Le blog du PS de Saint-Mandé

29 mai 2009

Valérie Pécresse joue l’intimidation

Filed under: Education,Parole aux militants — PS-Saint-mande @ 8:31

Malgré les articles provocateurs du Figaro titrant « Les universités sortent de la crise » ou « La Sorbonne libérée », ce sont bien les AG qui, en votant une pause tactique du mouvement pour permettre la validation de l’année, ont fait la preuve de leur sens des responsabilités.  C’est bien le gouvernement qui, en choisissant dès le départ de refuser toute discussion sérieuse, a consciemment pris le risque de sacrifier un semestre (qui, n’en déplaise à Mme Pécresse, ne peut plus guère être « rattrapé ») et ainsi de mettre en péril l’avenir d’une génération d’étudiants. Le gouvernement, comme à son habitude, joue la carte de la désinformation via les médias, martelant aux Français que seule une minorité anarchiste et d’ultra-gauche poursuit le mouvement. Pour autant, la mobilisation massive des étudiants, de présidents d’universités et de la grande majorité des enseignants-chercheurs a montré que les militants anti-LRU sont de tous les âges et proviennent de tous bords politiques.

Reste donc la technique de l’intimidation personnelle. La semaine dernière, le ministère a menacé de démettre de ses fonctions le président de Paris IV, George Molinié, et de placer l’établissement sous tutelle en nommant un administrateur chargé de faire passer les examens sous protection policière. M. Molinié a notamment été sommé de prélever une part des salaires des grévistes et BIATOSS. Précisons que la mise sous tutelle est généralement utilisée en cas de grave incapacité à gouverner pour cause de troubles psychologiques ou moteurs importants. Certains médias se sont donc déchaînés contre cet universitaire, linguiste reconnu, le traitant de « pitre » et autres qualificatifs du même ordre. Il serait depuis quelques jours sous le coup d’un redressement fiscal…

Face à cette stratégie d’agression délibérée et d’attaque ad hominem, il est primordial de préserver le solidarité et l’unité d’un mouvement désormais profondément enraciné et qui, en démontrant sa capacité à résister aux pressions  et à démasquer les manoeuvres du ministère, est en train de se donner les moyens de durer.

12 mai 2009

Universités: le mouvement prêt à passer le cap des examens

Filed under: Education — PS-Saint-mande @ 14:54

paris-2009-131En dépit des effets d’annonce répétés du gouvernement clamant à grand bruit le retour à la normale dans les universités et taxant de « radicaux » tous ceux qui font vivre le mouvement, force est de constater que ce dernier, multiforme et imaginatif, est loin d’être mort. De très nombreux établissements ont hier encore reconduit la grève jusqu’au 18 mai. Le chantage aux examens brandi ces derniers jours par Valérie Pécresse et François Fillon constitue une tentative de prise à partie de l’opinion qui fait délibérément le pari de la culpabilisation des enseignants. Pourtant, c’est bien le gouvernement qui, en cherchant à imposer à tout prix et sans aucune concertation une série de mesures néfastes et régressives presque unanimement rejetées par la communauté universitaire, a pris le risque de sacrifier le semestre de milliers d’étudiants. Il lui aurait suffi d’ouvrir des négociations honnêtes pour que le mouvement s’arrête dès le mois de février. Peu à peu, pour des motifs idéologiques ou électoralistes sans rapport avec les problèmes réels des universités, le gouvernement s’est lui-même enfermé dans le jusqu’au-boutisme, au point sombrer désormais dans l’agressivité et l’intimidation les plus grossières.

Dans ce contexte, une nouvelle manifestation est programmée jeudi 14 mai à partir de 14h, depuis la place Jussieu en direction de la rue de Sèvres, en convergence avec les personnels de santé.

Ci-dessous, le dernier communiqué de l’intersyndicale Enseignement supérieur – Recherche :

Examens universitaires : le gouvernement doit répondre aux revendications pour permettre à tous les étudiants de valider leur semestre

Par ses tergiversations et son refus de répondre clairement aux revendications portées par les personnels et les étudiants depuis 14 semaines, le gouvernement porte aujourd’hui l’entière responsabilité des conséquences de la poursuite du conflit au sein des universités. Il est comptable de la situation et de l’avenir des étudiants.

