Le blog du PS de Saint-Mandé

22 janvier 2013

Tarification de la restauration scolaire : entêtement à Saint-Mandé ?

Filed under: PS Saint-Mandé,Santé - Famille — PS-Saint-mande @ 16:29

C’est fait à Vincennes depuis longtemps. C’est fait à Levallois et même à Neuilly/Seine, pourtant peu suspectes de penchant collectiviste! Comme dans la majorité des villes, la tarification de la restauration scolaire y est calculée sur la base du quotient familial, un système transparent prenant en compte les données particulières de chaque famille.
A Saint-Mandé, on résiste : « ce n’est pas possible, c’est trop compliqué », nous dit on à la mairie. On se demande pourquoi ce qui n’est pas compliqué à Neuilly le serait à Saint-Mandé !
D’ailleurs, nous explique t’on, il existe un tarif réduit, même deux, pour les « familles qui ont des difficultés financières ». Il leur faut constituer un dossier pour solliciter la générosité des élus. L’expérience prouve qu’il faut vraiment être nécessiteux pour obtenir gain de cause : un jeune couple de Saint-Mandéens au chômage avec deux enfants disposant d’environ 1900 euros par mois, avec les charges qui lui incombent, s’est ainsi vu imposer le prix standard, le tarif réduit lui ayant été refusé. Un barème basé sur le quotient familial lui aurait donner un peu de latitude…

Monsieur le Maire, il est temps pour Saint-Mandé de mettre en œuvre une tarification indexée sur le quotient familial, qui a fait ses preuves partout et qui seule est gage d’équité et d’esprit républicain.

Antoine MORIN

26 août 2011

Travaux en cours

Filed under: Régionales 2010,Saint-Mandé,Santé - Famille,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 10:54

D’une durée totale de 15 mois, les travaux de réhabilitation de l’Institut médico-éducatif du Val-mandé, situé rue de la 1ère DFL, sont actuellement en cours. Rappelons que ces travaux d’un montant de 4 992 000 €, dont la perspective avait fait l’objet d’une visite de la part de Jean-Paul Huchon pendant la campagne des dernières élections régionales, sont financés à hauteur de 749 000 € par la région Ile-de-France et de 366 000 € par le département du Val-de-Marne (CNR DDASS 94), le reste de l’enveloppe provenant de l’Institut lui-même (3 242 000 €) et de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (633 000 €). L’IME a une capacité d’accueil de 45 enfants et disposera d’un internat de 8 places.

18 février 2011

Non à la fermeture de la chirurgie cardiaque au CHU Henri-Mondor de Créteil

Filed under: Santé - Famille,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 15:54

Cette fermeture serait dramatique en termes de santé publique et porterait un coup fatal à l’équilibre et aux projets de développement, non seulement du pôle cardiaque, mais de l’ensemble du pôle hospitalo‐universitaire dans ses activités de soins, de formation et de recherche. La chirurgie cardiaque à Mondor, c’est :
-L’unique service de chirurgie cardiaque de tout l’Est francilien.
-Un service de pointe à la renommée internationale, mais aussi un service de proximité qui assure les urgences 24 h sur 24 pour un bassin de population de 1 800 000 habitants, seul à même de garantir l’accès aux soins dans les temps requis quand le pronostic vital est engagé, comme en cas d’accidents cardiaques ou cardiovasculaires.
-Un service rentable et bénéficiaire (+ 3,6 millions) qui représente plus de 20 % des recettes du CHU et contribue à son équilibre financier.
Aussi, les socialistes du Val‐de‐Marne dénoncent :
-Le démantèlement d’un service d’excellence dont la disparition aura des conséquences graves sur la chaîne de soins toute entière.
-La fragilisation délibérée du CHU et la mise en péril de ses fonctions universitaires et de recherche.
-Une décision irresponsable en termes de santé publique pour l’ensemble des populations du Val-de-Marne et de Seine-et-Marne, incohérente au regard de l’idée et de la vision du Grand Paris, qui aggrave le déséquilibre de l’offre de soins entre Paris et la banlieue.
-Une méthode autoritaire, brutale et moralement inacceptable : campagnes de déstabilisation, absence totale d’évaluation et de concertation, refus du dialogue, décision prise dans la précipitation et la plus totale opacité, en amont de l’installation d’une conférence de territoire qui apparaît d’ores et déjà comme un simulacre de démocratie.
Contre une décision absurde, prise sans aucune concertation et contraire à toute logique médicale, économique et humaine, la communauté médicale et scientifique du CHU, soutenue par l’université et les élus du territoire, s’efforce depuis des mois de faire entendre la voix de la raison et de l’intérêt collectif.
LA MOBILISATION DOIT SE POURSUIVRE
La fédération du Parti socialiste du Val‐de‐Marne et la fédération des élus socialistes et républicains du Val‐de‐Marne appellent tous leurs militants à se mobiliser pour le nouveau rassemblement mardi 22 février à 10h devant Mondor, puis dépôt de la pétition en préfecture à 12h.

