Le blog du PS de Saint-Mandé

2 juillet 2008

La grogne partout et partout…

Filed under: Culture - Médias,Economie - Emploi - Fiscalité — PS-Saint-mande @ 13:46

Des militaires en colère

Les états-majors ne semblent pas avoir été sollicités, ou très peu, pour réfléchir à la restructuration de l’armée. Pas de concertation… comme d’habitude, le président « bling bilng » annonce, surprend et lance les réformes en oubliant de consulter les premiers intéressés. De plus, devant une erreur d’un sergent, peut être d’un commandement de caserne, notre président-souverain accuse tout la ligne hiérarchique en maniant même l’insulte « vous êtes des amateurs… ».

Le service public audiovisuel en émoi

Les équipes de direction ne semblent pas avoir été sollicités, si oui, ils n’ont pas été entendus ou très peu. Comme d’habitude, le président « je sais tout » annonce, surprend et lance les réformes en ajoutant encore une fois son approche personnelle « à moi de désigner les présidents de chaîne ». De plus, il se permet lui, seul, de critiquer les programmes (car lui seul sait ce qui est bien).

Les Syndicats et le patronat critiquent le projet de loi sur « les revenus du travail »…

Un crédit d’impôt, entre autres, sur les sociétés sera instauré pour les entreprises qui concluent un « accord d’intéressement ». L’article 2 de la loi instaure, s’agissant de la participation, « la liberté de choix pour le salarié entre la disponibilité immédiate par le déblocage de ses droits » et leur placement « dans une logique de pouvoir d’achat différé ». Ces mesures ont été critiquées par les syndicats qui voient là « un affaiblissement de la part du salaire dans la rémunération du travail », selon les mots de Maryse Dumas (CGT).

Le gouvernement propose aussi de conditionner une partie des allégements de charge à l’ouverture de négociations salariales dans les entreprises et à la conclusion d’accords sur les minima dans les branches. Le MEDEF a critiqué ce dernier point : « Si la branche n’a pas signé d’accord sur les minima de branches, toutes les entreprises de celle-ci seront sanctionnées en perdant une partie de leurs allégements de charge. Ce n’est pas juste et cela va les pénaliser. »

Encore une fois, y-a-t-il eu des négociations, des concertations…

Et …

Arrêtons là, la liste est longue…

Après la grogne (voir la côte de notre président…), arrive la colère. Que le gouvernement se ressaisisse sinon la colère se transformera en révolte !

Martial

26 juin 2008

Et il nommera le président des chaînes publiques !

Filed under: Culture - Médias,Institutions - Démocratie — PS-Saint-mande @ 17:24

Désormais on sait à qui profite le crime !

La commission Copé, en utilisant des professionnels dont la compétence ne peut être mise en doute, n’avait-elle d’autre but que de masquer la volonté de l’hyper-Président de saboter l’audiovisuel public ? Les préconisations du rapport Copé ne sont guère différentes des annonces de Nicolas Sarkozy de janvier dernier. La suppression de la publicité n’était qu’un prétexte pour masquer le sabordage orchestré de l’audiovisuel public, il n’est plus permis d’en douter. On comprend mieux pourquoi les élus socialistes, invités à participer aux travaux, n’ont pas voulu cautionner une nouvelle parodie de débat.

Nicolas Sarkozy, qui s’est bien gardé d’évoquer tout ajustement de la redevance sur les standards de nos voisins européens, s’est refusé à tout recours budgétaire. Il s’est habilement contenté d’annoncer, comme une nouveauté, une dotation en capital, laquelle compensera simplement, pour la seule année 2008, le manque à gagner qui a suivi les annonces perturbantes du 8 janvier.

Nicolas Sarkozy, en faisant de la suppression de la publicité la pierre angulaire de sa réforme de l’audiovisuel public, a fait coup double en fournissant de l’ordre de 350 millions d’euros de recettes supplémentaires aux groupes privés (parts de publicité et deuxième coupure) tout en mettant l’audiovisuel public en cessation de paiement annoncée. La taxation proposée, née de l’effet d’aubaine publicitaire dont bénéficient maintenant les chaînes privées comme les opérateurs de téléphonie et les fournisseurs d’accès internet, ne pourra compenser l’énorme “trou” de l’audiovisuel public ainsi créé. C’est en effet près d’un milliard d’euros qu’il manque désormais au groupe public pour rivaliser avec ses concurrents commerciaux ou publics au plan européen. Et Nicolas Sarkozy tient à ne pas différer la suppression de la publicité sur les écrans de télévision des chaînes publiques, sachant pertinemment que cette mesure, purement démagogique, est très populaire.

