Le blog du PS de Saint-Mandé

6 juillet 2009

Vers un renforcement du contrôle des ondes à Paris

Filed under: Environnement - Agriculture,Santé - Famille — PS-Saint-mande @ 14:15

Mis en place en mars dernier par la Ville de Paris suite à une première décision de juin 2008, le jury de citoyens « Ondes, santé, société » a rendu ses dix recommandations le 18 juin 2009. Il préconise en autres des lieux publics privilégiant la transmission filaire et modérant les ondes Wi-Fi, le non-dépassement d’un seuil de 0,6 v/m, une mutualisation accrue des réseaux, une vaste campagne d’information et la reconnaissance de « l’électro-hypersensibilité ».  Le jury préconise par ailleurs la création d’une entité de contrôle et de suivi des ondes, du type Air Parif. Chargée de réaliser des mesures en continu, de fournir aux particuliers des instruments de mesure portatifs, de publier les relevés obtenus ainsi que la carte des implantations d’antennes, cette autorité, outre constater les infractions et saisir les services juridiques compétents, pourrait également constituer une cartographie servant de cadastre électromagnétique consultable en ligne.

18 juin 2009

Recycler et valoriser nos déchets ménagers : un enjeu local fort

Filed under: Environnement - Agriculture,Val-de-Marne — PS-Saint-mande @ 21:21

Le développement durable est plus que jamais au centre des débats politiques : consommation responsable, économie d’énergie, préservation des ressources naturelles, etc. Les prochains mois seront marqués par trois enjeux majeurs pour la politique de gestion des déchets ménagers en Ile-de-France, et plus particulièrement dans le Val-de-Marne :
-le vote en octobre par le conseil régional du plan régional d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PREDMA)
-entre septembre et décembre, le débat public sur le projet de renouvellement du centre de traitement des déchets ménagers à Ivry-Paris XIII
-l’adoption définitive par l’Assemblée nationale de la première loi issue du Grenelle de l’environnement
Afin de mieux appréhender ces enjeux majeurs pour nos territoires, la fédération PS du Val-de-Marne invite ses militants à une réunion thématique sur la gestion des déchets en Ile-de-France, au cours de laquelle seront présentés le PREDMA et le projet Ivry-Paris XIII.

RDV : mercredi 24 juin 2009 à 20h, Maison de la citoyenneté, 25 avenue J.-J. Rousseau, Ivry-sur-Seine (RER C)

13 juin 2009

Un programme salutaire

Filed under: Environnement - Agriculture,PS Saint-Mandé,Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 21:29

Saluons ici l’initiative de Brigitte Arthur, conseillère municipale Verte de la liste « Saint-Mandé, ouvrons l’avenir », à l’origine de l’adhésion de notre commune au programme de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF) baptisé « L’abeille, sentinelle de l’environnement ». Ce programme rencontre un écho grandissant dans notre pays: le Langedoc-Roussillon, première collectivité territoriale associée (dès décembre 2005), a depuis été rejoint par 4 autres régions (dont l’Ile-de-France en mars 2008), 2 conseils généraux et plusieurs grandes villes (Nantes, Lille, Besançon, Montpellier). A Saint-Mandé, les six ruches installées ce matin viennent, outre leur fonction environnementale de premier plan, redonner un peu de vie et de gaieté à la bien morne tranchée du RER A. Quelques grammes de légèreté qui contrastent avec la tendance « monumentale » à laquelle la mairie nous a hélas trop souvent habitués dans ses choix d’aménagement urbain (voir les énormes pots de l’avenue de Paris ou le récent jardin Alexandra David-Néel).