Communiqué de presse de la fédération PS du Val-de-Marne, le 17 février 2011

8 janvier 2010

Les nanotechnologies sont-elles solubles dans la démocratie ?

La commission université des savoirs de la fédération PS du Val-de-Marne organise, mardi 19 janvier 2010 à partir de 20h30 à Créteil, une réunion-débat sur les nanotechnologies, en présence de Claude Saunier, ancien sénateur des Côtes d’Armor, auteur d’un rapport consacré aux nouvelles technologies, ancien vice-président de l’office parlementaire des choix scientifiques et technologiques. La séance proposera notamment la projection du film de Julien Collin, « Le silence des nanos ».
Depuis quinze ans se prépare une révolution scientifique dont les produits vont bientôt apparaître dans l’ensemble des secteurs d’activité de notre société. Elle repose sur la conquête de l’infiniment petit. La démarche fondamentale est basée sur la manipulation de la matière atome par atome, et a pour perspective de faire franchir un cap essentiel dans le développement du potentiel humain. La révolution des nanotechnologies ouvre des perspectives pour la solution des grands problèmes actuels (climat, alimentation, médecine etc.), mais pose aussi des questions éthiques. Une méthode s’impose : le partage des informations par le plus grand nombre et le débat démocratique sans à priori, mais avec la plus grande vigilance.

6 juillet 2009

Vers un renforcement du contrôle des ondes à Paris

Filed under: Environnement - Agriculture,Santé - Famille — PS-Saint-mande @ 14:15

Mis en place en mars dernier par la Ville de Paris suite à une première décision de juin 2008, le jury de citoyens « Ondes, santé, société » a rendu ses dix recommandations le 18 juin 2009. Il préconise en autres des lieux publics privilégiant la transmission filaire et modérant les ondes Wi-Fi, le non-dépassement d’un seuil de 0,6 v/m, une mutualisation accrue des réseaux, une vaste campagne d’information et la reconnaissance de « l’électro-hypersensibilité ».  Le jury préconise par ailleurs la création d’une entité de contrôle et de suivi des ondes, du type Air Parif. Chargée de réaliser des mesures en continu, de fournir aux particuliers des instruments de mesure portatifs, de publier les relevés obtenus ainsi que la carte des implantations d’antennes, cette autorité, outre constater les infractions et saisir les services juridiques compétents, pourrait également constituer une cartographie servant de cadastre électromagnétique consultable en ligne.

26 juin 2009

Bilan de l’examen au Sénat du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires

Filed under: Santé - Famille,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 19:23

La lettre de Serge Lagauche, sénateur PS du Val-de-Marne (n° 21, juin 2009)

Le Sénat vient d’achever la discussion du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST) qui a donné lieu à une surenchère d’amendements, y compris de la part du gouvernement. L’examen en séance publique de ce texte figure au palmarès des plus longs débats sénatoriaux : 15 jours de séance publique, comme à l’Assemblée nationale, soit 106 heures, pour discuter 1168 amendements et en adopter 240, dont 117 du gouvernement. Reste maintenant à en tirer le bilan, ce qui n’est pas si facile tant le débat fut parfois confus, du fait notamment de l’examen en urgence des amendements déposés par le gouvernement, parfois à la dernière minute.

