Le blog du PS de Saint-Mandé

11 février 2010

Café citoyen sur la fiscalité en Ile-de-France

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,Régionales 2010,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 13:08

Ce samedi 13 février de 16h à 18h, le PS et ses candidats aux élections régionales organisent un café citoyen sur la fiscalité en Ile-de-France. En présence de Jean-Jacques Bridey, maire de Fresnes, président du groupe socialiste au Conseil général et président de l’OPHLM Val-de-Marne. Impots, taxe professionnelle, taxe carbone, venez débattre.
RDV: café « Le Fontenay », 146 rue Dalayrac à Fontenay

3 février 2010

Les effets prévisibles de la réforme de la taxe professionnelle

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 19:28

Nous reprenons ici une information relayée par David Dornbusch et issue du blog de notre camarade Benoit Willot de Joinville.
Au niveau de la 6e circonscription, Saint-Mandé et surtout Vincennes sont de très grandes gagnantes de la réforme de la taxe professionnelle (TP), qui favorise les bureaux aux dépens des usines. Vincennes, Saint-Mandé et les autres villes “à bureau” s’en sortent très bien, Fontenay où les infrastructures (RATP, Cenexi) et les bureaux (Val de Fontenay) s’équilibrent, s’en sort tout juste avec un gain estimé de 100 000 euros. Les villes à très fortes infrastructures (voir ci-après) dont pénalisées. On peut d’ores et déjà prévoir l’effet pervers de la nouvelle taxe: la floraison de bâtiments de bureaux au dépens d’usines qui partiront définitivement sous d’autres cieux.
Les services du ministère des finances ont livré, un mois après le vote de la suppression de la TP, une simulation de ses effets. Principal impôt des collectivités territoriales, la TP laisse la place à deux ‘contributions’, terme que l’on semble désormais préférer aux traditionnels ‘impôts’ et ‘taxes’. Les gagnants seront, quelle surprise, les collectivités riches accueillant beaucoup d’entreprises: Neuilly-sur-Seine, Deauville, les Hauts-de-Seine ou Paris. Les perdants seront les villes industrielles (Dunkerque, St-Nazaire) et les communes accueillant peu d’entreprises. Un mécanisme de péréquation garantit en 2010 de recettes égales à celles de 2009. Il continuera de s’appliquer ensuite, sans être revalorisé, tandis que la nouvelle taxe (CVAE) progressera de 2,5 %. Les écarts se creuseront donc rapidement entre les heureux bénéficiaires et les autres.
Dans le Val-de-Marne, six communes pourraient voir, avec la réforme, leurs produits fiscaux diminuer de plus de trois millions d’euros : Vitry (qui perdrait 15,9 millions d’euros), Bonneuil, Orly, Valenton, Ivry, Villeneuve Saint Georges.
Dans le même temps, six autres communes verraient au contraire augmenter leurs recettes fiscales de plus de trois millions d’euros : Saint-Maur (qui gagnerait 11,5 millions d’euros), Maisons-Alfort, Vincennes, Charenton, Thiais et enfin Saint-Mandé, dont les ressources fiscales, selon les prévisions de Bercy, pourraient augmenter de 3 080 367 euros, soit une hausse de plus de 22 %.
On remarquera, car ce n’est évidemment pas un hasard, que les six communes perdantes ont toutes des maires de gauche (5 PCF, un divers gauche). Quant aux six communes gagnantes, elles sont toutes dirigées par des élus « majorité présidentielle » (5 sont UMP, un Nouveau Centre).