22 avril 2009

La Marianne en chocolat

Filed under: Environnement - Agriculture,Saint-Mandé — PS-Saint-mande @ 21:52

Le dernier Bulletin municipal officiel (n° 154, février-mars 2009) consacre sa une et un dossier de 9 pages à l’attribution à Saint-Mandé de la « Marianne d’or de l’environnement », qui vient couronner une ville qui se veut, en toute modestie, « avant-gardiste dans la lutte contre le réchauffement climatique » (p. 7). Sur un sujet d’une telle importance, rien ne serait pire qu’une mise en scène truqueuse. Saint-Mandé Infos fait donc preuve d’une implacable rigueur.
Une photographie de Nathalie Kosciusko-Morizet serrant la main d’un employé municipal (p. 7) accompagne le titre « Une Marianne d’or pour les agents communaux saint-mandéens. » L’image date de 2007 ? Qu’à cela ne tienne : cette récompense, dit l’article, a bien été attribuée « dans le cadre du Grenelle de l’environnement », comme en témoignent de jolis petits macarons tricolores dont le bulletin est parsemé. Ainsi donc, pas d’erreur, ce sont les plus hautes sphères de l’Etat qui viennent saluer la politique visionnaire de Patrick Beaudoin. Est-il besoin de préciser que « le concours de la Marianne d’or honore les communes de métropole et d’outre-mer qui méritent que leurs initiatives, actions, politiques soient connus et reconnus, et deviennent une référence au niveau national », dixit le secrétaire général du concours, d’une insoupçonnable neutralité ? Désormais, c’est sûr : Saint-Mandé est un phare, une lumière pour la France.
Evidemment, il y aura des grincheux pour aller se demander qui exactement décerne ce prix, pourquoi GDF-Suez en est le partenaire, pourquoi cette récompense, bien que remise dans la pompe officielle, semble n’émaner d’aucune instance officielle de la République, pas même du ministère de l’écologie. Il suffit pourtant de contempler ce buste doré, rayonnant, cette poitrine pudiquement voilée qui guide le regard vers le socle frappé des lettres « R.F. » Ceux qui douteraient encore de la valeur de ce « prix d’excellence des municipalités de France » n’ont qu’à se reporter au site officiel du concours, qui expose en toute transparence des critères d’évaluation draconiens : « Avoir une diversité dans les approches », « Pratiquer la concertation et le dialogue », « Communiquer avec objectivité et sans sectarisme », et aussi « Aimer les gens, aimer la République ». De toute façon, le concours repose sur une « expertise reconnue », c’est écrit en toutes lettres. Il est notoirement sélectif : tout au plus 25 lauréats cette année, tous félicités pour leur courage en matière de protection de l’environnement. Le palmarès témoigne d’ailleurs d’un pluralisme remarquable : seulement deux fois plus d’élus de droite que de gauche. Des hommes et des femmes de terrain, souvent peu connus des médias, et qui excellent à « encourager les nouvelles générations à participer à la vie publique », au premier rang desquels Patrick Ollier et Bernard Accoyer, enfin réconciliés.
La Marianne d’or de l’environnement, c’est le signe que le développement durable est désormais un sujet grave dans notre pays, un sanctuaire à l’abri des petites politesses du monde politique. C’est aussi le triomphe de la compétence et de l’objectivité : le prochain concours de Miss France ferait bien de s’en inspirer.

10 novembre 2008

Pour réfléchir et pour connaître…

Extraits de la déclaration de Maputo – Vème conférence Internationale de La Via Campesina * :

Nous, hommes et femmes, sommes les gens de la terre, ceux et celles qui produisent l’alimentation du monde. Nous avons le droit de continuer à être paysannes et paysans et la responsabilité de continuer à nourrir nos peuples. Nous, hommes et femmes, prenons soin des semences, qui sont la vie et pour nous, l’acte de produire est un acte d’amour. L’humanité a besoin de nous, et nous refusons de disparaître.