H comme « hôpital »
Cette énième réforme de la gouvernance, qui consacre l’avènement, en bonne logique « sarkozyenne », de l' »hôpital entreprise » autour d’un « patron » appelé avant tout à être un bon gestionnaire financier, n’était pas celle qui était attendue par les professionnels concernés. D’ailleurs, ils l’ont dit haut et fort. Même si le travail du Sénat a permis un certain rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’hôpital, la rupture est consommée. Que ce soit pour l’université ou pour l’hôpital, la logique est la même : autorité dans une même main, démantèlement des instances collégiales des professionnels et réduction de leur rôle à la portion congrue. Le gouvernement se défie de la représentation professionnelle et même des élus locaux… et plus généralement de toute expression de l’indépendance et d’un éventuel contre-pouvoir.
Le débat s’est focalisé sur la gouvernance, alors que les véritables problèmes de l’hôpital sont ailleurs. Pour nous, l’application de la tarification à l’activité doit être revue, la convergence tarifaire avec les établissements privés doit être annulée et les missions de service public, comme la prise en charge de tous les patients et de toutes les pathologies, sans exclusive, doivent être financièrement reconnues. Or toutes nos propositions en ce sens ont été refusées.
Car le gouvernement a une vision du service public hospitalier fallacieuse qui tourne à l’obsession : il est constamment appréhendé sous l’angle de la machine à gâchis qu’il faut à tout prix comprimer dans un étau. Pour nous, les dysfonctionnements de l’hôpital sont aussi et peut-être même surtout d’ordre financier. Pour lui ils ne sont que d’ordre organisationnel. D’où l’abandon de la notion de service public hospitalier pour la logique de missions de service public rendues par n’importe quelle structure hospitalière. Après avoir organisé la sous-densité en structures hospitalières publiques par les fermetures de lit et des hôpitaux de proximité, le gouvernement demande aux établissements privés de pallier à ce déficit, sans priorité d’attribution entre privé commercial et privé à but non lucratif.

P comme « patients »
Autant le gouvernement a été offensif sur la gouvernance hospitalière, autant ses mesures sont en retrait et bien en deçà des besoins que ce soit sur la continuité des soins ambulatoires, ou sur le refus de soins, alors même que c’est la question de l’égal accès à des soins de qualité sur tout le territoire national qui constitue la préoccupation majeure de nos concitoyens. Ainsi après passage au Sénat, il ne reste que des demi-mesures en matière d’accès aux soins et de lutte contre les refus de soins. Par exemple, le « testing » pour prouver le refus de soins (c’est-à-dire recourir à des tests aléatoires pour démontrer l’existence d’un refus discriminatoire de la part de médecins), pourtant voté à l’Assemblée a été écarté par la majorité et le gouvernement. Et encore, c’est bien aux groupes de gauche que Mme Bachelot doit d’avoir sauvé l’essentiel ! Je pense au caractère obligatoire du contrat santé solidarité qui instaure, à partir de 2013, une aide des médecins des zones sur-denses dans les zones médicalement déficitaires, et dont la majorité sénatoriale ne voulait pas.
Il aurait en effet plutôt fallu dire M comme « médecins », car on trouve bien plus de dispositions relatives aux professions de santé diverses et variées que de dispositions favorables aux intérêts des patients. Après le passage du texte au Sénat, les patients ne sont pas du tout à la fête, face au refus de Mme Bachelot de s’attaquer à la question des dépassements d’honoraires.
Concernant la démographie médicale : devant l’insuffisante efficacité des seules incitations financières, il est aujourd’hui nécessaire d’aller plus loin. L’augmentation du numerus clausus, fût-il régional, sans mesures d’accompagnement, ne fera qu’aggraver la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Aucune solution en particulier pour les zones très urbanisées et « difficiles » n’est proposée afin de garantir une bonne répartition de l’offre de soins. C’est sur ce point que j’ai insisté auprès de Mme Bachelot en séance, en citant l’exemple des services d’aide médicale initiale (SAMI) créés dans notre département, avec le concours de l’Ordre des médecins du Val-de-Marne, de la caisse primaire d’assurance maladie et des collectivités locales, afin d’assurer les soins de médecine générale le soir, les week-ends et les jours fériés et désengorger les urgences des hôpitaux. Des solutions ont été mises en place localement, c’était au gouvernement de créer le cadre et l’impulsion pour les généraliser, il ne l’a pas fait.