26 janvier 2010

Rencontre avec Hervé Kempf

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,Environnement - Agriculture — PS-Saint-mande @ 8:40

Dans le cadre des « entretiens de Solférino », Laurence Dumont, secrétaire nationale à la formation, et Emmanuel Maurel, secrétaire national à l’université permanente, organisent, mercredi 27 janvier 2010 de 18h30 à 20h30 au siège du PS, un débat avec Hervé Kempf, journaliste scientifique, autour de son dernier livre :  Pour sauver la planète, sortez du capitalisme (Édition du Seuil, Paris, 2009).
Inscription obligatoire auprès de Christine
E-mail : formation@parti-socialiste.fr
Tel : 01 45 56 76 13

2 novembre 2009

Rencontre-débat à Villejuif sur l’avenir de la Poste

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,Services publics,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 8:48

Le Collectif villejuifois contre la privatisation de la Poste invite tous les citoyens à une rencontre-débat jeudi 5 novembre 2009 à partir de 19h, sur le thème: « L’avenir de la Poste: quelle entreprise pour quel service public ? » Seront notamment présents: Danièle Linhart, sociologue du travail, et Bruno Tinel, économiste.
RDV: salle du conseil municipal de la mairie de Villejuif.
Le Collectif villejuifois : citoyens de la ville, Attac, CGT, Les Verts, NPA, MRC, PCF, PG, PS, groupe des élus communistes, partenaires et citoyens, groupe des élus socialistes et apparentés.

31 octobre 2009

Rassemblement pour la sauvegarde de la Poste

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,Services publics — PS-Saint-mande @ 20:33

Le gouvernement restant sourd aux 2,3 millions de voix qui se sont exprimées lors de la votation du 3 octobre, un rassemblement est organisé par le Comité national contre la privatisation de la Poste lundi 2 novembre de 18h à 20h devant le Sénat (rue Rotrou), au moment où débute l’examen du projet de loi sur la Poste. Au programme: projections, musique, témoignages.

Sur ce même sujet, nous reproduisons ci-dessous le communiqué du 23 octobre de Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics:
« La Commission des affaires économiques du Sénat vient d’adopter le texte prévoyant le changement de statut de la Poste. Quelques amendements présentés par le rapporteur UMP ont été adoptés contre l’avis du gouvernement pour faire préciser que le capital de l’établissement sera détenu à 100 % par l’Etat et des personnes de droit public. C’est dire la confusion qui règne dans la majorité et l’inquiétude de ses élus face au projet gouvernemental. Il a fallu un autre amendement de la majorité pour garantir le financement de la présence territoriale.
Incertitudes, inexactitudes, mensonges : tout dans ce projet marque l’insincérité du gouvernement. La campagne menée, à grands frais, par le premier ministre qui a écrit aux maires pour les convaincre de soutenir ce projet, la convocation des cadres dirigeants pour porter la bonne parole traduit cette fébrilité.
Autre scandale : non seulement il va falloir privatiser la Poste, mais en plus il faudrait subventionner les opérateurs privés qui veulent s’imposer sur le marché. Le culot ne manque aux concurrents potentiels qui ont par la voix de la FAPA (Fédération des acteurs postaux alternatifs) prétendu que La Poste bénéficie d’une position indue à cause de son « de savoir-faire » et de la « valeur de sa marque ». Les Français vont devoir payer pour la privatisation de la Poste et payer pour que ses concurrents s’imposent sur le marché ! De qui se moque-t-on ?
Le Parti socialiste demande le retrait pur et simple de ce projet qui détruira un fleuron du service public à la française. La Poste doit continuer à se moderniser, à offrir un service de qualité à ses usagers, cela est possible et nécessaire, mais il n’y a aucunement besoin de ce projet néfaste pour l’établissement public. »

21 octobre 2009

Les vrais enjeux de l’aménagement de la Défense

Nous reproduisons ci-dessous l’entretien accordé par Patrick Jarry au Monde daté du 21 octobre (n° 20136, p. 10), entretien qui offre un éclairage important sur les projets d’aménagement de la Défense.

« Le maire (PCF) de Nanterre, Patrick Jarry, devrait être candidat contre Jean Sarkozy, le 4 décembre, à la présidence de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (EPAD). Conseiller général des Hauts-de-Seine, il préside l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa) qui associe la Ville et l’Etat dans le pilotage de grands projets urbains à Nanterre. Il combat le projet du gouvernement de fusionner l’EPAD et l’Epasa dans une seule structure que présiderait M. Sarkozy.

