Le blog du PS de Saint-Mandé

3 décembre 2009

Réunion-débat: la suppression du juge d’instruction annonce-t-elle la fin de l’indépendance de la justice ?

La commission de l’université des savoirs organise vendredi 11 décembre à 20h30 au siège de la fédération une réunion-débat en présence de Dominique Coujard, président de la cour d’Assises de Paris, autour de la question suivante: la suppression du juge d’instruction annonce-t-elle la fin de l’indépendance de la justice ?
La réforme de la justice est à l’ordre du jour. Le rapport Léger sur la réforme de la procédure pénale a été remis à Nicolas Sarkozy qui s’en est largement inspiré pour engager sa réforme de la justice. Au coeur de ce dispositif figure la suppression du juge d’instruction. Un certain nombre de dysfonctionnements sont apparus dans certains cas récents, et le procès Outreau a suscité de nombreuses critiques sur le fonctionnement de la justice en France et sur le rôle du juge d’instruction. Il a servi de prétexte à ce projet de réforme.
Suivant la directive de Nicolas Sarkozy, le rapport Léger préconise donc de remplacer le juge d’instruction par un juge de l’enquête et des libertés (JEL) censé contrôler les enquêtes du parquet. Cette mesure suscite de nombreuses oppositions tant dans le monde politique que juridique, et surtout chez les magistrats qui voient dans cette perspective un renforcement sans précédent des pouvoirs du parquet et une régression démocratique. La généralisation de la procédure du plaider/coupable devant la cour d’Assises est aussi considérée comme une dérive à l’américaine.
Venez nombreux en débattre avec Dominique Coujard, qui donnera une vue d’ensemble sur cette réforme et sur le rôle respectif des différents intervenants, dont la police et les avocats.

29 novembre 2009

« Unis contre l’immigration jetable »

Filed under: Libertés publiques - Justice - Egalité,PS Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 9:14

Le Parti socialiste a adopté un texte d’orientation sur les questions migratoires lors de son bureau national du mardi 24 novembre. Sur la base de ce texte, il a décidé de se joindre à l’appel du collectif « Unis contre l’immigration jetable » (UCIJ). Après avoir pris part à la conférence de presse du jeudi 26 novembre, il appelle à participer à la manifestation de ce dimanche 29 novembre (départ à 14h30 de la place Edmond-Rostand, métro Luxembourg).
Ces initiatives visent à protester contre la politique française et européenne d’immigration et d’asile, contre les atteintes aux droits de l’enfant en France et contre la politique menée à l’encontre des sans-papiers.

25 novembre 2009

Cercles de silence saint-mauriens

Qu’est-ce qu’un cercle de silence ?
Il y en a plus de 160 en France, réunissant en tout, chaque mois, plus de 10 000 personnes. Des citoyens silencieux, en cercle, avec banderoles et affiches explicatives, expriment ainsi leur indignation et leur honte du traitement infligé aux sans-papiers.
Action non-violente contre la violence des vérifications au faciès, celle des centres de rétention administrative (CRA), des expulsions musclées, des familles éclatées et des couples séparés au nom des objectifs chiffrés de B. Hortefeux et E. Besson, fidèles séïdes de N. Sarkozy.
Le premier cercle de silence de Saint-Maur a rassemblé, le vendredi 25 septembre 2009, plus de 150 personnes sur le parvis du RER « Saint-Maur Créteil », à l’appel du RESF, de la LDH, de militants d’Amnesty International et de membres du Collectif contre la misère et l’exclusion. Il en fut de même pour le deuxième cercle : vendredi 23 octobre, avec 120 participants. Ce succès doit être souligné dans le contexte hostile de Saint-Maur, avec le rejet de l’autre qui l’accompagne souvent.
Citoyens et responsables de tous bords et de tous âges de notre commune et de ses voisines, dirigeants associatifs, membres de partis de gauche dont les 4 conseillers municipaux d’opposition (plus 1 de Joinville), groupes confessionnels, y ont participé. Pour développer et amplifier ce mouvement de protestation silencieuse, exiger le respect des droits fondamentaux des sans-papiers et de leurs familles ainsi que l’arrêt de la politique du chiffre, REJOIGNEZ-NOUS SUR LE PARVIS DU RER « SAINT-MAUR CRETEIL » LES VENDREDIS 27 NOVEMBRE ET 18 DÉCEMBRE DE 18h30 A 19h30.