Les organisations soussignées condamnent l’attitude fermée et agressive du gouvernement. Elles refusent la dramatisation à laquelle se livre de manière irresponsable et dangereuse le gouvernement, au travers des déclarations de V. Pécresse, X. Darcos et F. Fillon. Elles dénoncent la volonté de la ministre d’enfermer la mobilisation actuelle dans le débat sur les examens universitaires pour mieux se défausser de ses propres responsabilités.

(…) En l’absence de réponses du gouvernement, les organisations soussignées estiment que la mobilisation doit se poursuivre. Ses formes doivent permettre à tous les étudiants de valider leur semestre et/ou leur diplôme dans les meilleures conditions.

La validation du semestre et l’obtention des diplômes doivent reposer sur une juste évaluation des étudiants. Celle-ci suppose la mise en oeuvre d’aménagements de la fin de l’année universitaire (report du calendrier de sessions d’examens, compléments de formations, cours de rattrapages, meilleure prise en compte du contrôle continu, modifications du contenu des épreuves ou de leur forme, etc.). Ces aménagements ne sauraient être un effacement du mouvement, comme le sous-entend la ministre. Il appartient aux étudiants et aux personnels de décider des modalités les plus adaptées au sein de chaque université, en fonction de la situation locale afin qu’aucun étudiant ne soit pénalisé. (…)

La mobilisation particulièrement forte et unitaire dans les universités exige des réponses. La stigmatisation, la dramatisation et les provocations verbales sont de nature à renforcer l’incompréhension et l’exaspération au sein des universités. Le gouvernement doit trouver le chemin du dialogue au lieu de jeter de l’huile sur le feu. C’est à lui, en satisfaisant les revendications, de créer les conditions qui permettent aux étudiants de valider leur année.

Paris, le 12 mai 2009

SNESUP-FSU – SNCS-FSU – SNEP-FSU – SNTRS-CGT – UNEF – SLU – SLR

13 avril 2009

Les propos de Sarkozy et l’université

Filed under: Education — PS-Saint-mande @ 16:47


Le mouvement engagé depuis neuf semaines maintenant dans le monde de la recherche et de l’enseignement supérieur représente une mobilisation de très grande ampleur. Elle porte sur la faiblesse des moyens accordés à la recherche et à la formation supérieure (en particulier les suppressions d’emplois), sur le contenu du décret relatif aux enseignants-chercheurs, sur la réforme de la formation des enseignants, sur les menaces qui visent directement les organismes publics de recherche. D’une manière générale elle porte sur la gouvernance des universités.

Les propos tenus aujourd’hui par Nicolas Sarkozy apparaissent en total décalage avec la réalité et l’intensité du mouvement social. Le chef de l’Etat tente de faire diversion en laissant penser que les universitaires seraient contre la notion d’autonomie, au moment même où ils contestent le contrôle politique de plus en plus fort. En outre, il n’apporte aucune réponse concrète aux revendications et préoccupations soulevées.

Après son discours provocateur du 22 janvier dernier, qui a suscité l’indignation de l’ensemble de la communauté scientifique, le président de la République ne présente même pas une séance de rattrapage. Pour sa part, le Parti socialiste continue à proposer ses solutions de sortie de crise, qui sont largement développées dans la lettre ouverte que Martine Aubry a adressée le mois dernier au monde universitaire (cf. ci-dessous).

Communiqué de Bertrand Monthubert, secrétaire national à la recherche et à l’enseignement supérieur, le 7 avril 2009

*     *     *

Mercredi 18 mars 2009

Madame, Monsieur,

Quel que soit votre rôle au sein des universités, des laboratoires de recherche et de toutes les institutions dont l’objet est de produire du savoir, de le transmettre, de le valoriser, je souhaite m’adresser à vous pour vous faire part à la fois de la grande préoccupation du Parti socialiste à l’égard de vos difficultés, de son soutien à l’égard du mouvement actuel, et de nos orientations pour construire une nouvelle politique.