A l’évidence, au-delà de tous ces cadeaux au secteur privé (chaînes bonus, publicité, allègement des seuils de concentration…), le projet de Nicolas Sarkozy débouche sur le sabotage de l’audiovisuel public, encore moins indépendant du pouvoir politique dans son fonctionnement : encore plus sous-financé, avec une production française déboussolée par des “propositions d’intéressements”, dirigé par  un président qu’il nommera lui-même après avis d’un CSA et d’une majorité de parlementaires “godillots”. L’avenir de notre audiovisuel public s’annonce très sombre car il ne ressemble en rien aux grands projets exemplaires de l’audiovisuel britannique ou allemand. La France fait aujourd’hui le choix de la télé Berlusconi qui pourra encore plus facilement nous vendre ses programmes de télé réalité.

Le Parti socialiste dénonce cette main mise du Président sur une télévision publique affaiblie. Il réaffirme ses propositions pour le financement renforcé d’un service public audiovisuel ambitieux, innovant et véritablement indépendant, garant de la démocratie, du droit à l’information, socle d’une véritable citoyenneté.

Communiqué d’Anne HIDALGO,
Secrétaire nationale à la Culture et aux médias
et Stéphane PELLET, délégué national chargé des Medias

24 juin 2008

PUB sur le pouvoir d’achat…

Le gouvernement « aurait pu économiser plus de quatre millions d’euros », a estimé lundi François Hollande à propos de la campagne de communication sur le pouvoir d’achat.

« Quand on n’a plus rien à dire en politique, on fait de la pub », a ironisé le Premier secrétaire du Parti socialiste en marge d’une réunion des parlementaires PS au Grand Rex à Paris.

« On va nous faire croire tous les soirs à 20h que si on n’a pas de pouvoir d’achat, c’est de notre faute, on n’aurait pas bien compris les mesures du gouvernement. Tous les soirs, on va avoir le rappel des mesures qui ne marchent pas », a poursuivi M. Hollande.

« Le gouvernement devrait comprendre que ce n’est pas en faisant une campagne de pub qu’il se rendra efficace, c’est en changeant de politique », a souligné le Premier secrétaire du PS.

« Si le chef du gouvernement, le chef de l’Etat, le chef de la majorité veulent rendre un service aux Français, qu’ils redonnent quatre millions d’euros sous forme au moins de subventions aux plus modestes, ce sera toujours plus efficace en termes de pouvoir d’achat que ce qui vient d’être fait en termes d’image », a encore dit M. Hollande.

Pour François Miquet-Marty, directeur de l’institut de sondage Viavoice, l’impact de cette promotion reste limité si, parallèlement, «on ne perçoit pas les résultats concrets des mesures». Une telle stratégie peut même se révéler à hauts risques : «Le gouvernement peut affirmer qu’il agit beaucoup. Si les Français, qui ont le sentiment que leur situation se détériore, ne voient pas d’amélioration, ils concluront juste que son action est inopérante et sa communication contre-productive.»

« Si le chef du gouvernement, le chef de l’Etat, le chef de la majorité veulent rendre un service aux Français, qu’ils redonnent quatre millions d’euros sous forme au moins de subventions aux plus modestes, ce sera toujours plus efficace en termes de pouvoir d’achat que ce qui vient d’être fait en termes d’image », a encore dit M. Hollande.

