Le blog du PS de Saint-Mandé

4 décembre 2012

Billet d’humeur : « L’avenue du général de Gaulle, enfin mise à niveau ! »

Filed under: Logement - Ville,PS Saint-Mandé,Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 21:01

Rappelez-vous, ce n’est pas si vieux. Les jours de pluie, quand un bus passait, vous aviez droit à un bain de pieds… Moi, je devais slalomer entre les bacs d’ordures ménagères, et j’avais la chance de ne pas avoir de voiture d’enfant.
Pour les jeunes parents, c’était le parcours du combattant. Et les jours de grosses pluies, il fallait sortir les serpillères pour éponger l’eau propulsée par les roues des voitures à l’intérieur de l’entrée de certains immeubles.
Même sans pluie, progresser sur ces étroits trottoirs relevait du défi. C’était l’avenue du Général de Gaulle d’avant. D’avant les travaux.
Quand j’étais conseiller municipal, entre 2001 et 2008, rares étaient les séances du conseil durant lesquelles je ne faisais pas une intervention pour réclamer un aménagement de l’avenue. Nous avions fait des propositions : interdire le stationnement et élargir les trottoirs. C’était simple, mais le maire trouvait toujours une bonne excuse pour évacuer le sujet : « L’avenue est une voie départementale, alors vous comprenez ! » était sa préférée. En fait, il ne voulait pas que cela coûte à la ville et était sous la pression de commerçants riverains redoutant que leurs clients ne puissent plus se garer devant leurs échoppes. C’est vrai que Saint-Mandé est si vaste qu’il faut s’y déplacer en voiture !
Comme pour beaucoup de choses nouvelles à Saint-Mandé, Vélib’ ou tramway pour ne citer que ces deux exemples, on commence par critiquer, par imaginer de grandes menaces pour la tranquillité de la ville, puis on trouve que cela peut apporter des avantages avant de devenir des partisans convaincus. C’est aussi comme cela qu’a évolué ce dossier réaménagement.
On a maintenant une avenue, du moins une partie, toute neuve, avec des trottoirs beaucoup plus larges, où il devrait être beaucoup plus agréable de marcher, voire de faire du lèche-vitrines, et un maire qui a l’air de vouloir les faire respecter : stationnement strictement interdit; zones et périodes pour les livraisons réglementées.
Sur le papier, cela devrait marcher. Il reste aussi à vérifier que les calculs des ingénieurs sur l’écoulement des eaux pluviales seront bons : nous ne tarderons pas à le savoir en ce début d’hiver.

Mais que de temps perdu, que de chaussures mouillées, que difficultés à progresser sur des trottoirs trop étroits ! Ce chantier aurait pu être entrepris beaucoup plus tôt, lorsque nous l’avions demandé, pour le confort de tous.

Antoine Morin

15 mai 2012

Avec les Saint-Mandéens victimes de ventes à la découpe

Filed under: Logement - Ville,PS Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 15:31

Manifestation de soutien aux locataires, ce samedi matin à travers les rues de notre ville. Voir en particulier, sur ce dossier, le site de l’association Alouette-Pouchard et les billets des élus socialistes au conseil municipal.

16 janvier 2012

Concertation pour l’aménagement de la Porte de Vincennes

Filed under: Logement - Ville — PS-Saint-mande @ 13:39

La mairie de Paris organise, en coordination avec les villes de Saint-Mandé et de Montreuil, un atelier participatif autour du projet d’aménagement de la Porte de Vincennes. Ouverte à tous, la réunion en présence de l’équipe d’architectes – urbanistes en charge du projet aura lieu ce jeudi 19 janvier, de 19h à 21h30, dans le réfectoire de l’école située 20 rue Maryse Hilsz dans le XXe arrondissement. Chacun est invité à venir s’informer et s’exprimer sur les usages envisagés des nouveaux lieux et espaces d’activités, squares, rez-de-chaussée, pieds d’immeubles, équipements (sportif, jeunesse, crèche, etc.), ainsi que sur les bâtiments de l’avenue de la Porte de Vincennes.
Tous les informations sur Paris.fr

27 juin 2011

Invitation: « débats sur l’herbe »

Filed under: Logement - Ville,PS Saint-Mandé,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 11:52

Samedi 2 juillet de 12h à 14h30, pique-nique militant au bois de Vincennes de l’ensemble des sections socialistes des communes riveraines : Charenton-le-Pont, Fontenay-sous-Bois, Joinville-le-Pont, Nogent-sur-Marne, Paris 12e, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Vincennes.