Le mouvement exceptionnel qui se déroule dans les universités et la recherche intervient dans un contexte où la science est devenue centrale. De nos jours, toutes les sciences sont mobilisées pour répondre aux problèmes de notre temps, et les chercheurs sont sollicités pour proposer leurs analyses. Mais je ne veux pas m’arrêter à cet aspect, aussi essentiel soit-il. Votre rôle est en effet avant tout de produire et de transmettre des connaissances, souvent sans aucune autre finalité que celle de repousser les limites du savoir. La « magie » de la Science, si vous me permettez d’utiliser ce terme un peu décalé dans un tel contexte, est une démarche gratuite d’où naissent des avancées aux retombées aussi inattendues que spectaculaires.

Depuis maintenant plusieurs semaines, les universités sont entrées dans un mouvement dont la nature et l’ampleur sont exceptionnelles. Celui-ci fait suite aux protestations quasi-ininterrompues depuis cinq ans, période durant laquelle la droite n’a eu de cesse de négliger vos institutions, tout en maquillant les données budgétaires, pour faire croire à de prétendues augmentations là où, au mieux, vous avez constaté la stagnation. Les chiffres sont éloquents : la France est désormais à la 14e place mondiale pour son effort de recherche et guère mieux placée pour les dépenses par étudiant. Pourtant la recherche française est reconnue internationalement pour sa qualité dans de nombreux domaines, et les universités ont réussi à accompagner le grand mouvement d’augmentation du nombre d’étudiants.

Face aux projets destructeurs du gouvernement, vous êtes fortement mobilisés. Pour autant, vous soulignez en permanence votre volonté de réforme ; vous avez prouvé votre capacité de propositions lors des états généraux de la recherche en 2004, dont le gouvernement aurait été bien inspiré de reprendre les conclusions, car contrairement à ce qu’il prétend, il ne fait que travestir ces dernières et en réalité impulse le contraire de ce qui a été préconisé.

Dès le début du mouvement, le Parti socialiste vous a exprimé son soutien, et formule des propositions pour sortir de la crise, qui concerne aussi bien le statut des enseignants-chercheurs et des doctorants, la formation et le recrutement des enseignants, le rôle des organismes de recherche, l’emploi scientifique. Nous sommes ensuite passés à une remise en question complète de la politique du gouvernement en matière d’enseignement supérieur et de recherche. Car nous vivons un de ces moments particuliers où un corps social se retrouve autour d’une réflexion sur sa place dans la société, son rapport aux citoyens et sur les conditions de son existence. Un moment où une communauté se lève pour arrêter l’offensive idéologique du pouvoir, qui veut instaurer la concurrence entre les personnels, entre les étudiants, entre les établissements. Le combat actuel est politique au sens le plus noble du terme, parce qu’il oppose deux visions du rôle de la science dans la société. Celle de la droite réduit le savoir à sa dimension immédiatement utile ; elle sacrifie l’investissement à long terme, et la pluridisciplinarité de la recherche.

Pour la gauche, le savoir est au fondement de l’émancipation des individus. Il occupe donc une place centrale dans notre société. Celle-ci est en demande très forte de recherche, et ces demandes sont multiples. Les chercheurs, et les enseignants-chercheurs, ont donc un rôle particulier. Ils doivent à la fois interagir fortement avec la société, et rester indépendants. Interagir car les connaissances qu’ils développent peuvent apporter des réponses aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Mais trop de grands choix scientifiques sont faits sans débat impliquant les citoyens, ni même les parlementaires. Etre indépendants aussi, car c’est la condition de leur crédibilité, parce que la découverte ne se programme pas et que la société est parcourue d’intérêts souvent contradictoires. Dans un discours délivré le 9 mars, contrastant terriblement avec celui de notre président de la République qui a attaqué les chercheurs de manière outrancière et injuste, Barack Obama a bien formulé ce point : « promouvoir la science ce n’est pas seulement fournir des ressources, c’est également protéger une recherche libre et ouverte. C’est laisser les scientifiques (…) faire leur travail, libres de toute manipulation ou contrainte, et écouter ce qu’ils nous disent, même quand c’est gênant – surtout quand c’est gênant. »

