de proximité, le gouvernement demande aux établissements privés de pallier à ce déficit, sans priorité d’attribution entre privé commercial et privé à but non lucratif.

P comme « patients »
Autant le gouvernement a été offensif sur la gouvernance hospitalière, autant ses mesures sont en retrait et bien en deçà des besoins que ce soit sur la continuité des soins ambulatoires, ou sur le refus de soins, alors même que c’est la question de l’égal accès à des soins de qualité sur tout le territoire national qui constitue la préoccupation majeure de nos concitoyens. Ainsi après passage au Sénat, il ne reste que des demi-mesures en matière d’accès aux soins et de lutte contre les refus de soins. Par exemple, le « testing » pour prouver le refus de soins (c’est-à-dire recourir à des tests aléatoires pour démontrer l’existence d’un refus discriminatoire de la part de médecins), pourtant voté à l’Assemblée a été écarté par la majorité et le gouvernement. Et encore, c’est bien aux groupes de gauche que Mme Bachelot doit d’avoir sauvé l’essentiel ! Je pense au caractère obligatoire du contrat santé solidarité qui instaure, à partir de 2013, une aide des médecins des zones sur-denses dans les zones médicalement déficitaires, et dont la majorité sénatoriale ne voulait pas.
Il aurait en effet plutôt fallu dire M comme « médecins », car on trouve bien plus de dispositions relatives aux professions de santé diverses et variées que de dispositions favorables aux intérêts des patients. Après le passage du texte au Sénat, les patients ne sont pas du tout à la fête, face au refus de Mme Bachelot de s’attaquer à la question des dépassements d’honoraires.
Concernant la démographie médicale : devant l’insuffisante efficacité des seules incitations financières, il est aujourd’hui nécessaire d’aller plus loin. L’augmentation du numerus clausus, fût-il régional, sans mesures d’accompagnement, ne fera qu’aggraver la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Aucune solution en particulier pour les zones très urbanisées et « difficiles » n’est proposée afin de garantir une bonne répartition de l’offre de soins. C’est sur ce point que j’ai insisté auprès de Mme Bachelot en séance, en citant l’exemple des services d’aide médicale initiale (SAMI) créés dans notre département, avec le concours de l’Ordre des médecins du Val-de-Marne, de la caisse primaire d’assurance maladie et des collectivités locales, afin d’assurer les soins de médecine générale le soir, les week-ends et les jours fériés et désengorger les urgences des hôpitaux. Des solutions ont été mises en place localement, c’était au gouvernement de créer le cadre et l’impulsion pour les généraliser, il ne l’a pas fait.

S comme « santé »
Dès le départ, dans ce texte, la prévention et la santé publique étaient réduites à la portion congrue. Nous avons tous tenté d’étoffer un peu ces dispositions, parfois avec le soutien de la ministre, mais au final, il n’y a aucune cohérence du texte dans ce domaine. On n’y trouve qu’une ribambelle de dispositions diverses et variées. Certaines ont peut-être un intérêt (concernant la lutte contre le plomb, le tabac ou la possibilité d’acheter des fruits et légumes avec des tickets restaurants), mais, en tout état de cause, l’ensemble ne permet pas d’élaborer une politique de santé publique digne de ce nom.

Enfin, T comme « territoires »
La création des agences régionales de santé (ARS), chargées de mettre en oeuvre à l’échelon régional les objectifs de la politique nationale de santé, est sûrement la plus grande innovation de ce projet de loi. Au départ, c’était même une idée qui faisait consensus. Mais le problème, c’est que le gouvernement a fait de ces ARS des superstructures technocratiques qui consacrent l’avènement de véritables préfets sanitaires. En effet, un pouvoir sans partage est accordé aux directeurs d’ARS, en même temps qu’est renforcée la chaîne de responsabilité exécutive contrôlée par l’État et que sont affaiblis ou isolés les intérêts locaux et les acteurs territoriaux. Au final, nous sommes inquiets et nous nous demandons comment tout cela tiendra la route. Les ARS seront submergées par leurs tâches administratives et gestionnaires et elles s’inscrivent dans une logique d’étatisation, qui n’est assurément pas la meilleure façon de prendre en compte les réalités sanitaires locales.
La création des communautés hospitalières de territoire, les CHT, afin de favoriser le développement de complémentarités et les rapprochements entre hôpitaux publics autour de projets pertinents, constitue à nos yeux un point positif dans la mesure où le dispositif a été amendé par la commission des affaires sociales, qui lui a donné la souplesse nécessaire, pour en faire une coopération contractuelle sur la base du volontariat et définie par une convention.
Pour conclure, on est loin de l’ambition initiale affichée par Mme Bachelot de moderniser l’ensemble du système de santé. On en est loin parce que, en fait, ce texte ne répond pas aux défis majeurs auxquels est soumis notre système de santé : là où s’imposait une réforme globale, accompagnée d’investissements structurels majeurs, le gouvernement propose une vision cloisonnée et étriquée de notre système. Pour l’hôpital, comme pour la médecine de ville, la majorité gouvernementale est passée à côté d’une formidable occasion.