Penser la ville, penser le « vivre ensemble » et ses enjeux nous invite à travailler au-delà des frontières institutionnelles. Nous sommes convaincus que de nombreux défis doivent être relevés à l’échelle métropolitaine et que nous devons travailler ensemble pour proposer des réponses innovantes. C’est pourquoi les sections du Parti socialiste des communes jouxtant le bois de Vincennes ont décidé d’entamer ensemble un travail commun qui doit permettre à la fois de dialoguer sur des sujets d’actualité qui concernent nos villes et d’engager une réflexion prospective sur les grands enjeux et débats métropolitains (cadre de vie, transports, logement, santé, etc.) afin d’y apporter notre contribution.

Pour entamer ce travail qui nous réunira dans les mois à venir, nous organisons une rencontre militante afin de faire connaissance.

Venez nous retrouver nombreux autour d’élus de Paris et du 12ème, notamment :
Anne Hidalgo : 1ère adjointe au maire de Paris
Rémi Féraud : 1er secrétaire fédéral de Paris
Michèle Blumenthal : maire du 12ème
Et du Val-de-Marne :
Luc Carvounas : 1er secrétaire fédéral du 94 et vice-président du conseil général
Serge Lagauche : sénateur du Val-de-Marne
Christine Revault d’Allonnes : conseillère régionale d’Ile-de-France
Gilles-Maurice Bellaïche : conseiller régional d’Ile-de-France
Petronilla Comlan Gomez : conseillère régionale d’Ile-de-France
Venez avec un pique-nique à partager ! Familles, amis et sympathisants sont les bienvenus.

Point de rendez-vous : depuis la Porte dorée, marcher vers le lac puis contourner celui-ci par la droite (nous serons au bord du lac).

20 mars 2011

Mobilisation pour le logement social à Saint-Mandé

Filed under: Logement - Ville,PS Saint-Mandé,Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 23:09

Les militants socialistes étaient, ce week-end, mobilisés avec leurs élus pour le logement social à Saint-Mandé. La politique menée par la municipalité UMP dans notre ville n’est en effet malheureusement pas à la hauteur des enjeux, face à la crise aiguë du logement que traverse le pays et tout particulièrement la région parisienne. Les opérations estampillées « logement social » à Saint-Mandé représentent des investissements a minima, tout juste suffisants pour atténuer la rigueur des pénalités liées à la loi SRU. La municipalité vend discrètement un immeuble qui lui appartient, et lorsqu’elle dispose d’un vaste terrain lui offrant enfin les marges de manoeuvre permettant de construire des logements sociaux en abondance pour rattraper le retard accumulé à l’échelle de la ville, elle s’abrite derrière le chiffre des 20 % de logements sociaux sur le nouveau projet, là où il en aurait fallu 50, 60 ou 70 %. Rappelons que les 20 % sont un minimum, pas un maximum! Le quota fixé par la loi SRU devient un instrument d’affichage au niveau des projets, masquant le retard global toujours considérable. En outre, dans le cas de l’aménagement du terrain EDF, la formule retenue exclut largement de l’accès aux logements sociaux une très grande proportion du public éligible, dédiant les logements en question à un public défini à l’avance, là où il faudrait en quantité du logement « universel » et véritablement ouvert à tous. L’esprit de la loi n’est donc malheureusement pas mieux respecté que la lettre.
Retrouvez dans une page spéciale l’intégralité de notre tract. Les propositions du PS pour le logement sont par ailleurs accessibles sur le site national.

23 février 2011

La loi SRU à mi-parcours

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,Logement - Ville,Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 10:25