La fonction publique offre le cadre indispensable à la liberté d’initiative des scientifiques, les universités et organismes de recherche doivent être organisés à cette fin. La précarité qui s’est développée ces dernières années du fait de l’absence de création d’emplois statutaires, puis de suppressions d’emplois, doit être résorbée. Elle est doublement préjudiciable : d’une part, elle ne permet pas à ceux qui en sont victimes de s’investir dans des projets ambitieux, d’autre part elle détourne de nombreux étudiants des métiers de la recherche. Un plan pluriannuel de création d’emplois scientifiques est indispensable, conjointement à une revalorisation des carrières dans tous les corps de métiers. On ne peut pas prétendre mettre la recherche et l’enseignement supérieur au premier rang des priorités de l’Etat, et ne pas fournir les moyens humains nécessaires à leur développement. Pour attirer les doctorants, il faut leur offrir un vrai contrat de travail, développer les financements de thèse, valoriser la qualité de leur formation, en particulier dans les conventions collectives. Enfin, les enseignants-chercheurs doivent pouvoir s’investir au mieux dans leurs différentes missions. Chez nos voisins, leur service d’enseignement est moins lourd, et plus de personnel technique et administratif fait fonctionner les services. Une réduction du service d’enseignement doit permettre que, périodiquement, les universitaires puissent se consacrer pleinement à la recherche. En tout état de cause, toutes les missions doivent être prises en compte dans les carrières, sur la base d’une évaluation impartiale.

Les chercheurs que je côtoie me racontent tous, le temps considérable qu’ils passent à chercher de l’argent pour pouvoir travailler, à répondre à des demandes souvent éloignées de leurs projets scientifiques réels, à gérer une lourdeur administrative croissante. Il est urgent de redonner aux laboratoires les moyens leur permettant de lancer des projets par l’augmentation de leurs crédits de base. Ceux-ci doivent reposer sur un dispositif d’évaluation qu’il faudra reconstruire pour lui donner une pleine légitimité. Enfin, le rôle des organismes publics de recherche doit être réaffirmé, au moment où ils sont indignement attaqués par le gouvernement, tout en impulsant leur coopération entre eux et avec les universités. L’attachement très profond à la dualité de tutelles pour les laboratoires doit être respecté, car c’est une richesse de notre système.

Enfin, la recherche privée doit être redynamisée. La politique consistant à tout miser sur le crédit d’impôt recherche (CIR) est un échec : la part dans le PIB de l’investissement privé dans la recherche baisse régulièrement. Nous devons mettre en place une politique de soutien à la recherche privée plus efficace qui favorise l’emploi des docteurs et le développement des PME innovantes, par la réorientation du crédit d’impôt recherche. C’est une politique ciblée qui est nécessaire, alors qu’aujourd’hui ce sont les grands groupes qui récupèrent la majorité du CIR.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, les besoins de réformes sont profonds. La loi libertés et responsabilités des universités, que l’UMP a fait voter en catimini ne répond pas aux problèmes des universités, et en crée de nouveaux, comme le montre notamment la protestation des IUT. Elle met en place une fausse autonomie, car les universités n’ont pas les moyens nécessaires, et la concentration des pouvoirs est inefficace. Elle doit être remplacée par une nouvelle loi, qui replace la collégialité au cœur du fonctionnement universitaire, et respecte l’indépendance des enseignants-chercheurs. Mais cette nouvelle loi ne peut se limiter à la gouvernance.