La mesure qui plairait sûrement serait de retirer un peu de pouvoir d’achat à ceux qui gagnent annuellement plus de 3 siècles de SMIC et d’en donner un peu plus aux plus démunis dont certains n’ont même pas la valeur d’un SMIC par mois (petits retraités, Rmistes, smicard à temps partiel, etc…). Mais avec ce gouvernement il n’en est pas question, au contraire c’est aux plus riches qu’on fait des cadeaux (le paquet fiscal de 15 milliards) ; les pauvres n’ont qu’à faire des heures supplémentaires, bref bosser encore plus…

Martial

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19 juin 2008

Ah les médias…

Filed under: Culture - Médias — PS-Saint-mande @ 7:46

Titre d’une dépêche de l’agence Reuters :

« L’action de Sarkozy jugée positivement par 33% des Français -CSA »

Inconsciemment on retiendra le mot positivement, mais ou pourrait aussi écrire :

« L’action de Sarkozy jugée négativement par 67% des Français -CSA »

C’est marrant, je trouve que cela ne fait pas le même effet…

Martial

17 juin 2008

Le « non » irlandais, la télé publique, le plan banlieue…

Le non irlandais au traité de Lisbonne

On attend moins de la part de la France de petits arrangements qu’une véritable correction des politiques européennes. Vouloir demain donner un signe aux Irlandais leur permettant éventuellement de voter oui, c’est forcément donner aussi un signe à tous les Européens. Il faut non pas se soucier de savoir ce qui pourrait faire changer d’avis les Irlandais, mais être plutôt capables de donner des signes à tous les Européens susceptibles d’être entendus par les Irlandais. Il faut livrer aux Européens des éléments qui leur parlent et qui les tirent dans le sens du progrès social. La question de l’emploi, du pouvoir d’achat et de l’Environnement doivent devenir les nouveaux piliers de la construction européenne. C’est ce qui s’appelle être à la hauteur du non irlandais et faire en sorte que ce non puisse apporter des éléments nouveaux non seulement aux Irlandais mais à tous les Européens.

C’est en substance le message que François HOLLANDE portera jeudi lors de la réunion des leaders européens.

L’audiovisuel public

Les objectifs de la Commission COPÉ apparaissent de la façon la plus claire qui soit. Fragiliser, puis ensuite permettre le démantèlement du service public de l’audiovisuel, conforter et apporter de nouvelles ressources aux chaînes privées et en particulier au groupe TF1.

Nous constatons surtout qu’aucune des réflexions qui ont lieu ne permettent d’assurer la pérennité des missions et des ressources du service public et de garantir l’évolution de ses ressources.

Nous demandons aujourd’hui le maintien de la publicité dans l’audiovisuel public et ajouter à cela toutes les propositions de la commission COPÉ qui peuvent garantir les ressources de l’audiovisuel public.

Nous faisons confiance aux dirigeants, aux salariés ainsi qu’aux producteurs et aux créateurs de l’audiovisuel, pour envisager eux-mêmes les contours de l’évolution du service public et de son fonctionnement.

Le plan banlieue

Annoncé comme une priorité par le gouvernement, on voit que ce plan devient désormais une urgence. Plus d’une année dans le flou le plus total. Des réunions ont eu lieu les unes après les autres, des élus confrontés à des financements non confirmés, non garantis avec des doutes sur ce qui leur était promis dans les actions qu’ils mènent dans les quartiers, des incertitudes sur les grandes opérations de rénovation urbaine et des incertitudes mêmes sur la crédibilité de l’outil qui permettrait cette rénovation, l’ANRU.

Nous ne comprenons pas que les annonces qui semblent préparées par le gouvernement soient à nouveau différées. Mais nous comprenons le malaise de Fadela AMARA qui voit les difficultés concrètes dans les quartiers par la politique menée depuis un an par le gouvernement auquel elle appartient. La précarité touche encore davantage ceux qui habitent ces quartiers, ainsi que la baisse du pouvoir d’achat, celle des franchises médicales la hausse des prix de l’énergie, tout cela vient s’ajouter aux difficultés qu’ils rencontrent. Les résultats sont terribles dans ces quartiers où s’applique la politique du gouvernement avec une secrétaire d’État qui peine à présenter son plan et qui ne parviendra pas à enrayer les effets de la politique de ce gouvernement.

Il y a urgence pour les élus à retrouver des repères, à retrouver des financements, à retrouver des voies qui leur permettent de bâtir des projets. Nous souhaitons qu’il puisse y avoir le plus vite possible un affichage des intentions du gouvernement en la matière, et que ce plan ne soit pas soumis aux aléas de l’agenda de ministre dont ce n’est visiblement pas la priorité.

