Le blog du PS de Saint-Mandé

7 janvier 2009

Israël-Palestine : communiqué du bureau national du PS

Filed under: International — PS-Saint-mande @ 18:24

COMMUNIQUE DU BUREAU NATIONAL DU PARTI SOCIALISTE (6 janvier 2009)

Le Parti socialiste a toujours poursuivi une politique pour une paix durable au Proche-Orient fondée sur la création d’un Etat palestinien viable et l’assurance de la sécurité pour l’Etat d’Israël, deux Etats qui coexistent et se reconnaissent mutuellement.

C’est au regard de cet objectif que le Parti Socialiste considère qu’il n’existe pas de solution militaire à cette situation mais seulement une solution politique. Il condamne aujourd’hui fermement l’intervention terrestre israélienne en réponse aux tirs de roquettes du Hamas sur le Sud d’Israël qu’il a toujours condamnés.

Aujourd’hui, l’offensive militaire continue et fait des centaines de morts et de blessés dans la population civile à Gaza, qui connaît une situation humanitaire effroyable.

Cette escalade de violence met en danger toute la région, et, au-delà, peut avoir des répercussions jusque dans notre pays.

Le Parti socialiste exige un cessez-le-feu immédiat, un couloir humanitaire, le retrait des troupes israéliennes hors de Gaza, l’arrêt des tirs de roquette sur Israël et l’installation d’une force internationale de protection. Les socialistes demandent au Président de la République et au gouvernement français de porter au Conseil de Sécurité de l’ONU de manière coordonnée avec l’Europe, l’exigence d’une résolution contraignante pour les deux parties sous peine de sanctions.

Le Parti socialiste considère que c’est toute la communauté internationale qui doit se mobiliser pour aider les protagonistes à trouver une solution de paix durable dans la région.

Au-delà, le Parti Socialiste souhaite que l’action diplomatique de la France puisse se développer dans le cadre européen et travailler avec à la nouvelle administration américaine pour trouver ensemble une solution internationale pérenne au Proche-Orient.

Le Parti Socialiste propose une réunion exceptionnelle du Parti socialiste européen (PSE) pour aboutir à une position commune des socialistes dans toute l’Europe.

10 novembre 2008

Pour réfléchir et pour connaître…

Extraits de la déclaration de Maputo – Vème conférence Internationale de La Via Campesina * :

Nous, hommes et femmes, sommes les gens de la terre, ceux et celles qui produisent l’alimentation du monde. Nous avons le droit de continuer à être paysannes et paysans et la responsabilité de continuer à nourrir nos peuples. Nous, hommes et femmes, prenons soin des semences, qui sont la vie et pour nous, l’acte de produire est un acte d’amour. L’humanité a besoin de nous, et nous refusons de disparaître.

Nous, La Via Campesina, mouvement mondial d’organisations de femmes rurales, de paysans, de paysannes de petits agriculteurs et agricultrices, travailleurs et travailleuses des campagnes, peuples indigènes, afro-descendants, d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, sommes réunis à Maputo, Mozambique, du 19 au 22 octobre 2008 pour notre Ve Conférence Internationale. […]

Nous sommes réunis pour réaffirmer notre détermination à défendre l’agriculture paysanne, nos cultures et notre droit à continuer d’exister en tant que peuples avec une identité propre. Nous sommes plus 550 personnes, dont 325 délégués et déléguées venant de 57 pays, représentant des centaines de millions de familles paysannes. […]. Au cours de cette Ve Conférence Internationale, nous avons ratifié également l’adhésion de 41 nouvelles organisations de La Via Campesina et nous avons compté avec la participation de nombreuses organisations et mouvements alliés du monde entier, au cours de notre première Assemblée avec les alliés de La Via Campesina.

[…]

L’offensive du capitalisme dans les campagnes, les crises multiples et le dépouillement des peuples paysans et indigènes

Dans le contexte mondial actuel, nous sommes confrontés à une convergence de plusieurs crises : alimentaire, climatique, énergétique et financière. Ces crises trouvent leurs origines communes dans le système capitaliste et plus récemment dans la dérégulation effrénée de ses domaines d’activité respectifs d’activité économique, qui donnent la priorité au commerce et au profit. Dans les régions rurales du monde entier, nous avons vu une offensive féroce du capital et des entreprises multinationales sur l’agriculture et les biens naturels (eau, forêts, minerais, biodiversité, terre, etc.) qui se traduit par une guerre d’expulsion contre les populations paysannes et les peuples indigènes, en utilisant des prétextes fallacieux comme les arguments erronés qui soutiennent que les agrocarburants sont une solution à la crise climatique et énergétique alors que la vérité montre le contraire.  Quand les peuples exercent leurs droits et résistent à cette expulsion généralisée ou quand ils sont obligés de grossir les flux migratoires, la réponse est toujours plus de criminalisation, plus de répression, plus de prisonniers politiques, plus d’assassinats, plus de murs de la honte et plus de bases militaires.