Retour en extraits sur un dossier proposé par Le Monde (14 décembre 2010, p. 12-13, I. Rey-Lefebvre) pour les dix ans de la loi SRU élaborée par Louis Besson, ministre du logement de Lionel Jospin, qui fixe à chaque commune l’exigence de disposer, d’ici à 2020, de 20 % de son parc de résidences principales en logements sociaux: chaque commune se voit assigner, tous les trois ans, un objectif de 15 % du nombre de logements sociaux manquants en l’an 2000.
« Dix ans après l’adoption de la loi, les oppositions se sont adoucies et même ses plus virulents adversaires reconnaissent la vertu pédagogique de cette loi et admettent le changement d’image des HLM, dans l’opinion comme auprès des élus. « La loi SRU a, malgré ses imperfections, été un outil, un levier pour imposer la mixité sociale dans nos communes », reconnaît Jean Leonetti, député UMP des Alpes-Maritimes et maire d’Antibes qui, à l’époque, a voté contre le texte. » Ce même député observe que « ce qui, au départ, était un épouvantail est devenu un levier d’apaisement », non sans préciser de manière significative: « Le logement social est aujourd’hui accepté voire même réclamé par la population qui veut y loger ses enfants. »
Le dossier rapporte par ailleurs, sous le titre « La bonne excuse du foncier indisponible », le constat d’Arnaud Bilek, de l’Institut d’économie publique de Marseille, auteur d’une étude statistique en Provence et en région parisienne: « Le prix du foncier n’explique pas l’absence de création de logements sociaux, parce que là où il coûte cher, les communes disposent aussi de plus de ressources. » En effet poursuit l’article, « même dans les communes les plus urbanisées, les maires n’utilisent pas toutes les opportunités foncières », ce qui explique les « stratégies de certaines villes pour échapper à la rigeur de la loi », comme par exemple la construction de logements sociaux à loyer intermédiaire, dits PLS, ou les démarches administratives destinées à obtenir des rabais sur les obligations chiffrées. Ainsi Saint-Mandé fait-elle partie des cinq villes de France (avec Neuilly, Saint-Maur, Bédarrides près d’Avignon et Vétraz-Monthoux près d’Annemasse) a avoir été déboutées par la Commission nationale de leurs demandes d’abaissement de l’objectif de logements sociaux pour la période 2008-2010.
Comme l’a rappelé récemment Marie-Noëlle Lienemann, le respect de la loi SRU par l’ensemble des communes de France représenterait 400 000 logements sociaux supplémentaires.

17 janvier 2010

Les socialistes soutiennent le collectif Jeudi Noir

Filed under: Logement - Ville — PS-Saint-mande @ 11:08

Au-delà de l’insuffisance notoire et injustifiable des crédits d’Etat pour la rénovation du parc existant et pour la construction de logements sociaux, il est insupportable de voir des logements rester vides durant plusieurs années, et ce d’autant plus quand le non et le mal logement concernent un nombre toujours croissant de ménages, et quand les dispositifs d’urgence sont saturés.
Par leur déplacement ce mercredi 13 janvier place des Vosges, Nathalie Perrin-Gilbert, secrétaire nationale au logement du Parti socialiste et Laurianne Deniaud, présidente du Mouvement des jeunes socialistes, ont tenu à témoigner leur soutien au collectif Jeudi Noir qui met une nouvelle fois en lumière le phénomène de vacance en plein cœur de nos villes.
Par son action, le collectif dénonce combien ces logements manquent aujourd’hui notamment pour répondre à la demande des jeunes. Le Parti socialiste et le Mouvement des jeunes socialistes ont souligné qu’il incombe au gouvernement d’éviter que s’entretienne par une vacance spéculative la situation du mal logement en France.
À l’automne, les sénateurs socialistes avaient présenté une proposition de loi pour lutter contre la vacance. Son article premier reprenait la proposition selon laquelle, après 5 ans de vacance, les logements pourraient être expropriés en vue de réalisation de logements sociaux. Ils proposaient également le doublement des taux applicables à la taxe sur les logements vacants prévue par l’article 232 du code général des impôts. Cette proposition de loi a été rejetée par la droite.
Alors que les communes, les agglomérations, les régions menées par les équipes socialistes et de gauche soutiennent massivement la construction de logements sociaux et destinés aux jeunes sur leurs territoires, le Parti socialiste et le Mouvement des jeunes socialistes rappellent au gouvernement qu’il ne tient pas son obligation de moyens et de résultats en matière de droit opposable au logement et exigent un plan ambitieux de mobilisation du parc existant et vacant. Les propositions du Parti socialiste sont à sa disposition !

Communiqué du Parti socialiste et du MJS

21 octobre 2009

Les vrais enjeux de l’aménagement de la Défense

Nous reproduisons ci-dessous l’entretien accordé par Patrick Jarry au Monde daté du 21 octobre (n° 20136, p. 10), entretien qui offre un éclairage important sur les projets d’aménagement de la Défense.

« Le maire (PCF) de Nanterre, Patrick Jarry, devrait être candidat contre Jean Sarkozy, le 4 décembre, à la présidence de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (EPAD). Conseiller général des Hauts-de-Seine, il préside l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa) qui associe la Ville et l’Etat dans le pilotage de grands projets urbains à Nanterre. Il combat le projet du gouvernement de fusionner l’EPAD et l’Epasa dans une seule structure que présiderait M. Sarkozy.