Extraits du point presse de Bruno Le ROUX

26 mai 2008

Extraits du point presse de Stéphane Le Foll

La mise en garde de Bernard Thibault et de François Chérèque sur la question des 35 heures

Ils dénoncent à juste titre l’opération politicienne de l’UMP et de son secrétaire général, Patrick Devedjian, au mépris des organisations syndicales, alors que l’on est en train de discuter la nouvelle loi sur la représentativité, qui fait que l’on aura de nouvelles règles avec des accords majoritaires. Comment pouvons-nous accepter de remettre en cause ce qui est la loi, modifiée à plusieurs reprises, qui fait qu’au-delà des 35 heures, ce sont les heures supplémentaires qui sont le moyen d’assouplir et de faire en sorte que ceux qui peuvent travailler plus, travaillent plus ? On ne peut pas accepter cette méthode, cette manière d’être et de faire de la politique et d’agiter la question des 35 heures pour stimuler l’électorat de droite.

La perle du week-end

Dans une interview au Journal du dimanche, Éric Woerth, ministre du budget, déclare à propos du coût croissant de l’énergie, que pour les salariés, la solution est dans le chèque transport. Cela fait 6 mois que nous demandons inlassablement que le gouvernement s’engage à promouvoir le chèque transport. Pour le financer, il suffirait d’un petit impôt exceptionnel sur les profits pétroliers. Pour aider et développer ce qui est nécessaire pour que les salariés aillent travailler sans subir de plein fouet l’augmentation de l’essence. M.Woerth au détour d’une petite phrase, dit qu’il faut également plus de dialogue sur le sujet. Nous faisons à monsieur Woerth la proposition suivante :
le lancement d’une grande négociation sur le chèque transport, ce qui soulagera les salariés qui sont obligés de se déplacer pour travailler. S’il considère que c’est la solution, à lui de la mettre en œuvre.

La palme d’or

Terminons sur le palmares du 61ème festival de Cannes qui couronne pour sa palme d’or, le film Entre les murs de Laurent Cantet, ce qui tombe à pic à un moment où le gouvernement cherche à supprimer 11 000 postes de fonctionnaires.

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27 février 2008

La culture est en danger

Filed under: Culture - Médias,Parole aux militants — PS-Saint-mande @ 23:42

La lettre de mission du président de la République adressée en août 2007 à Christine ALBANEL, ministre de la culture et de la communication, centrée sur «l’obligation de résultat», avait annoncé la couleur. Les faits confirment, hélas, toutes les craintes que les créateurs, les professionnels culturels et, plus généralement tous les citoyens épris dans notre pays d’une culture vivante, libre et foisonnante, pouvaient avoir : l’art et la culture sont bel et bien menacés par la politique du nouveau pouvoir. En moins d’un an, celui-ci, par ses initiatives, a suscité d’abord la déception, ensuite l’inquiétude, aujourd’hui la colère de maints secteurs de la vie culturelle et artistique.

  • Les professions du spectacle vivant, institutions comme équipes indépendantes, secteur public comme secteur privé, se mobilisent depuis plusieurs mois contre la baisse des crédits de l’État : lettre ouverte au Président, conférences de presse et manifestations se succèdent. L’annonce de 34 M euros de crédits «nouveaux» n’est que le «dégel» de crédits gelés, donc dus, et la laborieuse mise en place des «entretiens de Valois», dont on ignore en fait la finalité, ne suffisent évidemment pas à les rassurer sur les intentions du gouvernement.
  • Dans le cinéma, les festivals, les salles indépendantes, l’action éducative sont frappés de plein fouet.
  • L’annonce, sans concertation avec quiconque, de la suppression de la publicité dans l’audiovisuel public, fait craindre un avis de tempête sur le devenir de celui-ci, pour le plus grand profit des chaînes privées.
  • Le restructuration annoncée du ministère de la Culture dans le cadre de la RGPP (révision générale des politiques publiques) vient de faire défiler dans la rue près de mille agents du ministère de la culture, décidés à lutter contre la dislocation de leur administration et les incertitudes pesant sur le devenir de missions fondamentales, comme celles assumées par les musées nationaux, ainsi que contre les reculs sociaux et la diminution programmée des effectifs qui accompagnent cette mise au pas de l’intervention publique.