En tant que chef de file de la majorité UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, Jean Sarkozy n’a-t-il pas la légitimité pour présider l’EPAD ?
Jean Sarkozy est conseiller général du canton de Neuilly-sur-Seine-Sud. Cette ville ne figure pas dans le périmètre de l’EPAD. Elle n’est pas plus concernée par l’établissement d’aménagement que le gouvernement veut créer et qui prévoit, en revanche, que l’Etat intervienne sur 50 % du territoire de Nanterre.
Nicolas Sarkozy soutient la candidature de son fils parce qu’il n’a pas de majorité politique dans les Hauts-de-Seine sur son projet d’extension de la Défense. Sa candidature traduit son entêtement à vouloir se doter d’un outil capable de réaliser 2,5 millions de m2 de bureaux supplémentaires à la Défense et autour dans les années qui viennent. Ce dont ni Nanterre, ni Puteaux, ni Courbevoie, ni la Garenne-Colombes – trois villes UMP – ne veulent. Avec la suppression de la taxe professionnelle au 1er janvier 2010, les communes ne peuvent plus espérer la manne fiscale que rapportait la Défense. Les maires sont conscients du refus des habitants d’un projet de ville conçu sans eux dans lequel il s’agit pour l’EPAD d’ériger des tours avec des capitaux qu’on va chercher à Shanghaï, à Dubaï ou en Russie.

Que proposez-vous ?
Compte tenu de l’hostilité des élus et de l’indignation de l’opinion publique, le chef de l’Etat devrait ajourner l’élection de Jean Sarkozy, le 23 octobre, par le conseil général des Hauts-de-Seine au poste d’administrateur de l’EPAD. Il devrait annoncer qu’il retire les deux décrets qui prévoient la fusion de l’EPAD et de l’Epasa.

Ensuite ?
Il faudra enfin se décider à soumettre la Défense aux lois de la République. Pourquoi y aurait-il une exception pour l’Ouest parisien ? Les maires de Courbevoie, Puteaux, Suresnes, Rueil-Malmaison, La Garenne-Colombes et Nanterre ont écrit, en juillet, au secrétaire d’Etat à la région capitale, Christian Blanc, pour lui demander d’être associés à une réflexion collective sur l’aménagement de leur territoire. Il nous a été répondu, en substance, que la Défense était chasse gardée de l’Elysée.

Pourquoi selon vous ?
L’Elysée est embarqué dans une fuite en avant concernant l’extension du quartier d’affaires et une tentative de sauvetage financier de l’EPAD. Le plan de renouveau de la Défense, voulu par Nicolas Sarkozy en 2006, prévoit 450 000 m2 de nouveaux bureaux d’ici à 2016 sur le seul site de la Défense. Même s’il est mené à bien – ce qui est loin d’être acquis -, l’EPAD risque un déficit de 160 millions d’euros s’il réalise dans la même période les grands travaux jugés nécessaires à la modernisation du site.
En regroupant l’EPAD et l’Epasa, le gouvernement espère engranger des profits pour la Défense grâce aux opérations immobilières réalisées sur Nanterre. Mais cela ne sera pas possible étant donné la difficulté à aménager les terrains visés sur notre commune. Cela supposerait de sur-densifier les surfaces à construire, de privilégier le tout-bureaux et les logements de standing là où la ville de Nanterre et l’Epasa travaillent justement, depuis 2000, à un projet urbain en rupture avec celui de la Défense respectueux de l’environnement et qui inclut des logements à loyer maîtrisé. Le projet du gouvernement est humainement insupportable et techniquement irréaliste. Il faut qu’un vent d’ouest nouveau souffle sur la Défense.

Propos recueillis par Béatrice Jérôme »

19 octobre 2009

Café politique à Vitry: « penser la richesse autrement, dépasser le PIB »

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,PS,Saint-Mandé,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 10:09

La section socialiste de Vitry-sur-Seine lance des cafés politiques pour construire des espaces de réflexion et de dialogue, ouverts à tous les militants, sur certains grands sujets de société.
Le premier café politique aura lieu le mercredi 21 octobre à 20h30. L’invitée en sera Dominique Méda, philosophe du travail et sociologue ayant beaucoup travaillé sur le modèle social scandinave et la place des femmes dans la société. Le thème de cette rencontre, « penser la richesse autrement, dépasser le PIB », pose la question de la prise en compte de notions aussi difficiles à appréhender que le développement durable ou le bonheur dans la mesure de la croissance.
RDV à la Brasserie des arts, en face du musée MacVal, 1 avenue Eugène Pelletan à Vitry-sur-Seine.