Nous, La Via Campesina, mouvement mondial d’organisations de femmes rurales, de paysans, de paysannes de petits agriculteurs et agricultrices, travailleurs et travailleuses des campagnes, peuples indigènes, afro-descendants, d’Asie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, sommes réunis à Maputo, Mozambique, du 19 au 22 octobre 2008 pour notre Ve Conférence Internationale. […]

Nous sommes réunis pour réaffirmer notre détermination à défendre l’agriculture paysanne, nos cultures et notre droit à continuer d’exister en tant que peuples avec une identité propre. Nous sommes plus 550 personnes, dont 325 délégués et déléguées venant de 57 pays, représentant des centaines de millions de familles paysannes. […]. Au cours de cette Ve Conférence Internationale, nous avons ratifié également l’adhésion de 41 nouvelles organisations de La Via Campesina et nous avons compté avec la participation de nombreuses organisations et mouvements alliés du monde entier, au cours de notre première Assemblée avec les alliés de La Via Campesina.

[…]

L’offensive du capitalisme dans les campagnes, les crises multiples et le dépouillement des peuples paysans et indigènes

Dans le contexte mondial actuel, nous sommes confrontés à une convergence de plusieurs crises : alimentaire, climatique, énergétique et financière. Ces crises trouvent leurs origines communes dans le système capitaliste et plus récemment dans la dérégulation effrénée de ses domaines d’activité respectifs d’activité économique, qui donnent la priorité au commerce et au profit. Dans les régions rurales du monde entier, nous avons vu une offensive féroce du capital et des entreprises multinationales sur l’agriculture et les biens naturels (eau, forêts, minerais, biodiversité, terre, etc.) qui se traduit par une guerre d’expulsion contre les populations paysannes et les peuples indigènes, en utilisant des prétextes fallacieux comme les arguments erronés qui soutiennent que les agrocarburants sont une solution à la crise climatique et énergétique alors que la vérité montre le contraire.  Quand les peuples exercent leurs droits et résistent à cette expulsion généralisée ou quand ils sont obligés de grossir les flux migratoires, la réponse est toujours plus de criminalisation, plus de répression, plus de prisonniers politiques, plus d’assassinats, plus de murs de la honte et plus de bases militaires.

Souveraineté Alimentaire : la solution aux crises et la vie des peuples

Cependant, la situation actuelle de crise est également une opportunité parce que la souveraineté alimentaire offre la seule alternative réelle tant pour la vie des peuples que pour inverser les crises. La souveraineté alimentaire répond à la crise alimentaire, en se basant sur une production paysanne locale et aux crises climatique et énergétique en s’attaquant aux deux principales sources de gaz à effet de serre, le transport des aliments sur de grandes distances et l’agriculture industrialisée. Enfin, elle interdit la spéculation sur les produits alimentaires afin de réduire la crise financière. Le modèle dominant signifie la crise et la mort ; la souveraineté alimentaire est la vie et l’espoir pour les populations rurales et aussi pour la population consommatrice. La souveraineté alimentaire requiert la protection et la re-nationalisation des marchés nationaux d’aliments, la promotion de circuits locaux de production et de consommation et la lutte pour la terre, la défense des territoires des peuples indigènes et la réforme agraire intégral. Elle se fonde également sur le changement de modèle productif vers une production agro-écologique et durable, sans pesticides et sans OGM et fondée sur les connaissances paysannes et indigènes. Comme principe général, la souveraineté alimentaire se construit à partir de nos expériences concrètes au plan local, c’est-à-dire du local au national.

La crise provoque des souffrances incalculables parmi nos peuples et met à mal la légitimité du modèle néolibéral du « libre échange » et quelques gouvernements locaux et nationaux plus progressistes ont commencé à chercher des solutions alternatives. Au sein de La Via Campesina, nous devons être capables de profiter de ces opportunités.

[…]

L’heure de la souveraineté alimentaire est venue et nous devons prendre l’initiative pour avancer sur ce terrain dans tous les pays. Nous, paysans et paysannes du monde entier, pouvons et voulons nourrir le monde, nos familles et nos peuples, avec des aliments sains et accessibles.

[…]

Nous ne sommes pas seuls : la construction d’alliances

Nous, paysans et paysannes, ne pouvons pas gagner seuls nos luttes pour la dignité, pour un système alimentaire et agraire plus juste et rendre possible un autre monde meilleur. Nous devons construire et renforcer nos alliances naturelles et stratégiques avec les mouvements et organisations qui partagent notre vision ; cela est l’un des engagements spécifiques de cette Ve Conférence.