Souveraineté Alimentaire : la solution aux crises et la vie des peuples

Cependant, la situation actuelle de crise est également une opportunité parce que la souveraineté alimentaire offre la seule alternative réelle tant pour la vie des peuples que pour inverser les crises. La souveraineté alimentaire répond à la crise alimentaire, en se basant sur une production paysanne locale et aux crises climatique et énergétique en s’attaquant aux deux principales sources de gaz à effet de serre, le transport des aliments sur de grandes distances et l’agriculture industrialisée. Enfin, elle interdit la spéculation sur les produits alimentaires afin de réduire la crise financière. Le modèle dominant signifie la crise et la mort ; la souveraineté alimentaire est la vie et l’espoir pour les populations rurales et aussi pour la population consommatrice. La souveraineté alimentaire requiert la protection et la re-nationalisation des marchés nationaux d’aliments, la promotion de circuits locaux de production et de consommation et la lutte pour la terre, la défense des territoires des peuples indigènes et la réforme agraire intégral. Elle se fonde également sur le changement de modèle productif vers une production agro-écologique et durable, sans pesticides et sans OGM et fondée sur les connaissances paysannes et indigènes. Comme principe général, la souveraineté alimentaire se construit à partir de nos expériences concrètes au plan local, c’est-à-dire du local au national.

La crise provoque des souffrances incalculables parmi nos peuples et met à mal la légitimité du modèle néolibéral du « libre échange » et quelques gouvernements locaux et nationaux plus progressistes ont commencé à chercher des solutions alternatives. Au sein de La Via Campesina, nous devons être capables de profiter de ces opportunités.

[…]

L’heure de la souveraineté alimentaire est venue et nous devons prendre l’initiative pour avancer sur ce terrain dans tous les pays. Nous, paysans et paysannes du monde entier, pouvons et voulons nourrir le monde, nos familles et nos peuples, avec des aliments sains et accessibles.

[…]

Nous ne sommes pas seuls : la construction d’alliances

Nous, paysans et paysannes, ne pouvons pas gagner seuls nos luttes pour la dignité, pour un système alimentaire et agraire plus juste et rendre possible un autre monde meilleur. Nous devons construire et renforcer nos alliances naturelles et stratégiques avec les mouvements et organisations qui partagent notre vision ; cela est l’un des engagements spécifiques de cette Ve Conférence.

La jeunesse nous donne l’espoir pour le futur

Le modèle dominant dans les campagnes n’offre aucune alternative pour les jeunes et c’est une raison importante pour changer cela. Les jeunes, hommes et femmes, sont notre base pour le futur et ainsi, nous nous engageons à leur pleine insertion et participation créative à tous les niveaux de nos luttes.

Diversité et unité en défense de l’agriculture paysanne

En tant que mouvement transnational, nous pouvons affirmer que l’une de nos plus grandes forces est notre capacité à réunir différentes cultures et modes de pensée autour d’une même lutte. La Via Campesina constitue un engagement commun de résister et lutter pour la vie et l’agriculture paysanne.

Nous, participants à la Ve Conférence de Via Campesina, nous nous engageons tous à défendre l’agriculture paysanne, la dignité et la vie et gagner le droit à la souveraineté alimentaire. Ainsi sont les paysans du monde et nous refusons de disparaître.

Pour connaître l’exhaustivité de la déclaration :

http://www.viacampesina.org/main_fr/index.php?option=com_content&task=view&id=333&Itemid=1

Martial

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5 novembre 2008

BRAVO !

Filed under: International — PS-Saint-mande @ 10:11

You can change !

BRAVO peuple des Etats-Unis vous avez osé !

BRAVO monsieur OBAMA, vous avez réussi !

Bonne chance à vous !