S comme « santé »
Dès le départ, dans ce texte, la prévention et la santé publique étaient réduites à la portion congrue. Nous avons tous tenté d’étoffer un peu ces dispositions, parfois avec le soutien de la ministre, mais au final, il n’y a aucune cohérence du texte dans ce domaine. On n’y trouve qu’une ribambelle de dispositions diverses et variées. Certaines ont peut-être un intérêt (concernant la lutte contre le plomb, le tabac ou la possibilité d’acheter des fruits et légumes avec des tickets restaurants), mais, en tout état de cause, l’ensemble ne permet pas d’élaborer une politique de santé publique digne de ce nom.

Enfin, T comme « territoires »
La création des agences régionales de santé (ARS), chargées de mettre en oeuvre à l’échelon régional les objectifs de la politique nationale de santé, est sûrement la plus grande innovation de ce projet de loi. Au départ, c’était même une idée qui faisait consensus. Mais le problème, c’est que le gouvernement a fait de ces ARS des superstructures technocratiques qui consacrent l’avènement de véritables préfets sanitaires. En effet, un pouvoir sans partage est accordé aux directeurs d’ARS, en même temps qu’est renforcée la chaîne de responsabilité exécutive contrôlée par l’État et que sont affaiblis ou isolés les intérêts locaux et les acteurs territoriaux. Au final, nous sommes inquiets et nous nous demandons comment tout cela tiendra la route. Les ARS seront submergées par leurs tâches administratives et gestionnaires et elles s’inscrivent dans une logique d’étatisation, qui n’est assurément pas la meilleure façon de prendre en compte les réalités sanitaires locales.
La création des communautés hospitalières de territoire, les CHT, afin de favoriser le développement de complémentarités et les rapprochements entre hôpitaux publics autour de projets pertinents, constitue à nos yeux un point positif dans la mesure où le dispositif a été amendé par la commission des affaires sociales, qui lui a donné la souplesse nécessaire, pour en faire une coopération contractuelle sur la base du volontariat et définie par une convention.
Pour conclure, on est loin de l’ambition initiale affichée par Mme Bachelot de moderniser l’ensemble du système de santé. On en est loin parce que, en fait, ce texte ne répond pas aux défis majeurs auxquels est soumis notre système de santé : là où s’imposait une réforme globale, accompagnée d’investissements structurels majeurs, le gouvernement propose une vision cloisonnée et étriquée de notre système. Pour l’hôpital, comme pour la médecine de ville, la majorité gouvernementale est passée à côté d’une formidable occasion.

Cerise sur le gâteau
A l’issue de la commission mixte paritaire (réunion de 7 députés et 7 sénateurs chargés de trouver un accord sur les dispositions restant en discussion), le rééquilibrage du Sénat sur la gouvernance a été écorné : le directeur aura le dernier mot sur la nomination des chefs de pôles de l’hôpital et le président du conseil de surveillance de l’hôpital ne sera pas forcément un élu mais choisi parmi les personnes qualifiées membres de cette commission.
Quant aux dépassements d’honoraires : inscrire dans la loi que faute d’accord entre les partenaires sociaux au 15 octobre (échéance de la présentation de loi de financement de la sécurité sociale) le gouvernement pourra prendre un arrêté pour limiter les dépassements d’honoraires, constitue une mesure toute symbolique. C’était déjà possible sans cette disposition, qui est bien en deçà de nos propositions très volontaristes en la matière (comme l’obligation pour les cabinets médicaux installés en zones franches urbaines et ayant bénéficié d’allègements de charges pour cela de rester conventionnés pendant au moins 5 ans après la fin des exonérations).
Pour toutes ces raisons, les parlementaires socialistes ont d’ores et déjà annoncé un recours devant le Conseil constitutionnel contre ce projet de loi.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif du Sénat sur : http://intranet.senat.fr/dossierleg/pjl08-290.html
Pour toute question : s.lagauche@senat.fr

25 mai 2009

Pour la défense de l’hôpital public

Filed under: Santé - Famille,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 14:04