Article de Claude Karr et Denis Laurent, issu de Saint-Maur socialiste (n° 22, octobre 2009, p. 4)

12 novembre 2009

Quelles propositions du PS pour l’Internet de demain ?

Filed under: Culture - Médias,Libertés publiques - Justice - Egalité,PS — PS-Saint-mande @ 21:36

La section de Paris 12e organise un débat jeudi 19 novembre 2009 à 20h30 sur le thème:
 » Net 2.0, Hadopi 2.0 et au-delà : comment concilier création, sécurité, libertés individuelles et développement technologique ?  »
Seront présents:
-Patrick Bloche, député PS de Paris, maire du 11e et secrétaire national du PS chargé des médias
-Jean Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies, journaliste, chercheur et directeur du programme  » Think Digital « , le think tank de Cap Digital
-Alain Prévost, artiste musicien, guitariste classique administrateur depuis 1999 à l’ADAMI (société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes), professeur territorial d’enseignement artistique
RDV: local PS 12e, 150 avenue Daumesnil

1 octobre 2009

Le vote des militants saint-mandéens

Ce soir, pas une voix n’a manqué pour Jean-Paul Huchon, désigné à l’unanimité par les militants de la section de Saint-Mandé comme tête de liste du PS pour les élections régionales de 2010. Au niveau départemental, J.-P. Huchon recueille 86,44 % des suffrages contre 8,48 % à Kamal Mazouzi et 5,08 % de votes blancs et nuls.
Par ailleurs, les résultats de la consultation militante révèlent une adhésion massive et puissante aux grands principes de la rénovation, supérieure de 9 points à la moyenne nationale (82 % à Saint-Mandé, 73 % sur la France):

Question 1-1 : “Etes-vous favorable à la désignation du candidat(e) des socialistes par des primaires ouvertes aux citoyens qui souhaitent le changement en 2012 et veulent participer à la victoire de la gauche?”
Oui 72,7 % – Non 22,7 % – Abst. 4,5 %  (France: Oui 68,3 %)

Question 1-2 : “Donnez vous mandat au bureau national pour organiser ensemble avec les formations de gauche qui le souhaitent de telles primaires dans le cadre d’un rassemblement politique et sur la base d’une plate-forme commune ?”
Oui 68,2 % – Non 27,3 % – Abst. 4,5 %  (France: Oui 70 %)

Question 2-1 : “Etes-vous favorable, comme étape vers le mandat parlementaire unique, à l’impossibilité de cumuler, sans attendre le vote d’une loi et dès les prochains renouvellements (cantonales 2011, sénatoriales 2011, législatives 2012), un mandat de parlementaire avec une présidence d’exécutif local (commune, intercommunalité, CG, CR) ou la participation à un exécutif (vice-pdt, maire adjoint )?”
Oui 86,4 % – Non 4,5 % – Abst. 9,1 %  (France: Oui 71,2 %)

Question 2-2 : “Etes-vous favorables à limiter à trois les mandats successifs des présidents d’exécutifs locaux (maires, présidents de conseil général, de conseil régional, et d’intercommunalité) ?”
Oui 81,8 % – Non 9,1 % – Abst. 9,1 %  (France: Oui 74,9 %)

Question 3-1 : “Etes-vous favorable à l’instauration de la parité totale dans toutes les instances du parti (locales et nationales) ?”
Oui 81,8 % – Non 13,6 % – Abst. 4,5 %  (France: Oui 71,3 %)

Question 3-2 : “Etes-vous favorable à l’instauration de la parité dans les candidatures pour les élections législatives de 2012 ?”
Oui 86,4 % – Non 13,6 %  (France: Oui 72 %)

Question 3-3 : “Donnez-vous mandat au bureau national pour fixer, pour chaque élection, des objectifs de renouvellement contribuant à une meilleure représentation des diversités de la société française, et pour cela, en réservant si nécessaire, des circonscriptions électorales ?”
Oui 68,2 % – Non 18,2 % – Abst. 13,6 %  (France: Oui 61 %)