Cerise sur le gâteau
A l’issue de la commission mixte paritaire (réunion de 7 députés et 7 sénateurs chargés de trouver un accord sur les dispositions restant en discussion), le rééquilibrage du Sénat sur la gouvernance a été écorné : le directeur aura le dernier mot sur la nomination des chefs de pôles de l’hôpital et le président du conseil de surveillance de l’hôpital ne sera pas forcément un élu mais choisi parmi les personnes qualifiées membres de cette commission.
Quant aux dépassements d’honoraires : inscrire dans la loi que faute d’accord entre les partenaires sociaux au 15 octobre (échéance de la présentation de loi de financement de la sécurité sociale) le gouvernement pourra prendre un arrêté pour limiter les dépassements d’honoraires, constitue une mesure toute symbolique. C’était déjà possible sans cette disposition, qui est bien en deçà de nos propositions très volontaristes en la matière (comme l’obligation pour les cabinets médicaux installés en zones franches urbaines et ayant bénéficié d’allègements de charges pour cela de rester conventionnés pendant au moins 5 ans après la fin des exonérations).
Pour toutes ces raisons, les parlementaires socialistes ont d’ores et déjà annoncé un recours devant le Conseil constitutionnel contre ce projet de loi.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif du Sénat sur : http://intranet.senat.fr/dossierleg/pjl08-290.html
Pour toute question : s.lagauche@senat.fr

25 mai 2009

Pour la défense de l’hôpital public

Filed under: Santé - Famille,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 14:04

La fédération du Parti socialiste du Val-de-Marne exprime son entier soutien à tous les personnels de la fonction publique hospitalière, aux conseils d’administration d’hôpitaux locaux ou généraux et aux organisations syndicales qui manifestent leurs inquiétudes pour l’avenir de l’hôpital public. C’est en particulier le cas à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, où des personnels appellent mardi 26 mai à se mobiliser pour attirer notamment l’attention des Val-de-Marnais sur les menaces que fait peser la nouvelle législation sur l’avenir de l’emploi public. Au moment où, après l’Assemblée nationale, le projet de loi «Hôpital, patients, santé et territoires» est examiné au Sénat, le malaise s’accroît dans le secteur de la santé et la contestation s’amplifie à l’hôpital public. Les Français sont inquiets face aux dérives de notre système de santé, remis en cause par l’extension des déserts médicaux, l’explosion des dépassements d’honoraires et l’accroissement des pressions imposées à l’hôpital.
L’avenir de notre système de solidarité sociale, mis à mal depuis 2004 par la multiplication des déremboursements et des franchises médicales, est en jeu. Le vote en l’état de cette loi acterait la soumission de l’hôpital public à une logique exclusivement financière et sa transformation en «hôpital entreprise». La confusion la plus grande, caractérise la situation législative actuelle : la loi présentée au Sénat n’offre aucune perspective lisible pour l’avenir de l’hôpital et de l’organisation de notre système de soins. La confusion est tout aussi grande pour les établissements qui doivent voter leurs budgets sans connaître les dotations précises qui leur sont affectées. Depuis 10 ans, l’hôpital public s’est engagé dans un effort de rationalisation et d’assainissement budgétaire important. La cure d’austérité supplémentaire que veut lui imposer le gouvernement se traduirait par environ 20 000 pertes d’emploi. Alors que l’hôpital public est seul à assumer les patients en situation de précarité, la prise en charge des pathologies les plus lourdes, l’enseignement et la formation de tous les médecins, ses missions de service public font l’objet d’une compensation financière insuffisante. La revalorisation annoncée, qui ne répondrait que partiellement aux charges effectivement assumées, n’est toujours pas intervenue.
Dans ces conditions, la fédération du Parti socialiste du Val-de-Marne dénonce le vide de la loi «Hôpital, patients, santé et territoires» qui aggrave la situation de l’hôpital public en le soumettant à une logique purement financière, et ne répond pas aux défis de santé publique des déserts médicaux, de l’égalité d’accès aux soins et de l’organisation territoriale du système de soins. Aux côtés des personnels de santé, nous demandons que la place primordiale de la communauté soignante au sein de l’hôpital public soit réaffirmée, et nous appelons à l’élaboration dans les meilleurs délais d’une politique hospitalière volontariste et ambitieuse, qui prenne véritablement en compte l’ensemble des missions hospitalières et l’ensemble des hôpitaux. La fédération PS du Val-de-Marne refuse enfin les budgets d’austérité qui compromettent la qualité des soins, notamment à travers les réductions d’effectifs, et demande instamment l’abandon définitif des contraintes financières inéquitables imposées par la convergence tarifaire entre le secteur public et le secteur privé.