La fédération du Parti socialiste du Val-de-Marne exprime son entier soutien à tous les personnels de la fonction publique hospitalière, aux conseils d’administration d’hôpitaux locaux ou généraux et aux organisations syndicales qui manifestent leurs inquiétudes pour l’avenir de l’hôpital public. C’est en particulier le cas à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, où des personnels appellent mardi 26 mai à se mobiliser pour attirer notamment l’attention des Val-de-Marnais sur les menaces que fait peser la nouvelle législation sur l’avenir de l’emploi public. Au moment où, après l’Assemblée nationale, le projet de loi «Hôpital, patients, santé et territoires» est examiné au Sénat, le malaise s’accroît dans le secteur de la santé et la contestation s’amplifie à l’hôpital public. Les Français sont inquiets face aux dérives de notre système de santé, remis en cause par l’extension des déserts médicaux, l’explosion des dépassements d’honoraires et l’accroissement des pressions imposées à l’hôpital.
L’avenir de notre système de solidarité sociale, mis à mal depuis 2004 par la multiplication des déremboursements et des franchises médicales, est en jeu. Le vote en l’état de cette loi acterait la soumission de l’hôpital public à une logique exclusivement financière et sa transformation en «hôpital entreprise». La confusion la plus grande, caractérise la situation législative actuelle : la loi présentée au Sénat n’offre aucune perspective lisible pour l’avenir de l’hôpital et de l’organisation de notre système de soins. La confusion est tout aussi grande pour les établissements qui doivent voter leurs budgets sans connaître les dotations précises qui leur sont affectées. Depuis 10 ans, l’hôpital public s’est engagé dans un effort de rationalisation et d’assainissement budgétaire important. La cure d’austérité supplémentaire que veut lui imposer le gouvernement se traduirait par environ 20 000 pertes d’emploi. Alors que l’hôpital public est seul à assumer les patients en situation de précarité, la prise en charge des pathologies les plus lourdes, l’enseignement et la formation de tous les médecins, ses missions de service public font l’objet d’une compensation financière insuffisante. La revalorisation annoncée, qui ne répondrait que partiellement aux charges effectivement assumées, n’est toujours pas intervenue.
Dans ces conditions, la fédération du Parti socialiste du Val-de-Marne dénonce le vide de la loi «Hôpital, patients, santé et territoires» qui aggrave la situation de l’hôpital public en le soumettant à une logique purement financière, et ne répond pas aux défis de santé publique des déserts médicaux, de l’égalité d’accès aux soins et de l’organisation territoriale du système de soins. Aux côtés des personnels de santé, nous demandons que la place primordiale de la communauté soignante au sein de l’hôpital public soit réaffirmée, et nous appelons à l’élaboration dans les meilleurs délais d’une politique hospitalière volontariste et ambitieuse, qui prenne véritablement en compte l’ensemble des missions hospitalières et l’ensemble des hôpitaux. La fédération PS du Val-de-Marne refuse enfin les budgets d’austérité qui compromettent la qualité des soins, notamment à travers les réductions d’effectifs, et demande instamment l’abandon définitif des contraintes financières inéquitables imposées par la convergence tarifaire entre le secteur public et le secteur privé.

Communiqué de la fédération PS du Val-de-Marne, le 25 mai 2009

30 juillet 2008

Assurance maladie : après les franchises, les Français vont encore payer

Filed under: Santé - Famille — PS-Saint-mande @ 10:51

Au terme de six ans de gouvernement de droite, la situation financière de la sécurité sociale s’est profondément dégradée. L’année dernière la droite invoquait la responsabilité individuelle et surtout le passif de sa propre gestion ;  or pour 2009, il n’y a plus d’alibi possible. Le déficit est dû à l’inaction du gouvernement qui a renoncé à toute véritable démarche de maîtrise médicalisée des dépenses, et qui a baissé les bras face à l’atonie économique.

Contrairement aux annonces formulées par le gouvernement, il n’y a aucune clarification des comptes de la sécurité sociale, bien au contraire. Le Parti socialiste constate que l’objectif d’équilibre des comptes prévus pour 2007 à travers la reforme Douste-Blazy/Bertrand n’est pas au rendez-vous. Le régime général devrait enregistrer un déficit de près de 10 milliards en 2008 dont plus de 4 milliards pour la seule assurance maladie, pour un déficit cumulé de près de 80 milliards depuis 2002.