4 novembre 2008

Les élections américaines

Filed under: International — PS-Saint-mande @ 10:50

Les Américains vont décider, mais cette élection intéresse le monde entier. Nous souhaitons l’élection de Barack Obama et qu’elle signifie bien pour le monde entier une véritable onde de choc. Si cette élection se produit, l’engagement, le charisme du candidat démocrate et la fin des années Bush, auront des conséquences sur l’Europe, pour une politique de progrès et qui mette en œuvre un nouveau multilatéralisme et une politique qui considère différemment les droits de l’Homme. Nous pensons vraiment qu’une ère nouvelle peut s’ouvrir. Nous ne sommes pas là pour récupérer politiquement cette élection, mais pour prendre la mesure de toutes les conséquences politiques inévitables et positives de cette élection. Nous souhaitons d’ores et déjà que l’Europe soit prête à répondre à une Amérique qui s’apprête à changer.

Communiqué bureau national du PS

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19 octobre 2008

Faire reculer partout la misère.

Filed under: International,Précarité — PS-Saint-mande @ 8:35

Au cours de cette année 2008, la misère et la pauvreté ont encore progressé. C’est vrai dans le monde, puisque plus de 920 millions d’hommes, de femmes et d’enfants connaissent la faim et la malnutrition, sans évoquer la question de l’accès à l’eau potable où à un air respirable.

C’est vrai sur l’ensemble du continent européen avec la montée de la précarité, la dégradation des conditions de travail, les difficultés de logement, le bond du surendettement.

C’est vrai en France. Le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté dépasse désormais 7 millions. Parmi celles-ci, plus d’un million de personnes âgées, près de 2 millions d’enfants. Les personnes sans domicile fixe sont plus de 100 000, dont près de 30 % disposent pourtant d’une activité salariée, mais hélas de plus en plus précaire ou intermittente. Aussi grave ; 15 % de la population renoncent à se soigner ou reculent le moment de le faire, faute de moyens financiers suffisants. La spirale du surendettement, en ces périodes de crise financière, conduit certains à l’exclusion définitive. La précarisation systématique des salariés génère la peur du lendemain et le rejet de l’avenir.

Pour les socialistes, cet échec n’est pas tolérable. Il exige un sursaut et donc un changement de politique.

Au plan mondial, il faut rompre avec une dérégulation irresponsable qui mène à la catastrophe, au plan économique, alimentaire, environnemental.

Au plan européen, il s’agit de conduire des politiques publiques capables de faire reculer des injustices et la précarité, afin d’assumer le choix des services publics performants. Au plan national, il convient de tourner le dos à une idéologie et surtout à une pratique, fondées sur l’argent facile, l’individualisme qui conduisent au renforcement des puissants et à la fragilisation des plus faibles. Cela passe par une réforme fiscale et l’affirmation de la puissance publique pour corriger, à la racine, les inégalités sociales.

La misère n’est pas une fatalité. Elle peut et doit reculer. C’est notre combat. Ce combat exige une transformation sociale, assise sur une autre logique économique, privilégiant la justice et la production, et non la rente et la rentabilité financière à court terme.

Communiqué du Parti socialiste

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17 octobre 2008

Les 22 milliards d’euros annuels réclamés par la FAO et nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde doivent être garantis au plus vite

Filed under: Environnement - Agriculture,International — PS-Saint-mande @ 8:47

La crise financière mondiale qui déstabilise actuellement l’économie a révélé l’incroyable et soudaine capacité des pays occidentaux à lever des fonds à hauteur de plusieurs centaines de milliards d’euros en quelques jours pour venir au secours d’un système capitaliste à bout de souffle.

Presque simultanément, l’augmentation des prix alimentaires ces derniers mois a porté le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde à 925 millions. Actuellement, 2,5 milliards de personnes dans les pays en développement dépendent directement de l’agriculture pour vivre.

A l’occasion du sommet de l’Agriculture mondiale qui s’est déroulé début juin 2008 à Rome, la communauté internationale semblait vouloir faire preuve de bonne volonté pour répondre au défi alimentaire : 6,5 milliards d’euros ont été promis, une somme qui semble aujourd’hui dérisoire.

Le Parti socialiste rappelle avec force qu’il est aujourd’hui essentiel de soutenir les investissements agricoles, particulièrement dans les pays les plus exposés aux risques de pénuries alimentaires. Il dénonce également le manque d’engagement du gouvernement français qui a repoussé de trois ans, soit en 2015, son objectif d’aide publique au développement fixé à 0,7 % du PNB initialement prévu pour 2012.