16 octobre 2009

Une journée de débat et de propositions avec l’ensemble des partis de gauche et des syndicats

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité,PS — PS-Saint-mande @ 9:09

Nous reproduisons le programme de la journée « Au travail pour l’emploi! », ouverte à tous les militants, qu’organise le PS samedi 17 octobre 2009 à La Bellevilloise (21 rue Boyer, Paris 20e, métro Gambetta ou Ménilmontant):

9h15 Ouverture des travaux, par Harlem Désir
9h30 – 10h45 : Table ronde n°1 suivie d’un débat
Comment protéger les salariés victimes de la crise ? Quels changements pour demain ?
– La sécurité sociale professionnelle
– La réforme de la gouvernance des entreprises

Grand témoin en vidéo d’introduction : Robert Castel
Intervenants :
– CFDT : Marcel Grignard, secrétaire général adjoint
– CGT : Thierry Lepaon, membre de la commission exécutive
– UNSA : Dominique Corona, secrétaire nationale à la formation syndicale
Animateurs : Alain Vidalies, secrétaire national à l’emploi et au travail et Pascale Gérard, secrétaire nationale à la formation et à la sécurité sociale professionnelle. Intervention à la tribune d’une représente du collectif national pour les droits des femmes à l’occasion de la journée de mobilisation du 17 octobre.

10h45 – 12h : Table ronde n°2 suivie d’un débat
Une autre volonté industrielle pour la France
La place des territoires dans la bataille pour l’emploi

Grand témoin en vidéo d’introduction : Jean-Claude Andréini (PDG Burgeap)
Intervenants :
– CFTC : Joseph Thouvenel, secrétaire général adjoint politique industrielle
– CFE-CGC : Bernard Van Craeynest, président
– FO : Marie-Suzie Pungier, membre du bureau confédéral chargée de l’économie et de l’aménagement du territoire
– Serge Bardy, conseiller régional, Pays de la Loire, vice-président de la commission action économique
Animateurs : Guillaume Bachelay, secrétaire national à l’industrie et Delphine Mayrargue, secrétaire national adjointe à l’emploi et au travail

14h – 15h15 : Table ronde n°3 suivie d’un débat
L’emploi des jeunes
Grand témoin en vidéo d’introduction : Nicole Maestrachi (Présidente de la FNARS)
Intervenants :
– CFDT : Thibault Weber, secrétaire national aux jeunes
– FSU : Thierry Reygades, secrétaire national pour l’enseignement technique
– Génération précaires : Julien Bayou
– UNEF : Jean-Baptiste Prévost, président
Animateurs : Marisol Touraine, secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale et Antoine Détourné, président du MJS

15h15 : Invitation à débattre à l’ensemble des partis de gauche : PCF, Verts, MRC, PRG et PG
Intervenants :
– MRC (intervenant à préciser)
– PCF : Pierre Laurent
– PRG : Roger-Gérard Schwartzenberg
– PS : Claude Bartolone
– Verts : Jean-Vincent Placé
16h15 : Conclusion de Martine Aubry

25 septembre 2009

Taxation des accidentés du travail : encore une fois, les salariés vont devoir payer pour financer les cadeaux fiscaux aux plus riches

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité — PS-Saint-mande @ 14:42