En premier lieu, nous voulons augmenter le niveau de formation et de qualification dans notre pays : c’est une nécessité pour notre développement et un impératif pour promouvoir l’émancipation. Notre objectif est de former la moitié d’une classe d’âge au niveau de la licence. Or les tendances actuelles sont inquiétantes : depuis quelques années, le taux de poursuite d’études des bacheliers est en baisse. Nous devons tout faire pour permettre la démocratisation des études supérieures. Celle-ci ne peut passer par des emprunts étudiants, qui forgeraient de nouvelles inégalités. L’allocation d’autonomie est une nécessité, et peut être financée réformant les différentes aides, notamment fiscales, liées à la politique familiale. Remettre en marche un ascenseur social est une priorité. La réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation », que veulent imposer Xavier Darcos et Valérie Pécresse, est grave sous de nombreux aspects, en particulier par la suppression de l’année de stage consécutive à la réussite au concours, et de son financement. Les propositions récentes sont très insuffisantes et nous devons au contraire explorer les pistes, proposées par plusieurs associations, visant à encourager les étudiants qui se destinent aux métiers exigeants de l’enseignement en leur offrant des financements spécifiques pendant leurs études, et en préservant le statut de fonctionnaire pendant le stage. Nous refusons la perspective d’une transformation des postes de fonctionnaires en postes de contractuels. Les études doivent concilier une formation disciplinaire associant des enseignants capables de suivre l’évolution de leur domaine, et des stages leur donnant accès à leur premier poste avec une réelle expérience de terrain.

Il s’agit ensuite de bâtir des processus de coopération entre les différents établissements d’enseignement supérieur : universités, écoles, classes préparatoires, BTS, etc. Les pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES), tels qu’ils avaient été conçus dans le rapport des états généraux de la recherche (et pas tels qu’ils ont été mis en place), sont le lieu naturel de cette coopération. On ne peut en rester à une balkanisation des filières d’enseignement.

Mais pour pouvoir coopérer, il faut qu’il y ait plus d’égalité. Or les différences de financement par étudiant sont aujourd’hui considérables. Il est urgent d’augmenter les moyens des universités, afin qu’elles offrent un cadre de travail décent aux étudiants, l’encadrement pédagogique dont ceux-ci ont besoin et un suivi individualisé. Nous devons également penser la carte nationale des formations supérieures. De nombreux établissements se trouvent dans des villes moyennes, et sont très inquiets pour leur avenir en raison du Plan-Campus qui concerne une dizaine de sites et délaisse la plupart des universités ; alors même que celles-ci jouent un rôle central pour l’accès à l’enseignement supérieur des étudiants défavorisés. Elles doivent occuper une place importante dans les PRES, favoriser ainsi la mobilité de leurs étudiants entre les différents établissements composant le PRES, et permettre à leur enseignants-chercheurs de conduire leur activité de recherche dans un laboratoire du PRES.

Enfin, nous devons agir au niveau européen. Les prochaines élections sont l’occasion d’impulser enfin des débats au Parlement Européen sur l’enseignement supérieur et la recherche. Le processus de Lisbonne est de manière évidente en forte difficulté. L’objectif d’atteindre, en 2010, 3% du PIB pour les dépenses de recherche est hors de portée. De plus, le soutien financier européen, dont les procédures de gestion sont trop lourdes, s’adresse essentiellement à la recherche finalisée au détriment de la recherche fondamentale. Une réorientation de la politique européenne de recherche est nécessaire afin de favoriser des coopérations solides et durables, au lieu d’organiser la concurrence et offrir des financements de court-terme.

A ce stade, il faut parler des aspects budgétaires. Certes, la France vit une situation économique et sociale catastrophique. C’est pourquoi les socialistes ont proposé un vrai plan de relance, fondé sur le soutien aux ménages et à l’investissement. Nous devons poursuivre nos investissements d’avenir. Depuis 2007, le gouvernement proclame qu’il augmente chaque année le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche de 1,8 milliard d’euros. Malheureusement, ce chiffre est mensonger : la croissance globale réelle est faible voire nulle. Par ailleurs, les choix de répartition des moyens sont mauvais : les crédits de base des laboratoires sont au mieux en stagnation, un millier d’emplois scientifiques sont supprimés, pendant que le crédit d’impôt recherche augmente de 600 millions. Une réorientation de ce budget est donc nécessaire et possible.