Question 4-1 : “Donnez-vous mandat au bureau national pour proposer dans la réforme de nos statuts des règles nouvelles permettant d’ouvrir largement notre parti aux hommes et aux femmes de gauche en réduisant les obstacles à leur adhésion (adhésion directe, adhésion à des sections thématiques, montant des cotisations, modalité d’accueil, adhésion sur Internet…)?”
Oui 90,9 % – Non 4,5 % – Abst. 4,5 %  (France: Oui 73,4 %)

Question 4-2 : “Donnez-vous mandat au bureau national pour proposer dans la réforme de nos statuts, des règles de démocratie interne permettant d’améliorer l’efficacité de nos congrès et de choisir nos dirigeants en cohérence avec nos orientations politiques ?”
Oui 68,2 % – Non 22,7 % – Abst. 9,1 %  (France: Oui 77,3 %)

Question 5-1 : “Etes-vous favorable à la création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit s’imposant à tous les adhérents du Parti socialiste, disposant des moyens de les faire respecter et tranchant en dernier ressort toute question en rapport avec la violation de nos règles communes ?”
Oui 100 % (France: Oui 80,4 %)

Question 5-2 : “Approuvez-vous la mise en œuvre dans les scrutins internes de notre parti, de nouveaux mécanismes, inspirés des règles et des moyens de la République, garantissant la sincérité et la fiabilité de nos votes ?”
Oui 100 % (France: Oui 86,4 %)

13 septembre 2009

Comment Monsieur Hortefeux peut-il rester ministre de la République ?

Filed under: Libertés publiques - Justice - Egalité — PS-Saint-mande @ 20:57

Communiqué de Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice, le 10 septembre 2009:

Dans une vidéo révélée aujourd’hui, le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, apparaît posant pour une photo en compagnie d’un jeune militant, samedi 5 septembre, lors de l’université d’été de l’UMP à Seignosse dans les Landes.
“Il ne correspond pas du tout au prototype”, commente M. Hortefeux en référence à l’origine arabe du jeune homme, avant d’ajouter : “Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes”.
Le Parti socialiste dénonce ces propos sidérants et révoltants par lesquels le ministre de l’intérieur exprime mépris, dédain et racisme tant à l’égard du jeune homme qu’envers tous ceux qui sont attachés aux principes républicains.
Comment un responsable politique tenant ce type de propos peut-il rester ministre de la République ?

Sur le même sujet, nous reproduisons ci-dessous l’éditorial du Monde (12 septembre) signé Eric Fottorino et intitulé « Valeurs »:

Bien sûr, ce n’était qu’une scène bon enfant comme il s’en produit toujours en marge des grands rassemblements politiques. Bien sûr, il n’y a eu ni bavure ni mort d’homme. Juste un ministre en tenue décontractée, pull-over sur l’épaule, répondant sans trop d’enthousiasme à la sollicitation d’un jeune militant de l’UMP désirant poser avec lui sur une photo-souvenir. Quelques secondes pour l’un, un grand moment pour l’autre.
Dans le rôle du ministre, Brice Hortefeux, titulaire du portefeuille de l’intérieur après avoir détenu celui de l’immigration et de l’identité nationale. Dans le rôle du militant, Amine Benalia-Brouch, de père algérien et de mère portugaise.
Bien sûr, tout est allé très vite au milieu des rires et des apostrophes lancées à la cantonade par des témoins hilares de cet instant pris sur le vif. Car, bien sûr encore, présence inévitable dans notre société d’hypercommunication, des caméras filmaient.
Tout cela aurait pu ne pas porter à conséquences. Que sont quelques mots prononcés mezza voce, dans le feu de l’action, sans réfléchir ? Justement, il fallait y penser. On peut réprouver cette époque où la moindre parole malheureuse devient dévastatrice une fois mise en ligne. Mais la réalité n’en demeure pas moins celle-ci, choquante sinon condamnable : sans ambiguïté, Brice Hortefeux, à propos de ce jeune beur, a bien dit ce qu’il a dit :  » Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes.  » Plaisanterie, pensée profonde ? Lui seul le sait. L’important est ailleurs. Brice Hortefeux a oublié qu’un ministre doit représenter à chaque instant les valeurs de la République. Et mesurer dans chaque mot ce qu’il peut contenir d’irrespect, de violence et d’humiliation.