Alors que se tiendra le 16 octobre la journée mondiale de l’alimentation, le Parti socialiste insiste pour que les engagements pris à Rome soient suivis d’effets. Les 22 milliards d’euros annuels réclamés par la FAO et nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde doivent être garantis au plus vite à tous ceux qui en ont le besoin vital. La crise financière mondiale ne saurait reléguer au second plan l’urgence de cette intolérable situation.

Communiqué du Bureau national

Propos de Martial  :

« Soutenir les investissements agricoles » et « aide publique au développement » sont deux des moyens qui permettront à ces peuples sous-développés d’atteindre leur autonomie de vie et un jour une vraie croissance économique. Aidons-les, dans un passé pas si lointain (colonialisme) nous avons su exploiter ces peuples, profiter de leur richesse pour accélérer notre croissance ; il est juste maintenant  de les aider car grâce à eux nous en avons les moyens (la preuve l’aide aux financiers…).

Si nous ne le faisons pas, ne soyons pas surpris si ces peuples préfèrent s’embarquer sur des bateaux et risquer leur vie pour atteindre nos verts pâturages. Passer une tempête, une frontière pour avoir une chance d’avenir, pour permettre à son enfant de vivre… Qui ne le ferait pas ? Ce n’est pas l’envie qui les amène mais le désespoir.

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10 octobre 2008

Le Parti socialiste félicite chaleureusement Martti Ahtisaari

Filed under: International — PS-Saint-mande @ 19:43

Le Prix Nobel de la Paix a été décerné ce jour à Martti Ahtisaari, ancien Président de la République de Finlande (1994-2000).

Le Parti socialiste salue ce choix. Sans être formellement membre du Parti social démocrate de Finlande, Martti Ahtisaari en a partagé les combats, et le Parti social démocrate de Finlande l’a choisi pour défendre ses valeurs à la Présidence de la République.

Martti Ahtisaari est un diplomate engagé, ardent défenseur du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et un militant de la paix. C’est le sens de son action hier en Namibie, plus récemment en Indonésie et au Kosovo. L’action de Marrtti Ahtisaari pour la paix et le respect du droit des peuples a ainsi souvent rejoint celle du PS, de l’Internationale socialiste et de ses partis membres.

Le Parti socialiste félicite chaleureusement Martti Ahtisaari pour cette éminente distinction.
Communiqué du Secrétariat international

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1 septembre 2008

Et toujours le PS en action…

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,International,PS — PS-Saint-mande @ 19:45

Contrairement à ce que laisse croire la majorité des médias…

Conseil européen sur la question de la Géorgie
Il faut un message simple et clair. Fermeté et unité. Il faut obtenir cela du Conseil européen aujourd’hui.
Fermeté, vis-à-vis de la Russie sur le respect du droit international. La Russie est membre du Conseil de sécurité des Nations Unies et à ce titre doit respecter les règles du droit international.
Unité des européens : il faut que Nicolas Sarkozy prenne enfin la dimension de l’Europe. Des initiatives sont à prendre en tant que président de l’Europe et pas seulement de manière personnelle.
Il faut aussi que le gouvernement s’accorde sur la question des sanctions. Le ministère des Affaires étrangères a été contredit par le Premier ministre. Il faut retrouver de la cohérence et de l’unité à l’échelle européenne.

La croissance
François Fillon vient de faire l’aveu que la croissance sera d’à peine 1% cette année, c’est-à-dire deux fois moins que prévu par la loi de finances. Nous ne sommes pas encore dans la récession, mais nous sommes dans la stagnation.
Cela contredit tous les discours précédents, que la France serait épargnée par la crise issue des subprimes, comme un îlot qui assurerait sa propre croissance. Ce n’est donc pas le cas et cela a une conséquence sur la situation réelle des finances publiques au regard du budget insincère présenté par le gouvernement.
Nous demandons immédiatement au Premier ministre de s’expliquer sur la situation réelle des finances et de nous en donner les conséquences. Si, comme il l’exprimait lui-même, le pays était en faillite en 2007, alors où en est-on aujourd’hui ?