Ces grandes lignes doivent maintenant être déclinées plus précisément car la valeur d’une réforme tient aussi à son adéquation aux situations de terrain. C’est pour cela qu’avec nos partenaires communistes et écologistes, nous avons lancé un processus de consultation des organisations de votre secteur. Ces auditions, qui sont rendues publiques par leur diffusion sur Internet, serviront de base à un débat auquel je vous invite à prendre part. Les propositions socialistes pour l’enseignement supérieur et la recherche s’appuieront sur ce travail collectif lancé aujourd’hui.

Pour les socialistes, la connaissance est un élément central de leur projet politique. L’éducation, de la maternelle à l’université, la recherche, et plus généralement les services publics, exige une renaissance, pour le bénéfice de tous nos concitoyens. Nous avons besoin d’un travail collectif pour définir la politique de demain : nous comptons sur vous, pour y apporter votre contribution.

Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste

24 mars 2009

« Sauvons le Palais de la découverte »

Filed under: Education — PS-Saint-mande @ 12:22


Depuis plusieurs mois, l’avenir du Palais de la découverte est en suspens. Cette institution majeure de la culture scientifique et technique fait en effet les frais d’une obstination gouvernementale à la fusionner avec la Cité des sciences et de l’industrie.

Ce processus conduira inévitablement à sa fragilisation voire sa disparition.

Il y a quelques mois, ce projet avait été arrêté grâce à l’action des personnels de l’établissement et du très fort soutien des scientifiques. Aujourd’hui, le gouvernement revient à la charge, avec l’annonce par le ministère de la culture d’un décret organisant cette fusion, très contestée.

Pour le Parti socialiste, le développement de la citoyenneté repose sur l’éducation en général. Dans notre société où la science joue un rôle majeur, les lieux comme le Palais de la découverte participent de cette éducation sous une forme originale et nécessaire, en faisant découvrir, aux jeunes et moins jeunes, la science de manière très pédagogique et didactique. Le projet du gouvernement va à rebours de l’histoire, car il convient de développer ce type d’établissement au lieu de les faire disparaître.

Le Parti socialiste apporte son soutien aux personnels du Palais de la découverte, et s’associe à tous ceux qui contestent son affaiblissement. Avec ses élus locaux, il prendra part aux différentes initiatives permettant de trouver une solution de sortie de crise.

Bertrand Monthubert, mathématicien et secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche, participera ce mardi 24 mars, à la soirée « Sauvons le palais de la découverte », en faisant un exposé de mathématiques.

Communiqué de Bertrand Monthubert, secrétaire national à la recherche et à l’enseignement supérieur, Bruno Julliard, secrétaire national à l’éducation et Sylvie Robert, secrétaire nationale à la culture, le 24 mars 2009

10 février 2009

Crise dans les universités

Filed under: Education,Services publics — PS-Saint-mande @ 19:02

La crise s´installe durablement dans les universités. Le Parti socialiste avait pourtant prévenu le gouvernement que la réforme du statut des enseignants-chercheurs était en train de prendre une dimension très préoccupante dans un contexte injustifiable de suppression de postes.

La réforme de la formation des enseignants est également rejetée faute de concertation et de négociation préalables. De surcroît, la réforme des organismes publics de recherche vise au démantèlement du CNRS et au-delà à l’affaiblissement de la recherche fondamentale pluridisciplinaire.

Le Parti socialiste soutient la mobilisation des étudiants et des personnels de la recherche et des universités. Il donne rendez -vous à tous ceux qui sont attachés à une recherche et à un enseignement supérieur de qualité, lors des manifestations du mardi 10 février.

Il rappelle qu’il est favorable à un moratoire des réformes engagées, au gel des suppressions d’emplois et à une réorientation du budget 2009.

Il est plus que temps pour le gouvernement de changer de cap.