Communiqué de la fédération PS du Val-de-Marne, le 25 mai 2009

18 mai 2009

Les services publics : notre bouclier social

Filed under: Européennes 2009,Services publics — PS-Saint-mande @ 22:36

Le Parti socialiste organise mercredi 20 mai une grande journée de mobilisation consacrée à la défense des services publics.

Autant sur le plan national que sur le plan européen, la droite a mené une politique idéologique de destruction volontaire des services publics par leur mise en concurrence extrême, et ce au mépris de la justice sociale. Face à cette politique, nous souhaitons réaffirmer notre attachement au pacte social dans le cadre européen. L’Europe de demain ne passera que par un renforcement de la cohésion sociale entre les citoyens européens.

Mercredi soir sera organisée une réunion publique à Paris en présence d’Harlem Désir, tête de liste de la région Ile-de-France, et de Laurent Fabius, député de Seine-Maritime. La réunion aura lieu de 19h à 22h à la Bellevilloise (19-21 rue Boyer, Paris 20e, métro Gambetta ou Ménilmontant) sous forme de deux tables rondes avec des intervenants syndicaux et politiques.

Suivez l’événement en direct sur Changerleurope.fr

Téléchargez le tract « Notre bouclier social »

Téléchargez l’invitation de la réunion à la Bellevilloise

4 mars 2009

Manifestation samedi 7 mars 2009 pour défendre les droits des femmes

Filed under: Libertés publiques - Justice - Egalité,Services publics — PS-Saint-mande @ 17:46

Le gouvernement de Sarkozy attaque sans relâche nos droits et nos libertés. Les femmes sont les premières victimes de ces régressions !
Le 8 mars, les socialistes manifesteront, dans toute l’Europe, aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Planning Familial : Le désengagement de l’Etat n’est pas acceptable ! 1/3 des plannings familiaux sont menacés. Le Parti Socialiste soutient leur lutte légitime et rappelle que l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous est une responsabilité nationale (l’art. 1 de la Loi 73-639 du 11/07/73). Il appelle chacunE à se mobiliser et à signer la pétition initiée par le Planning Familial.
Congé parental : Sarkozy pense que c’est un « immense gâchis pour les femmes », qu’il faudrait diminuer le congé parental ! Pour les socialistes, dans parental il y a parents. Un véritable congé, partagé entre hommes et femmes, cela existe ailleurs, c’est ce que nous voulons en France ! Quant au congé maternité, il doit être maintenu!
Salaires : En France, les femmes représentent 83% des temps partiels, 80% des employéEs payéEs en dessous du SMIC. Parce que, souvent, elles ont arrêté de travailler pour s’occuper de leur foyer, elles touchent des retraites de misère. Dans leur plan de relance, les socialistes proposent une revalorisation du SMIC et une revalorisation des retraites.
Services publics : Avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP) le gouvernement s’attaque à l’ensemble des services publics. Dans ce cadre, le Service des droits des femmes et de l’égalité (SDFE) est supprimé. Le Parti Socialiste dénonce cette disparition. Pas de ministère aux droits des femmes, plus de service droits des femmes égalité : et demain ?
C’est pourquoi le Parti socialiste appelle chacune et chacun à rejoindre la

Manifestation Unitaire du 7 mars 2009 à 14h
Angle rue Vivienne/rue du 4 septembre, Paris (2e) (M° Bourse)

« Le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes se  » célèbre  » dans la rue. En cette année 2009, dans une période où les inégalités, accentuées par la crise financière et par la politique menée par le gouvernement, se creusent et touchent tout particulièrement les femmes, nous serons encore au rendez-vous, dans la rue, pour défendre les droits des femmes » (Appel unitaire pour le 8 mars 2009).

10 février 2009

Crise dans les universités

Filed under: Education,Services publics — PS-Saint-mande @ 19:02

La crise s´installe durablement dans les universités. Le Parti socialiste avait pourtant prévenu le gouvernement que la réforme du statut des enseignants-chercheurs était en train de prendre une dimension très préoccupante dans un contexte injustifiable de suppression de postes.

La réforme de la formation des enseignants est également rejetée faute de concertation et de négociation préalables. De surcroît, la réforme des organismes publics de recherche vise au démantèlement du CNRS et au-delà à l’affaiblissement de la recherche fondamentale pluridisciplinaire.

Le Parti socialiste soutient la mobilisation des étudiants et des personnels de la recherche et des universités. Il donne rendez -vous à tous ceux qui sont attachés à une recherche et à un enseignement supérieur de qualité, lors des manifestations du mardi 10 février.

Il rappelle qu’il est favorable à un moratoire des réformes engagées, au gel des suppressions d’emplois et à une réorientation du budget 2009.

Il est plus que temps pour le gouvernement de changer de cap.

Le Parti socialiste soutient la demande formulée par les députés Marietta Karamanli et Jean-Yves Le Déaut de constitution d’une mission parlementaire qui, associée à une suspension des réformes et au rétablissement des emplois scientifiques supprimés, doit permettre de restaurer la sérénité dans les universités et organismes de recherche.

Communiqué du Secrétariat national

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