13 juillet 2009

Violence policière à Montreuil

Filed under: Libertés publiques - Justice - Egalité — PS-Saint-mande @ 10:44

Mercredi 8 juillet, alors qu’une cantine de rue et un rassemblement étaient organisés pour protester contre l’évacuation forcée de la clinique (squat investi par de nouveaux habitants et devenu lieu social et culturel du quartier), les forces de l’ordre ont violemment chargé les manifestants en utilisant à de nombreuses reprises des flash ball et en visant les manifestants à la tête. Parmi eux, plusieurs blessés, dont un cameraman qui a perdu l’usage d’un œil.
Le Parti socialiste demande que l’IGS, qui a été saisie, et la Commission nationale de déontologie de la sécurité puissent faire toute la lumière sur ce grave incident.
La dotation en flash ball de la police a été appuyée par l’argument que ces armes seraient non létales et leur usage rigoureusement encadré. Les faits démontrent qu’il n’en est rien. Ces flash ball sont utilisés de façon offensive en ignorant les principes supposés régler leurs interventions dont celui de « proportionnalité de la riposte », et ceci au risque d’occasionner des dégâts graves (tirs à bout portant, tirs à la tête).
Cet épisode n’est malheureusement pas isolé. Les interventions policières expéditives sont devenues nombreuses et accompagnent le durcissement des lois répressives : arrestations et interrogatoires d’enfants, gardes à vues injustifiées, non-respect des populations (des jeunes et des immigrés en particulier), criminalisation du syndicalisme, dispersions brutales et violentes de rassemblements pacifiques… Ce sont autant d’éléments qui creusent le fossé entre la police et les Français.
Le Parti socialiste s’associe au rassemblement qui aura lieu ce lundi 13 juillet à 19 heures à l’entrée de la rue du capitaine Dreyfus à Montreuil.

Communiqué de Pouria Amirshahi, secrétaire national aux droits de l’Homme, le 13 juillet 2009

Voir également le communiqué de la section PS de Montreuil.

15 mai 2009

Comment on accueille une Brésilienne en France

Filed under: Libertés publiques - Justice - Egalité — PS-Saint-mande @ 11:51

Nous nous faisons ici l’écho d’un témoignage récemment diffusé dans les milieux universitaires, bien symptomatique de l’accueil réservé aux étrangers lors de leur arrivée dans un aéroport français. Il est rapporté par trois récits enchâssés, dont le premier est issu d’un enseignant de l’université de Nanterre qui s’adresse à ses pairs.

*     *     *

Chers collègues,

C’est avec colère que je vous fais suivre ce long message en demandant à  tous qu’il soit largement diffusé.

Ministres et conseillers de cabinet osent nous parler de l' »image de notre université à l’étranger », que notre grève contribue, parait-il, à ternir. Une histoire absolument vraie, comme celle-là, montre dans le monde entier une image de la France comme un état policier, soumis à l’arbitraire. Elle est arrivée à une collègue brésilienne, elle peut se répéter demain pour n’importe quel invité à un colloque, n’importe quel ami étranger que nous invitons à passer une semaine ou deux à la maison, plutôt que de se ruiner à l’hôtel!
Déjà nos partenaires s’inquiètent et se bardent d’attestations et de documents ou même… renoncent à venir participer à un colloque en France ou à y passer une année d’études post-doctorales, trop risquée!
L’histoire circulait depuis une quinzaine de jours, en portugais, sur les réseaux universitaires brésiliens, nous l’avions déjà répercuté sur le Réseau Pôle Brésil de Nanterre. Elle est ici en français et complétée par les récits des collègues et amis français qui, malgré leurs efforts, n’ont pas réussi à se faire entendre de la police et à empêcher l’expulsion scandaleuse d’une universitaire qui venait en France passer ses vacances chez des amis et prendre quelques contacts professionnels.
A propos, cette année 2009 est l’Année de la France au Brésil, avec force commémorations officielles, visite du président Sarkozy le jour de la fête nationale brésilienne, le 7 septembre, comme le président Lula avait visité la France le 14 juillet 2005, pour l’Année du Brésil en France, et aussi des colloques… parmi lesquels un colloque, que je co-organise, consacré aux « Réseaux intellectuels France-Brésil, 19e-20e siècle ». Pour le 21e siècle, combien faudra-t-il de « laisser-passer » pour que les réseaux fonctionnent?
Cordialement,
I. M.
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Responsable du Réseau Pôle Brésil