C’est toute une politique, inavouée mais déterminée, qu’il faut à présent dénoncer et combattre avec la plus grande énergie : celle d’une réduction de l’action publique dans la culture sous couvert de rationalisation, celle d’une «régulation» de la vie artistique au service d’une logique seulement comptable et financière.

Le Parti socialiste apporte son plein soutien à l’action menée par les artistes, les professionnels et les agents de l’État pour :

  • combattre le budget 2008 de la culture, en baisse réelle, notamment dans le spectacle vivant et les actions destinées à la démocratisation culturelle,
  • éviter le laminage des moyens humains et financiers du ministère de la culture et de la communication, qui n’aurait évité sa disparition, en fait souhaitée par le pouvoir, que pour être paralysé et réduit à la portion congrue.

Communiqué d’Anne HIDALGO,

Secrétaire nationale à la culture

Propos de Martial

C’est sûr que pour notre gouvernement la culture ne semble pas être un point fort comme il est déjà en difficulté avec l’économie que lui reste-t-il comme activité où il prouve une certaine efficacité ? Je cherche quelques actions avec de réels résultats efficaces, qui améliorent notre quotidien… eh bien je sèche… Bon il reste 4 ans…

25 février 2008

Diversité artistique et culturelle en danger !

Filed under: Culture - Médias,Parole aux militants — PS-Saint-mande @ 10:26

L’Etat a décidé de réduire le budget qu’il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l’année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l’Etat sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d’accompagnement des pratiques amateurs… qui constituent le vivier de la création et de l’innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations.

Les baisses annoncées touchent au financement de la création et de la diffusion. Mais plus encore, à l’heure où l’éducation artistique et le droit à la culture pour tous sont affirmés comme prioritaires par le président de la République, ce sont les aides aux actions culturelles en zone rurale, dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, les prisons… qui sont largement diminuées, voire annulées.

L’Etat, en se désengageant, démantèle le maillage artistique et culturel français, renforce les inégalités territoriales, lamine l’action de proximité et confine les populations à l’offre unique et globale des industries du divertissement.

L’Etat refuse de voir l’importance économique, sociale et symbolique des milliers d’équipes qui font la dynamique artistique et culturelle de notre pays. En faisant reposer les baisses de crédits sur des structures qui sont parmi les plus fragiles du champ culturel, et en centralisant ses moyens sur ses propres institutions, l’Etat met en danger la diversité artistique et culturelle en France.

Il n’y a pas de diversité artistique et culturelle sans diversité des initiatives sociales et économiques et sans reconnaissance réelle du droit culturel de tous les citoyens français.

Par cet appel, l’UFISC* demande :

  • l’arrêt immédiat des baisses annoncées par l’Etat,
  • la concrétisation d’une politique ambitieuse, innovante et démocratique, prenant en compte l’ensemble des acteurs,
  • la mise en place d’espaces de concertation en régions.

Et nous appelons les publics, l’ensemble des compagnies, lieux, associations d’éducation populaire, artistes amateurs et professionnels, bénévoles, élus locaux, directeurs des affaires culturelles, médias, et tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître, à se rassembler dans toutes les régions de France vendredi 29 février.

A Paris, le 29 février, rendez-vous est donné à partir de 15h, Place du Palais Royal,

pour un CULTURETHON géant !!!

*L’UFISC (Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles) regroupe :

  • LA FEDERATION – Association professionnelle des arts de la rue
  • FEDUROK – Fédération des lieux de musiques amplifiées/actuelles
  • SYNAVI – Syndicat national des arts vivants
  • SCC – Syndicat du Cirque de Création
  • FSJ – Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées
  • CITI – Centre International pour le Théâtre Itinérant
  • RESEAU CHAINON – Réseau de structures de diffusion de spectacle vivant
  • ACTES IF – Réseau solidaire de lieux culturels franciliens
  • RIF – Confédération des réseaux départementaux de lieux de musiques actuelles/amplifiées en Ile-de-France
  • SMA – Syndicat national des petites et moyennes structures non lucratives de Musiques Actuelles
  • ZONE FRANCHE – Fédération des musiques du monde.

Informations recueillies par Martial.