La proposition de Jean-François Copé et du gouvernement de fiscaliser, c’est-à-dire d’imposer comme un revenu normal, les indemnités des accidentés du travail est absolument scandaleuse.
Pour récupérer 150 millions d’euros pour le budget de l’Etat, les salariés victimes d’accidents du travail vont voir leur indemnité encore réduite, alors qu’elle est déjà égale à 80 % de leur salaire. Dans le même temps, à cause de la réforme de l’impôt sur le revenu, du bouclier fiscal et de la baisse de l’impôt de solidarité sur la fortune, les plus riches ont vu leurs impôts réduits depuis 2002 de plus de… 20 milliards d’euros. Encore une fois, le gouvernement est pris en flagrant délit d’injustice fiscale.
Cette mesure est d’autant plus aberrante que les conditions de travail se dégradent dans notre pays. Le gouvernement croit-il qu’il diminuera le nombre d’accidents au travail en taxant les accidentés ? Cela n’a aucun sens.
Il ferait mieux d’agir en faveur des accidentés du travail plutôt que de s’attaquer aux victimes et aux salariés fragilisés. Il est urgent aujourd’hui de renforcer les moyens de prévention des accidents du travail, de mieux associer les syndicats aux décisions dans l’entreprise et sur les lieux de travail. Il convient aussi de sanctionner les employeurs qui sont les premiers responsables de la dégradation de cette situation.
Le Parti socialiste demande à la majorité et au gouvernement de renoncer à cette mesure particulièrement inique.

Communiqué de Marisol Touraine, secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale, et Alain Vidalies, secrétaire national à l’emploi et au travail, le 23 septembre 2009

7 août 2009

Alors que la crise est loin d’être terminée, les pratiques financières scandaleuses sont de retour

Filed under: Economie - Emploi - Fiscalité — PS-Saint-mande @ 21:56

Dans des discours tonitruants et promus comme tels (Toulon le 25 septembre 2008, Saint-Quentin le 24 mars 2009, congrès de Versailles le 22 juin 2009), le président de la République a annoncé « une moralisation du capitalisme » et promis la fin des bonus exubérants et des parachutes dorés en contrepartie des aides accordées aux banques. Le décalage entre les mots et les actes est total.
L’annonce non démentie de la constitution d’une réserve d’un milliard d’euros de bonus par BNP Paribas aux managers, traders, gestionnaires de portefeuilles d’actions, analystes financiers… d’une de ses filiales, sonne comme un véritable scandale.
Que l’on se souvienne des 5 milliards d’euros d’aides et de garanties d’Etat alloués lors du « plan de sauvetage des banques » pour faire face au risque de crise de liquidités et au rachat de Fortis. Sans ce soutien de la puissance publique, BNP Paribas n’aurait pu réaliser 1,6 milliard d’euros de bénéfice au deuxième trimestre et reconstituer ses marges, alors même qu’elle assèche le crédit aux particuliers et aux PME.
Alors qu’en avril dernier, les dirigeants du G20 en appelaient à une moralisation des pratiques financières et à une limitation des rémunérations au sein des activités de marchés et de capitaux, la vérité des faits contredit une fois de plus violemment ces effets d’annonce.
Chacun mesure aujourd’hui la faute économique, politique et morale qui a consisté, de la part du gouvernement, à ne pas entrer dans le capital des établissements bancaires qui ont reçu l’aide de l’Etat, exigence sans cesse formulée par le Parti socialiste et l’ensemble de la gauche.
Alors que la crise n’est pas terminée, les pratiques qui en sont à l’origine sont déjà de retour. Nous sommes loin de l’indispensable changement de système économique permettant la sortie de crise.
Le Parti socialiste appelle le président de la République à transformer ses appels à la moralisation et à l’autorégulation par les acteurs financiers de leur comportement en des faits concrets. Dans la perspective du prochain G20 qui se réunira à Pittsburgh en septembre, au sein de l’Union européenne et d’abord en lien avec l’Allemagne, il appartient à la France de prendre vraiment la tête d’un encadrement des pratiques financières et d’un plafonnement des rémunérations des acteurs du secteur. Les choix pratiqués dans l’hexagone doivent avoir valeur d’exemple, donc d’impulsion : les Français attendent de leur gouvernement qu’il fasse respecter par les banques l’ensemble des contreparties fixées en échange des aides reçues.

Communiqué de Martine Aubry, première secrétaire, et Guillaume Bachelay, secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux NTIC, le 5 août 2009

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