Début du message réexpédié :

Honte et révolte sont les deux sentiments qui m’animent depuis vendredi dernier. Honte d’être français et révolte contre un pouvoir qui a comme ligne de conduite la répression dans tous ses états !
Les faits : vendredi 10 avril 2009, une amie brésilienne, professeur-chercheur en université, a été retenue par les services de la police française à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle et a passé la journée en rétention parce qu’elle n’avait pas une attestation d’accueil officielle mais seulement une attestation d’hébergement rédigée par R. et moi comme nous l’avions toujours fait pour tous nos amis brésiliens que nous avons accueillis depuis de nombreuses années. Malgré nos interventions répétées, nous n’avons appris son incarcération que vers 18 h et son expulsion avec 16 autres Brésiliens et Brésiliennes par le premier avion en partance pour Rio de Janeiro à 21h50 le même jour.
Je vous joins le récit de Solange et le mien en fichiers attachés. Nous avons appris par Solange que dans le groupe expulsé il y avait une jeune fille qui avait payé 5 jours d’hôtel alors que son billet était établi pour 7 jours.
Je suis révolté, non seulement par les conditions de détention, mais aussi par la désinvolture et le manque d’humanité qui ressort de cette lamentable affaire et plus encore par la restriction de nos libertés individuelles qui découle des conditions de l’établissement de cette « attestation d’accueil » officielle qui est demandée par l’Etat français aux étrangers venant de l’extérieur de l’espace Schengen.
En effet, renseignements pris, on demande l’avis d’imposition de la personne qui accueille, trois quittances d’électricité, une quittance de loyer, l’état de salubrité du logement et la photocopie de la pièce d’identité entre autres renseignements, et 45 euros de timbres fiscaux. Et la mairie ou la préfecture peuvent ne pas autoriser l’accueil. La France a vraiment perdu son aura de « terre d’accueil ».
N’avons-nous plus le droit de recevoir nos amis étrangers sans en demander l’autorisation? C’est une restriction de plus de nos libertés individuelles.
Si comme moi vous êtes choqués et honteux faites passer ce courriel à tous vos amis. Merci,
Yves B.

Le récit de Solange F. :

Comme tous mes amis  le savaient, j’avais programmé d’aller à Paris en vacances, visiter un couple d’amis, Yves et R., fêter mon anniversaire, établir des contacts avec des instituts de recherches et d’enseignement et de réaliser mon rêve de connaître la France.