En tant que chef de file de la majorité UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy n’a-t-il pas la légitimité pour présider l’EPAD ?
Jean Sarkozy est conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Sud. Cette ville ne figure pas dans le périmètre de l’EPAD. Elle n’est pas plus concernée par l’établissement d’aménagement que le gouvernement veut créer et qui prévoit, en revanche, que l’Etat intervienne sur 50 % du territoire de Nanterre.
Nicolas Sarkozy soutient la candidature de son fils parce qu’il n’a pas de majorité politique dans les Hauts-de-Seine sur son projet d’extension de la Défense. Sa candidature traduit son entêtement à vouloir se doter d’un outil capable de réaliser 2,5 millions de m2 de bureaux supplémentaires à la Défense et autour dans les années qui viennent. Ce dont ni Nanterre, ni Puteaux, ni Courbevoie, ni la Garenne-Colombes – trois villes UMP – ne veulent. Avec la suppression de la taxe professionnelle au 1er janvier 2010, les communes ne peuvent plus espérer la manne fiscale que rapportait la Défense. Les maires sont conscients du refus des habitants d’un projet de ville conçu sans eux dans lequel il s’agit pour l’EPAD d’ériger des tours avec des capitaux qu’on va chercher à Shanghaï, à Dubaï ou en Russie.

Que proposez-vous ?
Compte tenu de l’hostilité des élus et de l’indignation de l’opinion publique, le chef de l’Etat devrait ajourner l’élection de Jean Sarkozy, le 23 octobre, par le conseil général des Hauts-de-Seine au poste d’administrateur de l’EPAD. Il devrait annoncer qu’il retire les deux décrets qui prévoient la fusion de l’EPAD et de l’Epasa.

Ensuite ?
Il faudra enfin se décider à soumettre la Défense aux lois de la République. Pourquoi y aurait-il une exception pour l’Ouest parisien ? Les maires de Courbevoie, Puteaux, Suresnes, Rueil-Malmaison, La Garenne-Colombes et Nanterre ont écrit, en juillet, au secrétaire d’Etat à la région capitale, Christian Blanc, pour lui demander d’être associés à une réflexion collective sur l’aménagement de leur territoire. Il nous a été répondu, en substance, que la Défense était chasse gardée de l’Elysée.

Pourquoi selon vous ?
L’Elysée est embarqué dans une fuite en avant concernant l’extension du quartier d’affaires et une tentative de sauvetage financier de l’EPAD. Le plan de renouveau de la Défense, voulu par Nicolas Sarkozy en 2006, prévoit 450 000 m2 de nouveaux bureaux d’ici à 2016 sur le seul site de la Défense. Même s’il est mené à bien – ce qui est loin d’être acquis -, l’EPAD risque un déficit de 160 millions d’euros s’il réalise dans la même période les grands travaux jugés nécessaires à la modernisation du site.
En regroupant l’EPAD et l’Epasa, le gouvernement espère engranger des profits pour la Défense grâce aux opérations immobilières réalisées sur Nanterre. Mais cela ne sera pas possible étant donné la difficulté à aménager les terrains visés sur notre commune. Cela supposerait de sur-densifier les surfaces à construire, de privilégier le tout-bureaux et les logements de standing là où la ville de Nanterre et l’Epasa travaillent justement, depuis 2000, à un projet urbain en rupture avec celui de la Défense respectueux de l’environnement et qui inclut des logements à loyer maîtrisé. Le projet du gouvernement est humainement insupportable et techniquement irréaliste. Il faut qu’un vent d’ouest nouveau souffle sur la Défense.

Propos recueillis par Béatrice Jérôme »

16 septembre 2009

Réunion-débat sur le Grand Paris

Filed under: Logement - Ville,Régionales 2010 — PS-Saint-mande @ 23:03

Une réunion-débat est organisée lundi 21 septembre à 20h30 au siège de la fédération à Créteil, sur le thème: « Le Grand Paris, projet sarkozyen ou nécessité incontestable ? »
Seront notamment présents Jean-Paul Planchou, vice-président de la région Ile-de-France, et Fabien Ansel, secrétaire fédéral de Paris, membre du cabinet d’Anne Hidalgo, en charge de Paris Métropole et des enjeux régionaux.