Situation économique et sociale
Nous avons aujourd’hui connaissance du financement du RSA par une taxe et l’on confirme que ce financement sera intégré dans le bouclier fiscal, dixit Madame Lagarde, toujours sensible à protéger les plus favorisés.
Comme cela ne suffit sans doute pas, elle nous annonce un prochain changement du calcul de l’imposition sur la fortune.
La ligne de la politique fiscale de ce gouvernement est claire : quand les Français sont appelés à payer, les seuls qui y échappent sont les plus favorisés.
Ce n’est pas acceptable.
La croissance est faible et les inégalités se creusent. Le gouvernement et le président de la République continuent de creuser les écarts.
Nous demandons, compte tenu de la gravité de la situation économique, un changement de stratégie.
Il suffit de ces messages toujours dans la même direction. Il n’y a plus de consommation, plus d’investissement et le cercle est aujourd’hui dangereux. Il faut changer de politique économique.

Le Parti socialiste lance trois campagnes par tracts :
sur la rentrée scolaire et la destruction de l’école,
sur le droit du travail et la remise en cause des 35 heures
– sur le pouvoir d’achat, pour rappeler la priorité des Français au gouvernement.

Extraits du point presse du PS

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27 août 2008

Leçons d’Amérique…

Filed under: International — PS-Saint-mande @ 8:31

La convention démocrate s’est ouverte à Denver sur une démonstration d’unité autour de Barack Obama. C’est  un bel esprit de responsabilité qui prévaut aujourd’hui, esprit nécessaire pour gagner en novembre et permettre enfin de réparer les dégâts commis par la politique républicaine.

Dans un ouvrage qui sera disponible prochainement en France, Paul Krugman, économiste et éditorialiste au New York Times, explique comment la mainmise idéologique des Républicains sur l’Amérique depuis les années 1960 a fini par emporter tous les acquis du New Deal et à détruire une société où les Américains vivaient presque tous de manière homogène, dans une relative prospérité (voir extraits dans Le Monde du 26 août).

Dans L’Amérique que nous voulons (Flammarion), l’auteur décrit le « conservatisme de mouvement » : « un réseau de personnes et d’institutions qui s’étend bien au-delà de la « vie politique » au sens habituel : groupes de presse et de télévision, instituts de réflexion, maisons d’édition etc. » Ce sont ces réseaux qui ont porté au pouvoir Ronald Reagan d’abord, puis les deux George Bush.

Or, « l’argent est la colle forte du conservatisme de mouvement, essentiellement financé par une poignée de super-riches qui ont quelque chose à gagner à la montée de l’inégalité, à la suppression de la fiscalité progressive, à l’abrogation de l’Etat-providence », explique Krugman.

Tout cela nous rappelle étrangement quelque chose… Et c’est précisément au moment où les Américains se rendent compte des conséquences dramatiques de l’éradication du New Deal dans leur pays, que la droite française est en train de mettre à bas ce qui fait la force notre modèle social.

Source : Site « Désir d’Avenir »

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22 août 2008

Afghanistan : la France dans l’impasse

Filed under: International — PS-Saint-mande @ 8:24

Pierre Moscovici, secrétaire national du PS chargé des Relations internationales, a estimé mercredi qu’en Afghanistan la France est “devant une guerre qui perdure et devant une impasse militaire qui est totale et durable, ce sont les services de renseignement français qui le disent. A partir de ce moment là, il faut s’interroger sur le fait de savoir” si la stratégie suivie “est juste”, a déclaré M. Moscovici sur RTL.

Je ne plaide pas pour le retrait des troupes françaises (…) parce qu’il ne faut pas céder devant les talibans”, a-t-il précisé. Mais la question se pose d’une “réorientation de la stratégie en Afghanistan”, d’une stratégie “purement militaire” à “une stratégie politique”.

Il a souligné qu’en 2001, lorsque le Premier ministre socialiste Lionel Jospin avait envoyé des troupes dans ce pays, “il s’agissait de renverser les talibans” et qu’”aujourd’hui le contexte n’est pas le même”.

“Le président de la République a souhaité se réengager dans le commandement militaire intégré de l’Otan, il s’est passé un rapprochement spectaculaire avec les Etats-Unis et il se passe que nous sommes effectivement en train de partager le fardeau d’une guerre dont on doit s’interroger sur les buts”, a-t-il affirmé.

Pierre Moscovici a demandé que “le moment venu”, le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre “viennent s’expliquer devant les commissions des affaires étrangères et de la défense des deux Assemblées”.

Pierre Moscovici a par ailleurs estimé que si le candidat démocrate Barack Obama était élu aux Etats-Unis, “l’unilatéralisme américain serait moindre, mais ne s’arrêterait pas”. “Sur l’Afghanistan, il y aura un désaccord avec Obama comme il y a un désaccord avec Bush”, a-t-il dit.

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