Je suis partie d’Ilhéus le 09/04/09 à 12h32, destination Salvador de Bahia par le vol TAM 3680 (TAM LINHAS AERAS SA) puis de Salvador de  Bahia destination Paris par le vol TAM 8068 arrivée à l’ Aéroport Charles de Gaulle à 14 heures le 10 /04/09.
Au sortir de l’avion dans l’aéroport CDG,  j’ai été retenue pour la vérification des documents. J’ai été conduite sans aucune explication dans une salle de la police française (DPAF de Roissy). Une policière a alors demandé de vérifier mon passeport, mon billet d’avion de retour, l’argent disponible, l’attestation d’hébergement et mes assurances. Pour prouver mon hébergement, j’ai présenté une attestation d’hébergement faite par Yves et R. B., ce couple d’amis qui devaient m’héberger durant tout mon séjour à Paris. Je lui ai expliqué que je n’avais pas d’assurances spéciales mais j’ai présenté ma carte d’assurance privée brésilienne, un bulletin de salaire émis par le gouvernement de l’état de Bahia datant de mars 2009, montrant que je suis en activité à l’université de Santa Cruz à Bahia (Brésil) comme enseignante-chercheur. Sans autres explications, j’ai été conduite avec deux autres personnes vers une autre salle de la police dans laquelle se trouvait déjà  un autre Brésilien.
J’ai demandé des explications au policier à l’accueil mais il m’a dit de m’asseoir avec un ton de voix menaçant et agressif. A ce moment là,  j’ai réalisé que j’allais être expulsée de France et que je ne pourrais pas demander des éclaircissements parce que je craignais d’être considérée comme « agressive », ce qui pourrait aboutir à des événements encore plus graves comme par exemple être mise en prison sur le territoire français.
Plus tard, un autre policier a mis des gants et a demandé  au Brésilien de le suivre dans une autre salle. Dix minutes plus tard un autre Brésilien a été aussi emmené. Après deux policières ont demandé à deux autres filles qui nous avaient rejoint d’aller dans une autre salle. Après ça a été mon tour.
Dans cette salle il y avait mon sac à dos et mon sac à main. J’ai dû mettre tout sur une table et m’éloigner de mes affaires, et les deux policières ont tout fouillé. Elles ont confisqué mon passeport et mon argent (200 réals, 100 dollars et 1800 euros). A ce moment-là, j’ai demandé à nouveau des éclaircissements sur l’expulsion mais une policière m’a dit de « fermer ma gueule »  sur un ton menaçant.
L’autre policière  s’est alors rendue compte  que je ne constituais pas un  risque pour la sécurité française et qu’ils avaient commis effectivement un excès de zèle  en m’empêchant de rentrer en France. J’ai de nouveau  présenté à cette policière mon bulletin de salaire,  mes trois cartes de crédit (Visa Ourocard Platinum, Mastercard Ourocard Platinum et Ourocard Gold, toutes émises par la Banque du Brésil), l’attestation d’hébergement et des e-mails des professeurs et collègues de travail avec lesquels j’avais l’intention de m’entretenir durant mes vacances. En effet, j’envisageais de faire un post-doctorat en France dans un futur proche. J’ai montré l’e-mail du professeur H. P. (professeur français à l’UESC – Université de l’Etat de Santa Cruz à Bahia, Brésil) qui est en ce moment en stage post-doctoral au laboratoire d’astrophysique de Marseille), de M. J. D. (français, biologiste, qui travaille à Intervivos) et de M. De P. C.,  chercheur brésilien, en stage post-doctoral au LATMOS (Laboratoire atmosphères, milieux, observations spatiales).
J’ai expliqué que je n’avais pas d’invitation officielle  pour visiter ces laboratoires  parce que j’étais en vacances, mais que, même en tant que touriste, et comme coordinatrice de recherches de l’université, j’allais  aussi prendre des contacts professionnels pour envisager un post-doctorat et pour articuler avec des institutions françaises la soumission de projets  dans le cadre du 7ème programme pour l’investigation et le développement technologique de la communauté européenne.