8 septembre 2009

Dossiers de rentrée dans le Val-de-Marne

Filed under: Logement - Ville,Régionales 2010,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 12:03

Nous reproduisons ci-dessous un extrait de l’entretien accordé par Luc Carvounas, premier secrétaire de la fédération PS du Val-de-Marne, au journal Première Heure.

PH : S’agissant du Val-de-Marne, quels sont les dossiers qui vous paraissent les plus urgents à traiter ou à débattre lors de cette rentrée?
LC : Dans le Val-de-Marne, l’une de nos préoccupations prioritaires de cette rentrée est bien sûr le débat sur la réforme des territoires. D’ailleurs, la majorité du conseil général à laquelle j’appartiens a décidé de lancer une grande campagne de sensibilisation pour que notre département soit préservé de tous les dégâts de cette réforme ! Notre collectivité territoriale travaille au plus près des Val-de-Marnais, qu’il s’agisse du RSA, des collèges, du handicap, etc. et je crois indispensable d’expliquer à nos concitoyens que le département doit pouvoir poursuivre l’action qu’il mène à leurs côtés ! L’autre sujet d’actualité est la réforme fiscale : ce n’est pas tout d’annoncer la suppression de la taxe professionnelle, il faudra aussi que le gouvernement nous explique, au moment où les droits de mutation sont en baisse et à l’heure de la crise immobilière, comment nos collectivités locales vont parvenir à assumer l’aggravation du transfert des charges et du désengagement de l’Etat, pour maintenir le haut niveau de qualité de services que nos concitoyens sont en droit d’attendre! Enfin, sur la politique de la Ville, je serai prochainement reçu par la directrice de cabinet de la ministre Fadela Amara pour évoquer avec elle la carte de la géographie prioritaire. Ce qui se passe aujourd’hui est grave pour nos collectivités : nous avons tiré plusieurs fois la sonnette d’alarme, lorsque nous avons décidé d’une grève administrative voici quelques mois dans le Val-de-Marne, pour se mobiliser face à l’annonce d’une baisse de la dotation de solidarité urbaine (DSU) dépendant de cette géographie prioritaire. Ce mouvement de l’automne dernier, initié par les élus de gauche, et auquel des élus de droite se sont d’ailleurs associés, a permis de reporter la décision de l’Etat, qui va proroger jusqu’à la fin 2010 les actuels contrats urbains de cohésion sociale (CUCS). Il est évident que ce report de décision au lendemain des élections régionales a un caractère éminemment politique ! Au bout du compte, ce que le gouvernement nous prépare, c’est la suppression pure et simple de la DSU pour nos villes, avec de très graves répercussions sur le fonctionnement de nos associations qui travaillent au cœur de nos quartiers et de nos villes, et donc au plus près des besoins des plus fragiles !

PH : On évoque la possibilité que le gouvernement constitue une Société du Grand Paris dotée de pouvoirs étendus qui pourrait piloter les travaux du Grand Paris, notamment Métrophérique. Est-ce un danger de limiter les capacités de décisions des villes et des départements avec une législation hors norme dont certains de vos collègues, à gauche, dénoncent les dangers d’un retour aux ZUP?
LC : Cette «société dotée de pouvoirs étendus» n’est qu’une nouvelle démonstration de la revanche politique que Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent prendre sur la gauche qui, depuis les élections régionales de 2004 et les municipales et les cantonales de 2008, a su renforcer son implantation territoriale. Alors que la grande majorité des collectivités territoriales sont administrées par des exécutifs de gauche, conférer au Grand Paris du président Sarkozy une société ad hoc, qui aurait des prérogatives particulières, notamment l’urbanisme et l’aménagement, en faisant peu de cas des villes concernées, de leurs contraintes et de leurs plans locaux d’urbanisme, serait un non sens et un hold-up politique ! Ce sont aux maires, et aux maires seuls, qu’il revient de rendre compte à leurs administrés de l’aménagement de leur territoire, et non à je ne sais quelle «société» montée de toute pièce et dont le seul objectif sera de casser les politiques locales ! Mais sur ce sujet, je fais pleinement confiance à Jean Yves Le Bouillonnec, président de Paris Métropole, pour défendre au mieux nos intérêts.

***
NB: En raison d’un problème technique sur la plate-forme de blog parti-socialiste.fr, il est depuis quelques jours impossible de poster des commentaires sur un grand nombre de blogs hébergés sur cette plate-forme, dont le nôtre. Nous nous excusons auprès des lecteurs pour cet incident indépendant de notre volonté. Dès que possible nous rétablirons l’ouverture des commentaires.

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