La jeunesse nous donne l’espoir pour le futur

Le modèle dominant dans les campagnes n’offre aucune alternative pour les jeunes et c’est une raison importante pour changer cela. Les jeunes, hommes et femmes, sont notre base pour le futur et ainsi, nous nous engageons à leur pleine insertion et participation créative à tous les niveaux de nos luttes.

Diversité et unité en défense de l’agriculture paysanne

En tant que mouvement transnational, nous pouvons affirmer que l’une de nos plus grandes forces est notre capacité à réunir différentes cultures et modes de pensée autour d’une même lutte. La Via Campesina constitue un engagement commun de résister et lutter pour la vie et l’agriculture paysanne.

Nous, participants à la Ve Conférence de Via Campesina, nous nous engageons tous à défendre l’agriculture paysanne, la dignité et la vie et gagner le droit à la souveraineté alimentaire. Ainsi sont les paysans du monde et nous refusons de disparaître.

Pour connaître l’exhaustivité de la déclaration :

http://www.viacampesina.org/main_fr/index.php?option=com_content&task=view&id=333&Itemid=1

Martial

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9 novembre 2008

« Nos enfants nous accuseront »

Filed under: Culture - Médias,Environnement - Agriculture — PS-Saint-mande @ 12:04

Sortie le 5 novembre du film « Nos enfants nous accuseront », réalisé par un Français ; il dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides.

Le film :

Dans un petit village français au pied des Cévennes, le maire a décidé de faire face et de réagir en faisant passer la cantine scolaire en bio. Ici comme ailleurs, la population est confrontée aux angoisses relatives à la pollution industrielle, aux dangers de la pollution agro chimique. Ici commence un combat contre une logique qui pourrait devenir irréversible, un combat pour que demain nos enfants ne nous accusent pas.

Pour voir la bonne annonce qui, à elle seule, est déjà un message fort : http://nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/bande-annonce.html

Ce film est soutenu par le MDRGF. Mouvement pour le droit et le respect des générations futures

Martial

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28 octobre 2008

le Parti socialiste met en garde les pouvoirs publics contre la tentation de faire tomber dans la sphère privée la gestion du nucléaire

Filed under: Environnement - Agriculture,Services publics — PS-Saint-mande @ 9:57

Le projet de rachat extrêmement coûteux par EDF des centrales nucléaires vieillissantes et désuètes du britannique British Energy met en péril le développement du groupe EDF en France et en Europe. Cette dérive, si elle était concrétisée, aurait nécessairement des conséquences néfastes pour les Français, qu’il s’agisse du prix de l’électricité, de la qualité du service public énergétique, de l’entretien en France des infrastructures ou des conditions de travail des agents.

Le Parti socialiste rappelle que ce rachat n’est en rien nécessaire aux intérêts d’EDF au Royaume-Uni. EDF détient en effet déjà 100 % de EDF-Energy, ainsi que plusieurs autres sites nucléaires anglais, et d’autres acquisitions sont encore possibles, sans s’engager dans une aventure aussi coûteuse et aléatoire.

En outre, il est manifeste que cette opération est un élément parmi d’autres d’un remodelage du paysage nucléaire français. Après la cession de terrains d’Areva à Suez dans la vallée du Rhône, ou l’annonce d’une offre de centrale nucléaire par Total-Suez-Areva aux Emirats arabes unis, le Parti socialiste met en garde les pouvoirs publics contre la tentation de faire tomber dans la sphère privée la gestion du nucléaire.

Le service public énergétique et la sécurité nucléaire sont des enjeux d’intérêt national. En pleine crise financière, il est primordial que la grande entreprise publique qu’est EDF soit pérennisée.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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22 octobre 2008

Grenelle 1 : oui, mais …

Filed under: Environnement - Agriculture — PS-Saint-mande @ 8:33

L’Assemblée Nationale vient d’adopter en première lecture le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, dit Grenelle 1.
Le Parti socialiste soutient les grands principes fixés par ce texte.