Le Parti socialiste soutient la demande formulée par les députés Marietta Karamanli et Jean-Yves Le Déaut de constitution d’une mission parlementaire qui, associée à une suspension des réformes et au rétablissement des emplois scientifiques supprimés, doit permettre de restaurer la sérénité dans les universités et organismes de recherche.

Communiqué du Secrétariat national

3 février 2009

Les universités : fer de lance de notre avenir

Filed under: Education,Services publics — PS-Saint-mande @ 23:09

Le président de la République et son gouvernement prennent le risque de faire passer en force des réformes dont l’impact sur nos universités et laboratoires est très négatif. Ils sont sourds aux nombreuses alertes répétées lancées par la communauté universitaire et scientifique ces dernières semaines.

Les enseignants-chercheurs, les personnels des universités et des organismes de recherche, sont en grève pour protester contre l’agitation du pouvoir : réforme du statut des enseignants-chercheurs, formation des enseignants, suppression d’emplois scientifiques, destruction du CNRS.

Ce qu’ils demandent est à la fois simple et légitime : il s’agit de suspendre les réformes en cours, de rétablir les emplois scientifiques supprimés et d’ouvrir une véritable concertation avec le gouvernement.

Le Parti socialiste apporte son plein soutien au mouvement en cours et redemande un moratoire des réformes engagées, ainsi que le gel des suppressions d´emploi dans la fonction publique. Il réclame, par ailleurs, une réorientation du budget 2009 favorisant les indispensables créations d’emplois.

Dans un tel contexte, on ne peut plus s’étonner de la crise de confiance que traverse le pays. Celui-ci ne croit plus en son avenir ; et pour cause puisqu’on a sapé depuis six ans les principaux piliers qui assurent le devenir de nos sociétés, au premier rang desquels se trouvent la  formation et la recherche.

Communiqué de Martine AUBRY, Première secrétaire
et de Bertrand MONTHUBERT, Secrétaire national à l’Enseignement supérieur et à la Recherche

19 janvier 2009

Valérie Pécresse tente de détourner l’attention

Filed under: Education,Services publics — PS-Saint-mande @ 12:12

Face aux protestations de la communauté universitaire et scientifique, deux jours avant une journée de mobilisation, Valérie Pécresse tente de détourner l’attention en annonçant la création de classes préparatoires dans les universités.

Valérie Pécresse sort dans le Journal du Dimanche une idée du chapeau, qui n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. D’abord, parce que des classes préparatoires universitaires existent déjà, contrairement à ce que laisse entendre la ministre. Une extension de ce type de filière nécessite des moyens importants, notamment humains, alors qu’à l’inverse le gouvernement supprime des emplois dans les universités et les organismes de recherche. Ensuite, les besoins d’amélioration de l’encadrement pédagogique en premier cycle universitaire sont très importants, et doivent constituer une priorité afin de faciliter la transition entre le lycée et l’université, et réduire le taux d’échec.

La déclaration de Valérie Pécresse est en complète contradiction avec sa politique réelle, qui est de laisser les universités dans la misère, malgré les grands discours sur des moyens nouveaux qu’on ne voit pas arriver.

Le Parti Socialiste a pour objectif l’élévation du niveau de formation dans notre pays, et la démocratisation des études supérieures, afin que chaque étudiant puisse trouver sa place dans une filière adaptée à sa motivation et son projet personnel. Cela suppose un rapprochement des différentes filières de formation : universités, classes préparatoires, écoles, BTS, IUT… La ségrégation sociale se joue aussi entre ces filières, et il faut augmenter d’urgence la dépense par étudiant à l’université, qui n’est actuellement que la moitié de celle des classes préparatoires ou des BTS.

Communiqué de Bertrand MONTHUBERT,
Secrétaire national à la Recherche et à l’enseignement supérieur

4 décembre 2008

Manifestation samedi 6 décembre pour une politique éducative ambitieuse

Filed under: Education,Services publics — PS-Saint-mande @ 13:29

Les militants socialistes du Val-de-Marne participeront à la manifestation départementale « contre la casse de l’éducation nationale » appelée par plusieurs organisations syndicales et par l’association de parents d’élèves FCPE :

Samedi 6 Décembre à 10h30 du Rectorat à la Préfecture de Créteil.