Quand j’ai demandé à cette policière comment je pourrais inverser la situation, elle m’a informée que ce serait  seulement possible grâce à une intervention de l’ambassade du Brésil en France, et que dans la salle ou j’allais être « détenue » il y avait un téléphone et que je pourrais m’en servir.  La même policière m’a donné le numéro de téléphone de l’ambassade (01 43 59 89 30).
J’ai été conduite dans une salle de détention ou il y avait déjà 5 autres personnes détenues. J’avais uniquement les vêtements que j’avais sur moi, un papier avec les numéros de téléphone de H. et de R. et celui de l’ambassade. Mon sac à dos et mon sac à main sont restés par terre dans un couloir d’accès à cette salle, et mon passeport et mon argent ont été retenus par la police française.
J’ai appelé le numéro de l’ambassade qui répondait seulement avec un répondeur indiquant un numéro à contacter pour les urgences (06 80 12 32 24). J’ai laissé un message sur un deuxième répondeur pour expliquer ma situation. « Détenue dans un aéroport d’un autre pays, désespérée, espérant une aide officielle du Brésil, je n’arrive à parler qu’à un répondeur ».
Avec un unique téléphone dans une salle de détention où se trouvaient maintenant quinze autres personnes, j’ai enfin réussi à parler avec mon ami H. qui était à Marseille en lui demandant de me venir en aide et de contacter l’ambassade du Brésil en France et avec mes amis Yves et R. qui se trouvaient à l’aéroport Charles de Gaulle, essayant de résoudre le problème.
Le temps passait, quelques personnes désespérées, d’autres en larmes dans une salle pas propre et où il y avait seulement dix places assises avec un unique téléphone disputé par tous. L’énervement, le sentiment d’insécurité et le désespoir augmentaient.
Je crois vers 17 heures (je n’avais pas de montre) on nous a apporté de la nourriture dans un sac : une boite de salade au thon, un morceau de pain, un paquet de chips, une bouteille d’eau et un dessert crémeux de bananes et pêches  qui a servi a écrire les numéros de téléphones que nous obtenions sur le mur de la salle de détention (nous n’avions ni papier ni crayon !).
Vers 18 heures nous étions tous conduits de nouveau dans la salle du département de police où un  interprète allait nous signifier notre expulsion. Plusieurs personnes désespérées voulaient des éclaircissements, mais en réalité c’était une formalité de plus qui était destinée à nous informer que nous quitterions la France par le premier vol et que la seule solution était de signer les termes du « refus d’entrée en France » composé de 5 pages toutes écrites naturellement en français.
Puis on est retourné dans la salle de détention ou j’ai réussi à avoir au téléphone un fonctionnaire du consulat du Brésil qui était au courant de ma situation ayant écouté le répondeur et ayant parlé avec mon ami H.  Il m’a informée qu’il ne pouvait rien faire et que je devais retourner au Brésil.  J’ai réussi à parler avec Yves et R. qui étaient toujours à l’aéroport et qui avaient déjà fait des tentatives inopérantes pour prouver qu’ils allaient vraiment m’héberger chez eux.
Vers 21 heures le 10 avril 2009 la police française m’a rendu mon argent et j’étais conduite avec 16 autres Brésiliens, escortés par 10 policiers français, à la porte d’embarquement pour prendre le vol Tam  JJ 8055 destination Rio de Janeiro.
(…) J’aurais dû avoir mes valises à l’aéroport de Rio de Janeiro mais je ne les ai pas encore reçues (le 13 avril) !
(…) Ce message bien que long ne parvient pas à dire la grande frustration, la peur, l’insécurité, le manque de respect et les préjugés que j’ai vécus durant  ces 75 heures. Présentement  je voudrais que les autorités brésiliennes et françaises prennent connaissance de « l’événement » que j’ai vécu et aussi donnent des éclaircissements.
En fait, ce qui devait être un cadeau d’anniversaire  a généré beaucoup de souffrances.
Cordialement,
Solange