La reconnaissance du progrès social comme fondement des politiques publiques de développement durable, le renversement de la charge de la preuve dans les décisions publiques susceptibles d’avoir une incidence significative sur l’environnement, l’impératif de sobriété énergétique, la rénovation thermique des bâtiments sont autant de principes ou de mesures qui vont dans le bon sens.

Le Parti socialiste constate néanmoins que ce projet de loi manque d’audace sur plusieurs points essentiels, principalement en ce qui concerne le financement des mesures annoncées ; celui-ci risque de se traduire par une charge supplémentaire pour les collectivités locales. Par ailleurs, il y a un manque d’ambition quant à la mise en œuvre d’une réelle fiscalité écologique, même si la création d’une éco-redevance poids lourds constitue une avancée.

Le Parti socialiste fera preuve de la plus grande vigilance quant à la déclinaison concrète des objectifs du Grenelle lors de l’examen du prochain projet de loi de programmation Grenelle 2. Le Parti socialiste jugera sur pièce lors de l’examen de ce projet de loi, qui en tout état de cause devra avoir lieu avant fin 2008. Le Grenelle 2 devra prouver la réelle volonté du gouvernement de traduire dans les faits l’engagement de notre pays vis à vis de la cause écologique.
C’est donc un « oui, mais » que le Parti socialiste a accordé au Grenelle 1, en attendant le Grenelle 2.

Communiqué du Bureau national

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17 octobre 2008

Les 22 milliards d’euros annuels réclamés par la FAO et nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde doivent être garantis au plus vite

Filed under: Environnement - Agriculture,International — PS-Saint-mande @ 8:47

La crise financière mondiale qui déstabilise actuellement l’économie a révélé l’incroyable et soudaine capacité des pays occidentaux à lever des fonds à hauteur de plusieurs centaines de milliards d’euros en quelques jours pour venir au secours d’un système capitaliste à bout de souffle.

Presque simultanément, l’augmentation des prix alimentaires ces derniers mois a porté le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde à 925 millions. Actuellement, 2,5 milliards de personnes dans les pays en développement dépendent directement de l’agriculture pour vivre.

A l’occasion du sommet de l’Agriculture mondiale qui s’est déroulé début juin 2008 à Rome, la communauté internationale semblait vouloir faire preuve de bonne volonté pour répondre au défi alimentaire : 6,5 milliards d’euros ont été promis, une somme qui semble aujourd’hui dérisoire.

Le Parti socialiste rappelle avec force qu’il est aujourd’hui essentiel de soutenir les investissements agricoles, particulièrement dans les pays les plus exposés aux risques de pénuries alimentaires. Il dénonce également le manque d’engagement du gouvernement français qui a repoussé de trois ans, soit en 2015, son objectif d’aide publique au développement fixé à 0,7 % du PNB initialement prévu pour 2012.

Alors que se tiendra le 16 octobre la journée mondiale de l’alimentation, le Parti socialiste insiste pour que les engagements pris à Rome soient suivis d’effets. Les 22 milliards d’euros annuels réclamés par la FAO et nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde doivent être garantis au plus vite à tous ceux qui en ont le besoin vital. La crise financière mondiale ne saurait reléguer au second plan l’urgence de cette intolérable situation.

Communiqué du Bureau national

Propos de Martial  :

« Soutenir les investissements agricoles » et « aide publique au développement » sont deux des moyens qui permettront à ces peuples sous-développés d’atteindre leur autonomie de vie et un jour une vraie croissance économique. Aidons-les, dans un passé pas si lointain (colonialisme) nous avons su exploiter ces peuples, profiter de leur richesse pour accélérer notre croissance ; il est juste maintenant  de les aider car grâce à eux nous en avons les moyens (la preuve l’aide aux financiers…).

Si nous ne le faisons pas, ne soyons pas surpris si ces peuples préfèrent s’embarquer sur des bateaux et risquer leur vie pour atteindre nos verts pâturages. Passer une tempête, une frontière pour avoir une chance d’avenir, pour permettre à son enfant de vivre… Qui ne le ferait pas ? Ce n’est pas l’envie qui les amène mais le désespoir.