20 février 2008

Le football dans l’actualité

Filed under: Culture - Médias,Libertés publiques - Justice - Egalité — PS-Saint-mande @ 12:05

Le Parti socialiste étudiera une proposition de loi pour garantir un droit minimum à l’accès aux images de championnat pour les chaînes herziennes et gratuites

Le Parti socialiste exprime son inquiétude de voir les chaînes de télévision hertziennes, gratuites et accessibles à tous, écarté de tout droit à l’image des journées du championnat de France de football suite à l’appel d’offre attribuée à deux opérateurs privés. Des millions de Français, et parmi eux les plus modestes, se voient ainsi privés de toute image de leur sport favori.

Si le financement du football professionnel ne doit pas être remis en cause, la dérive purement financière doit être limitée. Le Parti socialiste rappelle que de nombreux clubs professionnels bénéficient de subventions publiques ou d’accès à des équipements publics et qu’en conséquence la totale captation des images est injuste. Le Parti socialiste étudiera donc dans les semaines à venir une proposition de loi visant à garantir ce droit minimum à l’accès aux images de championnat pour les chaînes de télévision hertziennes et gratuites.

Réactions aux incidents racistes au cours d’un match de foot

Les incidents racistes qui ont visé un joueur de l’équipe de Valenciennes, et qui font suite à plusieurs évènements du même type au cours des derniers mois, ne doivent pas rester sans conséquences pour les auteurs de ces actes et pour les instances professionnelles du football français. Le championnat de football professionnel reste un des grands évènements sportifs populaires dans notre pays. L’absence de fermeté des instances du football pour combattre les actes racistes qui s’expriment à l’occasion des matchs a entraîné des dérives insupportables. Une règlementation ferme et une formation sérieuse de tous les acteurs du championnat de France de football doivent être mises en place.

Communiqués du Bureau national du PS

14 février 2008

Le PS apporte son soutien aux salariés de France Télévision et de Radio France

Filed under: Culture - Médias,Parole aux militants — PS-Saint-mande @ 9:46

Le Parti socialiste apporte son soutien aux salariés de France Télévision et de Radio France qui, par la mobilisation du 13 février, expriment une légitime inquiétude pour l’avenir de l’Audiovisuel public face aux projets annoncés de façon unilatérale et sans la moindre concertation par le Président de la République, au premier rang desquels la suppression abrupte des recettes de publicité qui représentent près de 30% de son financement.

En maintenant le flou intégral concernant la mise en œuvre de ce projet, en particulier sur les modalités de création de nouvelles ressources pour compenser la perte de recettes, le gouvernement place l’audiovisuel public dans une situation inédite : fuites des rentrées financières dès 2008, perspectives d’une balance des comptes d’exploitation en grave déséquilibre. De plus, si le projet de découpage des antennes locales de France 3 au profit des groupes propriétaires des principaux titres de la presse quotidienne régionale (PQR), était confirmé, c’est au démantèlement inéluctable du service public et à sa privatisation rapide que nous allons assister.

Le Parti socialiste demande au Gouvernement de renoncer à ses projets alors qu’il en est encore temps. Il est en effet impossible de définir un nouveau financement pérenne du service public de l’audiovisuel afin d’en garantir la qualité des programmes et l’indépendance de ses rédactions, avant l’adoption du budget 2009. Il lui demande de répondre clairement aux inquiétudes de l’ensemble des personnels de France Télévision et de Radio France sur le maintien de leurs conditions de travail et d’exercice de leurs professions.

Communiqué du Bureau national

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Précipitation, négligence, décision unilatérale, ignorance des personnels concernés est-ce encore une fois une marque de l’incompétence de la part de notre président ? Est-ce une inaptitude de sa part à gouverner un pays démocratique ? Encore une fois, on oublie la richesse des hommes, ces acteurs incontournables de nos sociétés. Travailleurs ou citoyens il est temps de les entendre, de les écouter. Un vote tous les 5 ans doit il encore être le seul moyen d’évaluer, de sanctionner des représentants ne tenant pas leurs promesses, des représentants oubliant leurs missions, des représentants inefficaces ? Ailleurs on parle de « Démocratie participative… », certainement un des moyens pour redonner au peuple son envie de contribuer à la gestion de la « Cité »…

Propos de Martial

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