10 mai 2009

Meeting du Cirque d’Hiver

Filed under: Européennes 2009,Libertés publiques - Justice - Egalité — PS-Saint-mande @ 13:30

Le grand meeting de la campagne pour les élections européennes dans la région Ile-de-France aura lieu ce mercredi 13 mai à partir de 19h au Cirque d’Hiver à Paris (10, rue Amelot dans le 11e arrondissement; métro Filles du Calvaire ou Oberkampf). Seront présents: Martine Aubry, Bertrand Delanoë, Harlem Désir, Jean-Paul Huchon, Antonio Costa (maire de Lisbonne), Pervenche Béres, Benoît Hamon, Monique Saliou, Alain Richard et les candidats de la liste Ile-de-France. Pour ceux qui ne pourraient se déplacer, le meeting sera entièrement diffusé en vidéo et en direct sur le site de campagne du PS.
Autre actualité cette semaine, les deux ans de l’élection de Nicolas Sarkozy. L’éditorial du dernier Hebdo des socialistes, signé par Benoît Hamon, résume bien la situation:

Deux ans, un échec sidérant

« Cela fait deux ans que Nicolas Sarkozy est président de la République. On pourrait s’arrêter sur son style et sa méthode. Les critiques seraient abondantes. Mais l’essentiel est ailleurs. Derrière la communication tous azimuts se cache un échec sidérant.
Échec sur le pouvoir d’achat, échec sur l’emploi, échec sur la sécurité. Pas besoin d’être antisarkozyste pour constater froidement que les deux premières années de la politique du nouveau locataire de l’Élysée sont marquées par l’échec et le mensonge.
C’est l’absence de résultats qui frappe. Et pour un président qui voulait réhabiliter les notions de mérite et de responsabilité, observons que le bienheureux s’abstient d’appliquer à lui-même les principes qu’il veut imposer à tous les autres.
La crise financière a sans doute incliné davantage la pente. Mais la France était entrée en crise avant même que ne résonnent les premiers échos du krach des « subprimes » dont Nicolas Sarkozy vantait encore les mérites, il y a deux ans, lors de sa campagne présidentielle.
Les politiques néolibérales, conservatrices et autoritaires mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy ont provoqué un recul sans précédent de la qualité de la vie et de la confiance en l’avenir en France. Les inégalités ont progressé comme jamais. La précarité et la pauvreté aussi. Les services publics disparaissent. Les droits individuels et collectifs reculent. La violence se diffuse. Il fait aujourd’hui objectivement moins bon vivre en France. Et cela, les Français le doivent d’abord à la politique de Sarkozy et à son incroyable vanité dans l’échec.
La France se mure par le recul des libertés. La France se divise par la perte des solidarités. La France se perd dans les atteintes répétées à la laïcité. La France mérite mieux. Bien mieux. Aux socialistes, à nous, la responsabilité de faire du 7 juin prochain une étape de la reconquête! »

Signalons enfin un article paru récemment dans Libération (28 avril 2009), qui présente le rapport d’activité 2008 de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS). Ce dernier livre entre autres une étude sévère et détaillée sur certaines pratiques des forces de sécurité en présence de mineurs, qu’ils soient témoins, suspects, détenus, simples manifestants ou «victimes collatérales» de l’interpellation de leurs parents mis en cause ou sans papiers.

7 avril 2009

La solidarité ne doit pas être un délit dans notre pays !

Filed under: Libertés publiques - Justice - Egalité — PS-Saint-mande @ 21:46

Le gouvernement a fait de sa politique d’immigration une entreprise comptable, où seuls les
chiffres comptent. Reprenant des thèmes et slogans chers au Front national, tant courtisé
d’ailleurs lors des élections présidentielles, le gouvernement pose l’immigration comme un
problème pour notre pays, particulièrement en ces temps de crise.
Les débats nécessaires, indispensables et attendus sur la question de l’immigration ont été
engloutis sous une pseudo-urgence de fermer nos frontières.
Après la dureté et la violence dans la gestion des flux migratoires imposée par le précédent
ministre de l’immigration Brice Hortefeux, voici que Monsieur BESSON veut à son tour laisser
son empreinte, comme pour concurrencer son prédécesseur dans l’inhumanité, en faisant
de la délation, un droit du sol.
La mobilisation des associations est sans relâche et montre bien combien les Français, en
nombre, savent être solidaires, attachés aux valeurs de notre République et aucunement
enclin à la richesse de la diversité.
Il n’est plus acceptable, qu’au nom de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et surtout dans
un esprit de solidarité et d’humanité, des citoyens fassent l’objet de sanctions pénales,
comme on l’a vu récemment avec le placement en garde à vue d’une bénévole des Restos du
Coeur et de l’association Terre d’errance, et après la perquisition d’un local Emmaüs à
Marseille. Entre les gardes à vue, les intimidations en tous genres et autres assignations
devant les tribunaux, le PS veut mettre fin à de tels abus : la solidarité n’est pas un délit !
Aussi, les députés du groupe Socialiste, Radical et Citoyen à l’Assemblée nationale ont
déposé une proposition de loi visant à supprimer le « délit de solidarité » avec les étrangers en situation irrégulière. Il sera soumis à l’examen de l’Assemblée nationale dans le cadre de la « niche » parlementaire du groupe socialiste, le 30 avril 2009.

Communiqué de la Fédération du PS du Val-de-Marne

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