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29 août 2008

Le nucléaire… Doit-on s’inquiéter ?

Filed under: Environnement - Agriculture — PS-Saint-mande @ 15:39

Belgique, Espagne, Allemagne, Autriche, Slovénie, Ukraine, France…

L’Europe frappée par des accidents nucléaires

Interdiction aujourd’hui de consommer des légumes et du lait à Fleurus en Belgique !

La France, qui a passé un été très radioactif avec de multiples évènements en particulier au Tricastin, est loin d’être le seul pays d’Europe frappé par les incidents et accidents nucléaires. Des scandales de grande ampleur font même la UNE actuellement dans certains pays.

En Belgique, un accident de niveau 3 s’est produit le 24 août à l’Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Comme d’habitude dès qu’il s’agit de nucléaire, l’alerte a été donnée en retard, les conséquences ont d’abord été minimisées par l’Agence fédérale belge de Contrôle nucléaire (AFCN), mais on apprend aujourd’hui que la fuite radioactive est plus importante qu’annoncé au départ et que la consommation des légumes du jardin et du lait est maintenant interdite, en attendant peut-être de nouvelles révélations…

En Espagne, un important incendie s’est déclaré, le 24 août aussi, à la centrale nucléaire Vandellos II (Catalogne) qui est arrêtée depuis. Une trentaine d’incidents ont eu lieu depuis le début de l’année dans les centrales espagnoles. En avril dernier, on a appris qu’une fuite radioactive avait eu lieu 6 mois plus tôt (!) à la centrale d’Asco I (Catalogne) dont l’exploitant encourt de lourdes sanctions.

En Allemagne à Asse, la population a appris fin juin qu’une contamination de grande ampleur était en cours depuis des années dans une mine de sel ou 126 000 fûts de déchets nucléaires ont été stockés. La mine était présentée comme « stable depuis 70 millions d’années » et « quasi-imperméable », mais les déchets baignent aujourd’hui dans un véritable lac souterrain dont la contamination menace de grandes nappes phréatiques.

En Autriche, un incident s’est produit dans la nuit du 2 au 3 août dans les laboratoires de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à 35 km de Vienne. Ce n’est que par chance qu’un accident grave n’a pas eu lieu.

En Ukraine, une fuite d’eau radioactive a provoqué l’arrêt d’un réacteur à la centrale nucléaire de Rivné (ouest de l’Ukraine) le 10 juin.

En Slovénie, une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne (les 26 autres pays de l’Union ont été contactés en urgence) avant que la gravité de la situation ne soit minimisée, sans que personne ne sache vraiment ce qui s’était passé.

La France, enfin, a été frappée cet été par de multiples incidents à la Socatri-Areva (Bollène, Vaucluse ; grave fuite d’uranium le 7 juillet), à la FBFC-Areva (Romans-sur-Isère, Drôme ; découverte le 18 juillet de contaminations par une canalisation rompue depuis des années), à la Centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme ; 100 salariés contaminés le 23 juillet) et à celle de St-Alban (Isère ; 15 salariés contaminés le 20 juillet), à nouveau à la Socatri-Areva (aveu le 6 août de rejets illégaux depuis des semaines de carbone 14 radioactif) et à la Comurhex-Areva (Pierrelatte, Drôme ; aveu le 21 août de contaminations par une canalisation rompue elle aussi depuis des années).

Le Réseau « Sortir du nucléaire  » appelle l’opinion publique internationale à prendre conscience de la gravité des contaminations déjà occasionnées par l’industrie nucléaire, et de la possible imminence d’une véritable catastrophe nucléaire dont les conséquences seraient incommensurables.  Il ne faut pas faire confiance aux diverses « autorités de sûreté », qui contribuent à cacher la vérité, et il faut fermer les installations nucléaires avant que le pire ne se produise.

Pour réfléchir

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