Ce plan est injuste, car en taxant les mutuelles, il va mécaniquement aboutir à une augmentation des cotisations. C’est un nouvel impôt qui sera payé par la grande majorité des assurés sociaux qui verront augmenter leurs prélèvements et réduire encore leur pouvoir d’achat. Il s’agit d’un tour de passe-passe, qui sans augmenter le ticket modérateur, va pénaliser les Français.
De plus, ce plan n’est pas à la hauteur des enjeux, car il s’agit de mesures purement financières qui ne s’attaquent pas aux réels dysfonctionnements de notre système de santé. Il ne propose pas de solutions structurelles et ne responsabilise, ni l’Etat, ni l’assurance maladie, ni les prescripteurs.

Ce énième plan de rafistolage s’ajoute aux 24 plans précédents, aux forfaits, aux déremboursements et aux franchises qui n’ont naturellement rien réglé. C’est l’austérité dans l’injustice.

Communiqué de,
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
et Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

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1 juillet 2008

Médicaments en libre accès: une fausse bonne idée

Filed under: Santé - Famille — PS-Saint-mande @ 16:39

La Ministre de la Santé a annoncé que plusieurs centaines de médicaments commercialisés sans ordonnance, devraient être disponibles en libre accès dans les pharmacies. Cette mesure est présentée comme facteur éventuel de baisse des prix.

Le Parti socialiste rappelle que le médicament n’est pas un bien de consommation comme un autre et qu’il doit répondre essentiellement à des critères d’efficacité et de sécurité sanitaire.

Cette mesure ne peut fonctionner correctement que si elle est accompagnée des conseils du pharmacien. Lui seul peut prodiguer les conseils adaptés, en pointant les effets secondaires, en alertant sur les contre-indications. En outre, rien ne garantit que les prix des médicaments vont effectivement baisser. Il ne faudrait pas que le libre accès à ces médicaments soit les prémices de la fin du monopole des pharmaciens au bénéfice des grandes surfaces.

Le pouvoir mène une politique de santé au rabais avec son lot de franchises médicales et de déremboursements. De nouveaux déremboursements sont sans doute d’ailleurs à prévoir, d’autant plus que le déficit 2007 de la sécurité sociale vient d’être réévalué par la Cour des comptes d’au moins 1 milliard d’euros, à 10,5 milliards d’euros.

Communiqué de
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
et Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,

25 juin 2008

Encore une attaque sociale… suscitée

Filed under: Santé - Famille — PS-Saint-mande @ 9:19

Le gouvernement s’attaque aux soins des personnes âgées et des malades gravement atteints.

Les franchises médicales imposées le 1er janvier dernier étaient bien un préambule au démantèlement de notre système de santé, comme le Parti socialiste l’a dit à maintes reprises. Aujourd’hui, les mesures de déremboursement annoncées par le directeur de l’UNCAM dans la perspective du projet de financement de la Sécurité sociale 2009, s’attaquent directement au principe de solidarité.

« Le plan d’économies » vise, en effet, les Affections de Longue Durée, (ALD) c’est-à-dire les malades gravement atteints et les personnes âgées.

Le gouvernement veut réduire le nombre de maladies prises en charge à 100%, comme l’hypertension artérielle ou certaines formes de diabètes. Il ne souhaite rembourser qu’à 35% les médicaments à vignettes bleues pour les malades en ALD.

Les patients directement ou à travers leurs mutuelles paieront ainsi pour des soins jusqu’ici totalement remboursés. La gravité d’une maladie n’est plus un critère de prise en charge totale des soins.

Cette annonce met en cause l’égalité devant la santé, la politique de santé publique, et va réduire encore le pouvoir d’achat des plus fragiles.

Nous sommes dans une logique de déremboursements massifs qui déstabilise délibérément notre système d’assurance maladie solidaire. Nous changeons de système de santé.

Communiqué de Pascal TERRASSE,
Secrétaire national à la Santé,
et de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé

Voir à ce sujet les réactions du docteur Lehmann au JT de 13h00 sur France 2 hier (pas plus de 4 minutes à écouter) :

http://jt.france2.fr/13h/

Eh bien sûr combien avons-nous connu d’annonces ensuite démenties pour réapparaître légèrement modifiées…

Martial

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