 Le contexte actuel est en effet très préoccupant pour l’avenir de l’éducation nationale qui subit les attaques répétées du gouvernement et les provocations incessantes du ministre Xavier Darcos (suppressions de postes massives, et  notamment des RASED, suppression de deux heures d’enseignement hebdomadaires en élémentaire, remise en cause de la maternelle, annonces multiples sur la réforme du lycée et du bac pro, instauration de la semaine de quatre jours sans concertation…)
Le point de RDV pour les militants PS est à la Fédération socialiste du Val-de-Marne, 96 avenue de Général de Gaulle : nous rejoindrons ensemble le rectorat.

RDV à 10h 30 devant le Rectorat de Créteil

4, rue Georges Enesco

Départ vers la Préfecture

21 novembre 2008

Encore un combat de gagné !

Filed under: Education — PS-Saint-mande @ 14:00

Abrogation de l’article 89, les socialistes et tous les laïcs s’en félicitent et resteront vigilants.

Depuis 4 ans, les socialistes et leurs parlementaires demandent l’abrogation de l’article 89 de la loi du 13 août 2004 créant l’obligation pour les communes de financer la scolarité de leurs élèves de résidence fréquentant les écoles privés dans d’autres communes, sans aucune condition.
Cet article créait, en effet, une inégalité flagrante et choquante entre l’enseignement privé et public au détriment de celui-ci pour lequel un tel financement est soumis à un encadrement très rigoureux.

Depuis 4 ans, à de nombreuses reprises, la Droite et ses gouvernements ont rejeté nos propositions législatives, obsédés qu’ils étaient de défendre leur priorité à l’enseignement privé.
Mais la justice a créé un état de fait nouveau, montrant que notre interprétation était juste.
Aujourd’hui, 19 novembre en réponse à une question d’actualité, Madame Alliot-Marie vient de changer d’avis et de se ranger à notre avis : l’article 89 sera abrogé et le strict principe de parité public/privé rétabli par une proposition de loi sénatoriale à laquelle le gouvernement vient de donner son feu vert.

Quatre ans de combat sont ainsi couronnés de succès et les socialistes et tous les laïcs, tout en restant vigilants quant au contenu de cette proposition de loi, ne peuvent que s’en réjouir pour l’enseignement public.

Communiqué de Jean Glavany
Secrétaire national chargé de la Laïcité

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19 novembre 2008

Le jeudi 20 novembre grève à l’Education Nationale.

Filed under: Education,Services publics — PS-Saint-mande @ 10:04

Les enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes dans l’Education nationale, notamment dans le réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).

Parmi les 30.627 postes de fonctionnaires supprimés l’an prochain, 13.500 concernent l’Education nationale.

« Pour la première fois dans le premier degré, une augmentation de près de 20.000 élèves s’accompagnera de la suppression de 5500 postes et, sans aucune concertation ou évaluation, de l’annonce de la suppression des réseaux d’aides aux élèves en difficulté« , annonce le SNUIPP-FSU.

La quasi-totalité des syndicats enseignants du primaire (public et privé) et du secondaire (de la CGT au Snalc), ainsi que le Snesup (premier dans l’enseignement supérieur) appellent à la grève et à manifester.

A l’heure où des milliards d’euros ont été mobilisés pour soutenir les banques, ils déplorent le manque de moyens pour l’éducation et les suppressions de postes d’enseignants (8.500 en 2007, 11.200 en 2008, 13.500 en 2009).

Pour le syndicat SE-Unsa , il y a un manque évident de dialogue social du ministre, voire un véritable « mépris ». « Les collègues sont excédés de la façon dont le ministre les traite, de la mise en cause de leur professionnalisme, des pressions administratives quotidiennes ».

Martial

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